Playoffs Pro B. Pour Pau, c’est à Vichy que tout (re)commence

DDe Pau à Vichy, de Gries à La Rochelle, de Boulazac à Châlons-Reims et d’Orléans à Rouen, cette semaine, les mêmes mots dans la bouche des entraîneurs et des joueurs : « un autre championnat commence ». Voici donc venu l’heure des playoffs, celle de tous les possibles. Pour les huit équipes encore en course, c’est ici que tout (encore) commence. Les mieux classés, et donc les putatifs favoris, ne sont pas à l’abri d’une élimination précoce et l’histoire de la Pro B montre que les quarts de finale sont, de manière récurrente, le stade du désordre.

Contrôler le tempo

Choc Vichy : tel sera l’objectif des Palois, en Auvergne. « Les Vichyssois sont clairement favoris, ils n’ont pas terminé 2ème de la saison régulière pour rien, ils n’ont pas gagné la Coupe des Leaders pour rien, et ils étaient aussi en demi-finale de Coupe de France, alors que pour notre part, nous Nous avons eu du mal toute la saison et nous n’aurons pas l’avantage du terrain, déclare Eric Bartecheky. C’est une équipe qui dispose d’un effectif pléthorique, capable de se projeter vers l’avant à une vitesse incroyable avec des joueurs qui sont des avions de combat. C ‘est impressionnant ! Mais nous aussi, nous avons des arguments. On part avec l’idée d’aller les contrarier à domicile lors de ce premier match.»

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Le plan de jeu d’Elan consistera à imposer un tempo mesuré. Meilleure attaque de la division et adepte de la défense tout-terrain, Vichy a pris pour habitude de priver d’oxygène ses adversaires. “L’un des premiers problèmes à contrôler est l’attaque”, explique Bartecheky. Si nous prenons des tirs trop rapides ou trop rapides, cela leur donnera des balles pour développer leur jeu rapide. Ensuite, il faudra comprendre leur défense tout-terrain, qui est oppressante. Pour nous, le véritable défi est de contrôler le rythme.

Ils ont l’avantage du terrain mais ils ont aussi la pression. Ils ne doivent pas rater ce premier match à domicile

Les Palois qui ont terminé en force la saison régulière, avec cinq victoires sur les six dernières journées, ont le vent en poupe. Et l’ambition d’aller loin si l’on en croit leur coach : « Être en playoffs n’est pas un objectif. Nous savons que tout peut arriver, alors nous y arrivons avec beaucoup de détermination, d’enthousiasme, prêts à tout donner pour s’en sortir.

A Vichy, la ruée printanière d’Elan n’est pas passée inaperçue. « L’Élan Béarnais a augmenté son intensité depuis un mois et demi », souligne l’entraîneur Guillaume Vizade. Il a joué pour sa survie à chaque match pour accéder aux play-offs. C’est la 3ème équipe aux rebonds offensifs avec beaucoup de joueurs projetés vers le bord. A nous de déployer notre identité dès ce premier match à domicile. Et cela commence par la défense.

En saison régulière, tout le monde avait gagné à domicile par KO. A Pau, début novembre, Elan comptait jusqu’à 23 points d’avance lors de la 3ee quart-temps, avant un numéro d’Assemian Moularé tout proche d’offrir un hold-up à la JVA (94-91). « Ils revenaient d’un long road trip qui les avait conduits à Fos trois jours plus tôt », se souvient Bartecheky. En Auvergne, le 4 avril, l’écart en faveur du JAV s’élève à +26, avant d’être réduit en fin de match par les Palois (93-82). « Un match de playoffs n’a rien à voir avec la saison régulière », élude le Champenois.

Si les Palois, dont le 5 majeur est expérimenté, ne doivent pas trembler face aux enjeux importants de cette fin de saison, que se passera-t-il du côté de Vichy, où une grande partie de l’effectif a une expérience très limitée des matchs éliminatoires ? C’est un facteur que souligne Eric Bartecheky : « Ils ont l’avantage du terrain mais ils ont aussi la pression. Ils ne doivent pas échouer lors de ce premier match à domicile.

L’avantage du terrain n’est pas si décisif en quarts

Lors des cinq dernières séries éliminatoires disputées en Pro B, les équipes qui avaient l’avantage du terrain en quarts de finale ne se sont qualifiées que 11 fois sur 20. En 2021-2022, trois outsiders étaient passés : Gries (9) contre Saint-Chamond ( 2), Antibes (6) contre Évreux et Vichy (8) contre Saint-Quentin (3). En 2023, Orléans (7) a surpris Lille (4). Le numéro maudit est le n°3, qui n’en qualifie qu’une fois sur cinq.
La tendance s’estompe en demi-finale où seul Nantes (6) avait surpris Fos (2) en 2017.
En finale, sur les cinq derniers playoffs disputés – sans la participation du numéro 1 de la saison régulière déjà promu – le numéro 2, donc le participant le mieux classé qui a eu l’avantage du terrain jusqu’au bout, n’a pas été titré seul deux fois (Orléans en 2019, Chalon en 2023), tandis que le n°4 s’est imposé trois fois (Boulazac en 2017, Fos en 2018 et Blois en 2022).

 
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