«Je savais que la Calédonie était un volcan», raconte Guy, originaire de Montbéliard et vivant à Nouméa depuis 23 ans. – .

«Je savais que la Calédonie était un volcan», raconte Guy, originaire de Montbéliard et vivant à Nouméa depuis 23 ans. – .
«Je savais que la Calédonie était un volcan», raconte Guy, originaire de Montbéliard et vivant à Nouméa depuis 23 ans. – .

Pendant trois jours, Guy, Montbéliard de 63 ans, résidant à Nouméa en Nouvelle-Calédonie depuis 34 ans, Vit à anxiété permanente. « On tremble tous les soirs. Il y a des barricades dans toutes les rues. Tout brûle, ou presque. ».

Le père installé sur l’archipel pour des billets d’amour une situation explosive qui aurait dû être anticipée. « Il y a des milliers de gars, armés, déterminés, face à quelques centaines de policiers et gendarmes. Le rapport de force est complètement déséquilibré. Malgré les renforts arrivant de France métropolitaine, les pillages et les destructions continuent. »

Rémi, le fils de Guy, sur une plage calédonienne © Radio-France
Christophe Beck

Comme d’autres, Guy dénonce manque de préparation du gouvernement dans cette impasse parlementaire. « Avec ce projet de loi sur le dégel du corps électoral, les indépendantistes craignent d’être minoritaires. D’où cette explosion de violences sans précédent et qui n’était pas du tout anticipée. Il y a trois jours, lors des premiers événements, la police était complètement débordée.»

Au-delà de ces revendications indépendantistes, Guy constate avec amertume un comportement de repli des émeutiers. “Ils veulent chasser les Blancs et tout ce qui n’est pas Kanak de l’archipel.”

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Guy devrait quitter Nouméa dans quelques semaines. Non pas pour échapper à ces événements, mais pour des raisons de santé, car il a subi plusieurs accidents vasculaires cérébraux ces derniers mois. Fan du FC Sochaux Montbéliard, il a suivi toutes les saisons ces dernières années. Et il continuera de le faire depuis sa retraite métropolitaine.

L’homme de 63 ans porte un regard sombre sur l’avenir de la société calédonienne. « Ça ne s’améliorera jamais, Nouvelle-Calédonie. Il y a trop de différences entre nous. Je respecte les Kanaks. Mais depuis que j’ai posé le pied sur l’Archipel, j’ai eu l’impression d’être sur un volcan au repos. Et qu’un jour ça allait exploser. Nous ne pouvons pas vivre ensemble. Je ne sais pas quelle est la solution.

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