Mammographies à nouveau possibles un jour par mois jusqu’en août à la clinique des Grainetières de Saint-Amand-Montrond

Mammographies à nouveau possibles un jour par mois jusqu’en août à la clinique des Grainetières de Saint-Amand-Montrond
Mammographies à nouveau possibles un jour par mois jusqu’en août à la clinique des Grainetières de Saint-Amand-Montrond

Avec l’aide de l’Agence régionale de santé, pour trouver un radiologue, la clinique des Grainetières est en mesure de proposer quatre journées exclusivement réservées aux mammographies de dépistage, jusqu’en août.

La clinique des Grainetières, à Saint-Amand-Montrond, établissement du groupe Elsan agréé pour le dépistage du cancer du sein, reprend les mammographies, un jeudi par mois. Jusqu’en août, pour l’instant.

Les créneaux du 23 mai et du 6 juin sont déjà complets ; Il reste encore des places pour le 11 juillet et le 29 août. « Ces créneaux sont réservés au dépistage, qui repose sur un examen tous les deux ans pour les femmes de 50 à 74 ans », précisent Céline Boilève, directrice, et Marylène Piel, responsable administrative et financière. directeur.

Les rendez-vous se prennent uniquement par téléphone, au 02.48.96.03.43, auprès de la clinique, qui vérifie l’éligibilité des patients.

Une éclaircie, après plus d’un an sans possibilité de répondre aux besoins, faute de professionnels. Deux mois après le départ, en décembre 2022, de son radiologue, la clinique s’est tournée vers la téléradiologie, qui permet à un technicien d’installer le patient sur le plateau technique et de prendre les images, interprétées à distance par un radiologue. , qui transmet ensuite le rapport.

“La chance d’obtenir une réponse positive”, indique l’ARS

Une solution pour la radiologie conventionnelle, mais pas pour les mammographies. « Comme l’échographie, c’est un acte qui ne peut être sous-traité », explique Céline Boilève. Elle doit être réalisée en personne, par un radiologue, qui effectue également une palpation, discute avec la patiente de ses antécédents médicaux, etc. »

Jusqu’en août, c’est un radiologue exerçant déjà dans le Cher qui viendra, à quatre reprises, à Grainetières, réaliser des mammographies, avec possibilité de réaliser également une échographie, si nécessaire, en complément, dans le cadre de la même consultation. .

Un professionnel retrouvé grâce à l’Agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire : « Le docteur Fétissof, médecin du Centre régional de coordination du dépistage des cancers (CRCDC), coordonnateur dans le Cher, nous a fait part d’une baisse de la participation des femmes à le dépistage du cancer du sein, alors que le département était cinquième au niveau national en taux de participation, et l’insatisfaction de certaines utilisatrices face à la réduction de l’offre. »

Cancer du sein : la participation au dépistage en baisse

« La directrice de la clinique nous a confirmé son souhait de relancer l’activité, si un ou plusieurs médecins acceptaient de venir », poursuit l’ARS. Nous avons donc contacté les radiologues du sein du Cher, dans un premier temps, pour consolider le parcours local, si la mammographie s’avérait positive, et nous avons eu la chance d’obtenir une réponse positive.

Des dépistages organisés, indispensables pour détecter un cancer précoce

Les Grainetières, où 2 000 mammographies étaient auparavant réalisées chaque année, rapporte une cinquantaine de mammographies au cours de chacune des quatre équipes ; soit 200 examens sur quatre mois.

« Bonne nouvelle à court terme »

« Une bonne nouvelle à court terme, estime le docteur Ken Haguenoer, directeur médical du CRCDC Centre-Val de Loire, mais la partie n’est pas gagnée, tant dans la région et notamment dans le Cher. Il existe encore un certain nombre d’inquiétudes concernant les programmes de dépistage. Il faut que la population adhère, mais il faut aussi que les professionnels de santé, à leurs côtés. Cependant, la démographie des centres d’imagerie et des radiologues est assez limitée, ce qui peut entraîner des délais et des refus plus longs. La situation est complexe et l’équilibre n’est pas facile. »

Aux Grainetières, Céline Boilève affirme avoir accru ses recherches depuis qu’elle a pris la tête, en juin 2023, à la tête de l’établissement qu’elle dirigeait déjà. « Bien sûr, cela ne suffit pas et l’idéal serait d’avoir quelqu’un de permanent, mais les radiologues sont une denrée rare dans toutes les villes. Saint-Amand-Montrond ne déroge pas à la règle, et ce n’est pas une question d’attractivité, explique-t-elle. Dans le domaine de la santé, nous devons apprendre à être flexibles et à nous adapter pour avancer. Nous avons besoin de personnes qui nous consacrent leur art, quelques créneaux par semaine ou par mois. L’idée est de dire « nous avons tellement de jours par semaine à couvrir » et de demander qui est disponible. »

L’ARS indique souhaiter la pérennité de l’organisation mise en place. « Améliorer la participation au dépistage pour atteindre les objectifs européens (taux de participation de 70 %), en renforçant l’offre et en allant à la rencontre des patients pour améliorer leur parcours, est l’un de nos enjeux, conformément à la feuille de route régionale de lutte contre le cancer. Les cancers du sein détectés ont généralement un meilleur pronostic que ceux découverts cliniquement. »

Marlène Lestang

 
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