Le compte Instagram de Poupette Kenza remis en ligne

Le compte Instagram de Poupette Kenza remis en ligne
Le compte Instagram de Poupette Kenza remis en ligne

Le compte Instagram de l’influenceuse Poupette Kenza a été désactivé ce jeudi 16 mai. La veille, elle avait publié une vidéo dans laquelle elle tenait des propos antisémites.

L’influenceuse Poupette Kenza a retrouvé son compte Instagram. Ce jeudi 16 mai, le profil du célèbre vidéaste a été désactivé. La veille, elle avait publié une vidéo dans laquelle elle tenait des propos antisémites. Sur Instagram, elle est suivie par 1,2 million de personnes. Interrogé par Tech&Co concernant les raisons de la désactivation puis de la réactivation du compte, Instagram n’a pas encore répondu. Selon nos informations, la désactivation du compte n’est cependant pas à l’initiative de la plateforme.

“Je suis pro-palestinien, je ne travaille pour aucun sioniste ou juif (…) Je n’ai aucun partenaire, aucun agent juif”, a déclaré l’influenceur aux plus d’un million de followers dans un message vidéo. abonnés sur Instagram.

Dans une deuxième vidéo, elle affirmait alors s’être « mal exprimée » et avoir « corrigé » ses propos. “Je n’ai rien contre les Juifs (…) j’ai juste contre les sionistes et ceux qui financent le génocide, ceux qui financent ce massacre”, a-t-elle ajouté.

« Un abus de langage »

La disparition du compte a duré moins de 14 heures. Depuis, Poupette Kenza a partagé un message d’excuses sur son compte Instagram, fraîchement réhabilitée.

« J’ai tenu des propos sérieux, mais qui en réalité ne reflétaient pas du tout la profondeur de ma pensée. Je partage avec vous mon quotidien de manière spontanée (…) et j’oublie parfois mon statut de personnalité publique et je m’exprime sans réfléchir”, se justifie-t-elle.

« J’ai commis un abus de langage qui a malheureusement créé la polémique, et je voudrais rétablir certaines choses. Je suis bien consciente qu’être juif est avant tout une religion, une croyance, qui appartient à tout le monde”, ajoute-elle.

« Ce que je voulais dire, c’est simplement que je ne souhaitais avoir aucune collaboration commerciale avec une entreprise qui soutiendrait le massacre en cours sur le territoire palestinien », corrige-t-elle, tout en rappelant que ses propos, « aussi graves soient-ils » , ne justifie pas un tel harcèlement sur ses réseaux.

La justice saisie

Ses premières remarques ont suscité une large réaction, même au sein du gouvernement. « Boycotter les femmes et les hommes en raison de leur identité ou de leur religion est évidemment illégal », a souligné la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé.

La Dilcrah, organisme gouvernemental de lutte contre les discriminations, https://twitter.com/DILCRAH/status/1791013976957943963 déférer ce jeudi 16 mai au procureur de la République pour les « propos antisémites » tenus sur les réseaux sociaux par l’influenceur.

“Il est lamentable et dangereux que le gouvernement français m’utilise et me jette en pâture à des fins politiques, alors que je subis déjà une vague de harcèlement”, poursuit Poupette Kenza dans son message d’excuses.

Poupette Kenza, de son vrai nom Kenza Benchrif, est l’une des influenceuses les plus populaires sur les réseaux sociaux français. Elle avait été épinglé l’année dernière par la Répression des Fraudes pour pratiques commerciales trompeuses, après avoir fait la promotion d’un blanchisseur de dents interdit en France. Elle avait accepté de payer 50 000 euros dans le cadre d’une « opération criminelle ».

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV la brousse craint d’être emportée par la violence et s’accroche au « vivre ensemble »
NEXT La justice américaine souffre-t-elle du mode de nomination de ses juges ? – .