Personne recherchée, OQTF… Que sait-on de l’agresseur de la synagogue ? – .

Personne recherchée, OQTF… Que sait-on de l’agresseur de la synagogue ? – .
Personne recherchée, OQTF… Que sait-on de l’agresseur de la synagogue ? – .

L’homme a été abattu par les policiers alors qu’ils les menaçaient avec un couteau après avoir tenté d’incendier une synagogue à Rouen (Seine-Maritime). Il ne disposait d’aucune pièce d’identité sur lui, c’est pourquoi les informations le concernant restent floues, malgré les précisions apportées au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête.

Le suspect s’était vu refuser un titre de séjour et était inscrit au fichier des personnes recherchées depuis « quelques semaines », a indiqué dans l’après-midi le ministre de l’Intérieur. Cet homme, qui avait demandé une carte de séjour pour « étranger malade » en 2022, a vu son recours rejeté « fin janvier » 2024, a précisé Gérald Darmanin.

Une carte de transport retrouvée

Lors d’un point presse à la mi-journée, le procureur de la République de Rouen, Frédéric Teillet, a fait état « d’une première identité de l’individu établie mais par une carte unique du réseau de transports de Rouen, dont il était porteur. “Des enquêtes sont donc en cours” pour vérifier cette carte de transport, a-t-il ajouté.

Vendredi matin, une Source proche du dossier évoquait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) « non opposable ». En effet, selon cette Source, l’homme faisait l’objet de cette mesure depuis « moins d’un an », et elle n’a pu être exécutée car il « avait engagé un recours devant les tribunaux administratifs ».

Individu menaçant

Selon les premières déclarations des intervenants, pompiers et policiers, rapportés par le procureur, ont constaté “la présence d’un individu sur le toit de la synagogue” brandissant “une barre de fer d’une main et un couteau de cuisine de l’autre”. Ils ont alors remarqué de la fumée s’échappant d’une fenêtre de la synagogue. L’homme aurait lancé un cocktail Molotov à l’intérieur du lieu de culte, selon les informations recueillies par BFMTV.

Alors que les secours lui demandaient de descendre, l’individu “a lancé dans leur direction la barre de fer qui s’est avérée être un burin, puis a sauté du toit et a couru vers un policier en le menaçant avec le couteau qu’il porte”. son bras toujours levé vers lui », explique le procureur. Malgré les avertissements « sans effet » du policier, qui sera également « décoré », selon Gérald Darmanin, l’agresseur a poursuivi sa route. C’est alors que le policier “aurait fait usage de son arme à cinq reprises, touchant l’individu à quatre reprises”, précise Frédéric Teillet. Des soins sont alors prodigués à l’individu, sans succès.

Plusieurs enquêtes ouvertes

Une première enquête confiée à la direction zonale de la police nationale a été ouverte pour « incendie volontaire » visant un lieu de culte, « violences volontaires avec arme sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et pour « violences volontaires avec arme sur personne prévenue de une mission de service public, les pompiers”, confiée à la police judiciaire de Rouen, a précisé le parquet. « J’ai ordonné l’intervention d’un expert incendie », ajoute le procureur.

Une autre enquête a été ouverte sur les circonstances du décès de l’individu armé pour « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la provoquer », confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Interrogé par l’AFP, le Parquet national antiterroriste indique qu’il évalue actuellement s’il se saisira du dossier.

Le policier qui a fait usage de son arme a été placé en garde à vue « le temps que les images de vidéosurveillance soient traitées et que son interrogatoire soit enregistré ». Des images qui « établissent à mon avis que le policier a fait usage de son arme dans les conditions permises par le code de la sécurité intérieure », estime Frédéric Teillet. Et d’ajouter : « Sa garde à vue sera donc levée dès la fin de son audition. » L’enquête se poursuit. Une autopsie sera pratiquée en début d’après-midi.

Des coups de feu tôt le matin

Un riverain, Elias Morisse, qui habite en face de cette synagogue construite en 1950, a déclaré « avoir entendu des coups de feu et des explosions vers 6h50 du matin. Alors que je partais, j’ai décidé d’ouvrir les volets de mon appartement, et effectivement j’ai vu de la fumée sortir ». de la synagogue, de la police, des pompiers et bien sûr dans la rue un corps, celui de l’agresseur qui a été abattu à ce moment-là. »

Selon la présidente de la communauté juive de Rouen Natacha Ben Haïm, « l’incendie a causé beaucoup de dégâts. J’ai dû reconnaître l’endroit, donc je peux vous dire que c’est terrible. » « Nous avons eu un grand miracle. Les livres de la Torah, les livres sacrés, c’est vraiment l’objet le plus important, sentimentalement comme financièrement, n’ont pas été touchés. Alors que le feu s’est déclaré juste à côté, c’est-à-dire que tout à côté a brûlé », a-t-elle ajouté.

Appel à un rassemblement

Le maire de la ville, Nicolas Mayer-Rossignol, « appelle à un rassemblement républicain ce soir à 18 heures devant l’hôtel de ville de Rouen, suite à l’incendie de la synagogue et à l’attentat survenu ce matin. Merci à tous. »

Gérald Darmanin, qui s’est rendu sur place, a dénoncé un « acte antisémite qui s’attaque à un lieu sacré de la République », qui « nous affecte tous profondément ». Il a regretté les violences « inacceptables, ignobles » contre les Juifs de France. Le 14 avril, le ministre a demandé aux préfets de renforcer la sécurité devant les lieux de culte juifs ainsi que devant les écoles religieuses, au lendemain de l’attaque menée par l’Iran contre Israël.

 
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