Nouveau jour mort au centre pénitentiaire de Liancourt, ce jeudi

Nouveau jour mort au centre pénitentiaire de Liancourt, ce jeudi
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CONTRE la veille, les camions de livraison ont trouvé porte fermée à la prison de Liancourt. Devant l’entrée, plusieurs dizaines d’agents de cet établissement hébergeant plus de 500 détenus sont à nouveau mobilisés ce jeudi 16 mai, comme la veille, après la mort de deux agents pénitentiaires, agressés lors d’un transfert de prisonniers dans l’Eure.

L’émotion reste forte après le drame. ” Si nous sommes là, c’est avant tout pour rendre hommage aux défunts.explique le délégué CGT Vincent Sporakowski. Nous avons franchi une étape en matière de violence contre les escortes de prison. » La colère est là aussi : « Les collègues ont tout simplement été assassinés par des malfaiteurs venus chercher un type qui 15 jours auparavant avait tenté de s’enfuir… »

« Hier, c’était les collègues ; demain, ce sera peut-être nous »

Si ” aucune réclamation ne prime sur la douleur des familles », Vincent Sporakowski et les autres représentants de l’intersyndicale FO UFAP CGT, estiment conjointement qu’il « il faut que ça bouge « . ” Hier, c’était les collègues de Prej (ndlr : Centre d’extractions judiciaires, qui assure la gestion des détenus et leurs transferts entre établissements pénitentiaires et tribunaux) ; demain ce sera peut-être nousils craignent. Parce que nous sommes aussi amenés à nous déplacer, pour emmener les détenus vers les services médicaux par exemple. »



Selon les syndicats, des solutions existent pour que la sécurité des agents soit mieux assurée lors du transport des détenus. ” Favoriser la visioconférence plutôt que de surcharger les services Prej ; ramener la police, plus formée et mieux équipée, aux escortes et mettre fin aux escortes bon marché, avec seulement deux agents. » Le déplacement des magistrats plutôt que des détenus et la livraison de véhicules non sérigraphiés font toujours partie des options évoquées par l’intersyndicale.

A l’intérieur du centre pénitentiaire de l’Oisien, il n’y aura pas de parloir ni d’animations durant cette deuxième journée consécutive. Les promenades sont limitées, tout comme les « cantines », un moyen pour les détenus de se procurer divers objets ou denrées alimentaires. Alors, forcément, entre les murs de la prison, » la tension monte « .

Éviter ” mettre en danger les agents à l’intérieur », le blocage des livraisons pourrait être levé avant un week-end de trois jours. Mais pas levé : les syndicats de Liancourt poursuivront le mouvement si la ligne nationale évolue dans ce sens.

 
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