qu’est-ce que le CCAT, remis en cause par le gouvernement ? – .

qu’est-ce que le CCAT, remis en cause par le gouvernement ? – .
qu’est-ce que le CCAT, remis en cause par le gouvernement ? – .

Après avoir annoncé la mort d’un premier gendarme en Nouvelle-Calédonie, lors des questions d’actualité au gouvernement ce mercredi, Gérald Darmanin s’est notamment interrogé sur la responsabilité de la CCTA dans le climat de violences qui règne sur l’archipel. L’Unité de coordination des actions de terrain « est un groupe mafieux, qui veut clairement instaurer la violence », a dénoncé le ministre de l’Intérieur, faisant une nette distinction avec le FLNKS (Front kanak et socialiste de libération nationale) et les loyalistes. , avec lequel il y a un « dialogue ».

Invité de France 2 ce matin, le ministre en a rajouté une couche, dénonçant « un petit groupe qui se dit indépendantiste, mais qui commet dans les faits des pillages, des meurtres, des violences ». Et d’ajouter : « Il ne faut pas le confondre avec des militants politiques. » De son côté, le Haut-commissaire de la République, Louis Le Franc, a parlé d’une « organisation de casseurs » ce jeudi matin lors d’une conférence de presse.

Ce collectif est né en novembre 2023, et rassemble plusieurs représentants d’organisations syndicales, de structures politiques ou de mouvements associatifs indépendantistes. L’Union calédonienne, frange la plus radicale du Front de libération kanak socialiste (FLNKS), est l’une des principales organisations à l’origine de la création du CCAT.

La cellule a organisé plusieurs manifestations et rassemblements en fin d’année, pour s’opposer au projet d’accord proposé par l’Etat sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Dans un communiqué publié hier, avant l’instauration de l’état d’urgence, l’organisation qui soutient « l’accession à la souveraineté du Kanaky » (le nom kanak de la Nouvelle-Calédonie), a réaffirmé une nouvelle fois son opposition au dégel du corps électoral. . Un processus qui s’apparente selon elle à un acte de « recolonisation ». Le projet de loi constitutionnelle, adopté par l’Assemblée nationale dans la nuit de lundi à mardi, est selon eux contraire à l’accord de Nouméa.

Appel à poursuivre les actions « pacifiquement »

Selon eux, les députés “ont choisi de jeter de l’huile sur le feu”, et “il reste une dernière chance à l’Etat d’entendre notre cri du cœur et d’arrêter définitivement son plan au nom de la paix dans notre pays”.

Dans cette communication, le CCAT accusait les « milices loyalistes » d’« attaquer » ses partisans. Les “abus” commis sur le territoire n’étaient “pas nécessaires”, a également indiqué le CCAT, tout en estimant qu’ils étaient “l’expression des invisibles de la société qui subissent de plein fouet les inégalités”. Le collectif a appelé « les citoyens mobilisés pour l’apaisement », et à poursuivre les actions « pacifiquement », et à respecter « les consignes ».

La semaine dernière, le CCAT a multiplié les actions pour manifester son opposition au projet de loi constitutionnelle. L’opération s’appelait « dix jours pour Kanaky ». Le 9 mai par exemple, plusieurs accès routiers ont été bloqués par plusieurs militants se réclamant du CCAT. Plusieurs responsables du CCAT ont également indiqué la semaine dernière que la mobilisation s’intensifierait si le projet de loi était adopté, sans toutefois préciser de calendrier ni la nature des actions futures.

Depuis l’instauration de l’état d’urgence, le ministre de l’Intérieur a assigné à résidence les cinq premières membres de l’Unité de coordination de l’action sur le terrain.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV Meurtre de l’enseignant Alain Kaly à Thiès-Nord : Il aurait reçu plusieurs coups de couteau – Lequotidien
NEXT « Nous allons reprendre chaque quartier petit à petit », assure Emmanuel Macron