une finale de Ligue 1 retentissante

une finale de Ligue 1 retentissante
une finale de Ligue 1 retentissante

C’est le jour de tous les dangers. Sportivement bien sûr, mais surtout financièrement. Dimanche, plusieurs clubs de Ligue 1 jouent gros à l’occasion des 34e et dernier acte de la saison (21h, Prime Vidéo et Canal Plus Foot Sport 360). En haut de tableau, pour les places européennes, qui déterminent une partie de leur modèle économique, et en queue de peloton, où la relégation en Ligue 2 signifie une réduction drastique des moyens et parfois le début d’une descente aux enfers vers les profondeurs. du système pyramidal du football français.

Si le PSG, sacré champion, et Monaco (2e) sont assurés de disputer la Ligue des Champions (C1), Lille (3e58 points, différence de buts + 18) et Brest (4e58 points, + 16) sont en lutte pour obtenir 3e place, directement qualificative pour la C1 grâce à la nouvelle formule de la prestigieuse et lucrative compétition continentale de 2024-2025. Les deux équipes sont au moins certaines de terminer quatrièmes, une position qui offre une place pour 3e tour de qualification puis les barrages de C1.

Derrière, Nice (5e, 54 points) n’a plus rien à jouer et jouera la Ligue Europa (C3). En revanche, la bataille s’annonce serrée entre Lens (6e50 points, + 8), dernier qualif virtuel (Europa Conference League), Lyon (7e50 points, – 7) et Marseille (8e, 47 points, + 10). Pour espérer une qualification européenne, l’OM doit s’imposer au Havre et espérer un faux pas d’au moins un de ses adversaires directs lors de cette ultime journée dont tous les matches se jouent intégralement le même jour et en même temps pour des raisons évidentes. d’équité.

Impact sur les budgets

« La Ligue des champions est un élément crucial pour les grandes équipes comme Lyon ou Marseille, dont les économies reposent sur les compétitions européennes alors qu’elle représente un bonus pour Brest, Lille, Nice ou Lens, explique Christophe Lepetit, économiste au Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges. Aux primes de participation versées par l’UEFA (15,6 millions d’euros en 2023-2024 pour la C1 ; 3,6 millions pour la C3), auxquelles s’ajoutent des primes (C1 : 2,8 millions par victoire en phase de groupes et 0,93 million pour le tirage au sort). C3 : 630 000 euros pour la victoire, 210 000 pour le nul, 1,5 million pour le 1er ;D place du groupe), les Coupes d’Europe représentent la possibilité de générer des revenus billetterie importants et de vendre un projet sportif attractif à de potentielles recrues. »

Si la qualification en Ligue Europa pouvait s’avérer un moindre mal pour l’OL et l’OM, “ne pas être européen est une anomalie pour ces clubs qui ne le prennent pas en compte dans leurs budgets prévus”. A cela s’ajoutent également les versements des droits TV de la Ligue 1, liés en partie (30 %) aux classements sportifs sur la saison et aux performances sur cinq ans. “Il y a des clubs qui, en perdant une ou deux places lors de la dernière journée, peuvent perdre 4 ou 5 millions d’euros, souligne Christophe Lepetit. Ce n’est pas neutre. »

En Ligue 2, les sources de revenus se tarissent

En bas de tableau, les conséquences sont encore plus importantes pour les finances des clubs. Un jour avant la fin de l’exercice, Clermont (18e25 points) est déjà en deuxième division, Lorient (17e26 points) est en position de relégable alors que Metz (16e29 points) devrait jouer les barrages. « Une descente en Ligue 2, c’est un changement d’économie. Les budgets sont divisés par 2 ou 3 selon les clubs, cela signifie un passage d’environ 45-50 millions à 16-18 millions d’euros, voire un peu plus pour un club plus grand qui visera une relance immédiate, précise le responsable des études économiques au CDES. Les joueurs les plus appréciés de l’équipe sont transférés au cours de l’été et pour ceux qui restent, les salaires sont réduits, soit parce qu’il existe une clause dans le contrat à la signature qui prévoit ce scénario. , ou par la négociation, mais les clubs n’obtiennent pas toujours gain de cause. »

La relégation au niveau inférieur assèche considérablement les sources de revenus. “ La répartition des droits TV est en forte baisse. Pour résumer, 80 ou 90% des droits TV reviennent aux clubs de Ligue 1 et le reste à la Ligue 2. A cela s’ajoute aussi une baisse des recettes de billetterie car la fréquentation diminue, à moins d’une dynamique sportive avec un retour l’année suivante, indique Christophe Lepetit. Enfin, les contrats de sponsoring sont revus à la baisse car certains sponsors mettent des clauses dans les contrats en cas de relégation. Lorsqu’un club est rétrogradé, c’est toute son économie qui est bouleversée. » Parfois, heureusement rarement, des clubs sont pris dans une spirale négative et ne s’en remettent pas avec une descente en National qui peut aller jusqu’au dépôt de bilan.

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