« Ils ont osé s’emparer de notre Journée mondiale du blaireau »

« Ils ont osé s’emparer de notre Journée mondiale du blaireau »
« Ils ont osé s’emparer de notre Journée mondiale du blaireau »

Les associations de protection des animaux ont voulu prendre les devants, dimanche 12 mai, à Limoges, pour répondre à la manifestation des chasseurs et dénoncer « la cruauté » de la chasse clandestine.

Les quinze militants haut-viennois de l’association One Voice – 1 900 adhérents en France – tenaient un stand, place des Bancs, à Limoges, pour dénoncer la promotion de la chasse clandestine par la fédération départementale des chasseurs.

One Voice, qui s’apprête à saisir la justice pour suspendre plusieurs arrêtés préfectoraux autorisant la chasse clandestine des blaireaux devant six tribunaux administratifs de France au cours du mois de mai, continue de dénoncer « les massacres infligés aux blaireaux ».

« Sadisme » et « cruauté » de la chasse clandestine

La manifestation des chasseurs en Haute-Vienne a choqué les associations de protection des animaux dès la publication de l’affiche annonçant l’événement.

« Ils ont osé s’emparer de la « Journée mondiale du blaireau » décrétée par la direction de l’ASPAS, pour promouvoir l’abattage du mammifère. Ils ont osé indiquer dans l’émission un pique-nique champêtre en famille autour de cette chasse, tout en diffusant de jolies images du blaireau, aux côtés des pioches et des pelles. C’est une pure provocation de la part des chasseurs. »

Martine* (Militant de l’association de protection des animaux One Voice à Limoges)

Le 14 mai, le tribunal judiciaire de Paris a condamné la fédération des chasseurs de Haute-Vienne à retirer toute communication inspirée par la Journée mondiale du blaireau et à payer 1 euro symbolique pour préjudice économique et moral.
De leur côté, les associations de protection des animaux et de l’environnement continuent de dénoncer une chasse récréative fondée sur le « sadisme » et la « cruauté », dans laquelle les périodes supplémentaires demandées pour pratiquer la chasse sous terre ne sont faites que pour « le plaisir de tuer ».

L’association Futur asso, qui lutte pour un changement de regard sur les animaux, la planète et l’humanité, a réalisé un micro trottoir (voir vidéo ci-dessous) pour demander aux habitants ce qu’ils pensent de la chasse sous terre, images d’infiltration à l’appui. « Les images choquent les gens, qui connaissent peu ou pas la pratique de la chasse souterraine », raconte Sabrina.

La manifestation dominicale organisée à Limoges par One Voice, en présence d’autres associations, visait à rallier le grand public à sa cause pour obtenir à terme l’interdiction de la chasse clandestine et de la chasse au blaireau.

Le prénom a été modifié.

Aline Combrouze

 
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