Lauterbrunnen veut faire payer « l’entrée » aux touristes

Lauterbrunnen veut faire payer « l’entrée » aux touristes
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Rues pleines de monde, poubelles noyées sous les détritus, loyers impayables et transports bondés : les habitants de Lauterbrunnen (BE) en ont assez d’avoir presque constamment des touristes autour du ventre. Le village de l’Oberland bernois, et ses paysages de carte postale, est l’une des destinations de Suisse les plus appréciées des touristes étrangers. Les autorités envisagent, sur le modèle de Venise, de facturer cinq à dix francs par jour aux hôtes de passage, rapporte mercredi la «Berner Zeitung».

Depuis la fin des mesures Covid, la Suisse, et particulièrement la région d’Interlaken, sont comme jamais prise d’assaut par les vacanciers. L’agglomération bernoise de 20’000 habitants a enregistré l’année dernière plus de 2 millions de nuitées, un record. L’ensemble de la région touristique de Berne en a enregistré près de 6,2 millions en 2023. A titre de comparaison, le Valais s’élève à 4,4 millions de nuitées, Vaud à 2,9 millions.

Et la tendance à la hausse devrait se poursuivre dans les années à venir, en raison du réchauffement climatique (lire encadré) et parce que les touristes chinois n’ont pas encore fait leur retour depuis la fin de la pandémie. Si les professionnels du tourisme se frottent les mains et souhaiteraient attirer le plus de voyageurs possible, le village de Lauterbrunnen commence à avoir les bras occupés par des hordes de touristes.

La commune, qui compte un peu plus de 2 200 habitants à l’année, a récemment mis en place un groupe de travail pour lutter contre le surtourisme. La taxe de cinq ou dix francs, qui pourrait être payée via une application sur smartphone, ciblerait particulièrement les automobilistes qui ne font qu’un court arrêt dans la vallée. Les personnes ayant réservé un hôtel ou choisi les transports en commun seraient épargnées. La mesure ne sera en aucun cas introduite cet été.

De l’air pur et des points d’eau recherchés

Un spécialiste du tourisme de l’Université de Berne estime dans le «Berner Zeitung» que les Alpes deviendront encore plus attractives pendant l’été dans les années à venir. Le réchauffement climatique pourrait prolonger la saison estivale jusqu’à fin octobre, voire novembre selon elle. En revanche, les régions de plaine risquent de souffrir de la chaleur avec jusqu’à 40 jours de canicule par an. Les rivières et les lacs devraient donc être de plus en plus convoités.

 
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