l’AIE revoit à la baisse ses prévisions pour 2024

l’AIE revoit à la baisse ses prévisions pour 2024
l’AIE revoit à la baisse ses prévisions pour 2024

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a abaissé ses prévisions de croissance de la demande pétrolière pour 2024, en invoquant une série de facteurs économiques et environnementaux.

Pétrole : un ralentissement de la demande en Europe

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a annoncé une révision à la baisse de sa prévision de croissance de la demande pétrolière pour 2024, principalement en raison d’un ralentissement observé dans les pays de l’OCDE, notamment en Europe. En effet, la demande mondiale de pétrole devrait croître de 1,1 million de barils par jour (mb/j) en 2024. 140 000 barils par jour de moins que prévu dans le précédent rapport de l’AIE. Cette baisse s’explique par une baisse de la consommation de diesel, due au déclin des voitures diesel et à la faiblesse de l’activité industrielle.

Un autre facteur clé dans la révision des prévisions de l’AIE est lié aux conditions climatiques et aux gains d’efficacité énergétique. Un hiver doux réduit la demande de chauffage, réduisant ainsi la consommation de diesel. De plus, les progrès continus en matière d’efficacité énergétique ont contribué à une utilisation plus rationnelle du pétrole. L’AIE souligne que ces éléments combinés ont suffi à inverser la tendance de la demande pétrolière au premier trimestre 2024.

Croissance de l’offre hors membres de l’OPEP+

En parallèle, l’offre mondiale de pétrole devrait augmenter de 580 000 barils par jour. Grâce notamment à la production des pays non OPEP+. Les États-Unis, la Guyane, le Canada et le Brésil comptent parmi les principaux contributeurs à cette hausse., même si la croissance de l’offre américaine a ralenti. D’un autre côté, l’OPEP+ prévoit une réduction de 840 000 barils par jour de son approvisionnement pour 2024.

Pour 2025, l’AIE prévoit une croissance de la demande pétrolière de 1,2 mb/j, légèrement supérieur à celui de 2024. Cependant, l’écart entre les prévisions de l’AIE et celles de l’OPEP se creuse. Alors que l’AIE prévoit une augmentation modérée, L’OPEP maintient sa prévision de croissance de la demande mondiale à 2,25 mb/j pour 2024. Cette divergence s’explique en partie par des perspectives différentes concernant la transition énergétique mondiale. L’AIE, basée à Paris, note que la transition vers des carburants plus propres et les politiques visant à réduire les émissions influencent fortement la demande de pétrole.

 
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