Des repas à 1 euro, des tarifs adaptés aux revenus… Ces tarifs solidaires qui séduisent les cantines scolaires

Des repas à 1 euro, des tarifs adaptés aux revenus… Ces tarifs solidaires qui séduisent les cantines scolaires
Des repas à 1 euro, des tarifs adaptés aux revenus… Ces tarifs solidaires qui séduisent les cantines scolaires

Il s’agit d’un nouveau calcul qui se veut plus « juste ». Dès la rentrée 2024, les 83 collèges publics de Loire-Atlantique vont mettre en place une tarification solidaire dans les cantines, a annoncé en début de semaine le conseil départemental (PS).

Un système qui intéresse de plus en plus de collectivités, comme la région Bretagne ou la Nouvelle-Aquitaine qui l’ont par exemple récemment choisi pour leurs lycées. Le gouvernement soutient le développement de repas à 1 euro dans les écoles primaires. Explications.

Comment ça fonctionne ?

Alors que chaque établissement fixait le prix de son repas, dans la limite d’un plafond, il propose désormais un tarif adapté à la situation de la famille de l’étudiant. En Loire-Atlantique par exemple, un menu ne pouvait pas dépasser 3,40 euros, mais tout le monde payait le même prix, quels que soient ses revenus. A partir de septembre 2024, neuf tranches seront proposées en fonction du quotient familial, avec un prix initial de 1 euro. Les familles les plus riches devront payer davantage, jusqu’à 5,30 euros. Le département investira un million d’euros par an.

Pourquoi ces nouveaux prix ?

L’objectif de cette mesure de « justice sociale » est d’augmenter le nombre d’enfants mangeant à la cantine, notamment les plus défavorisés qui n’y ont actuellement pas accès. Une expérimentation a eu lieu l’année dernière dans les cinq premiers collèges de Loire-Atlantique (appartenant au réseau éducation prioritaire) où parfois moins de la moitié des élèves déjeunaient sur place. Les résultats ont été concluants puisque « une augmentation de 21,5 % du nombre de demi-pensionnaires » a été constatée entre la rentrée 2022 et 2023.

La tarification solidaire a-t-elle tendance à se développer ?

L’inflation semble motiver de plus en plus de collectivités à se lancer dans ce type d’expérimentation, même si les modalités diffèrent selon les territoires. Dans la Sarthe par exemple, le département a préféré cibler certains collèges où le repas coûtera 1 euro, pour tout le monde. En Nouvelle-Aquitaine, la région a sélectionné 64 lycées issus de quatre départements pour déployer la tarification sociale dès la rentrée prochaine. Vous devrez débourser entre 2,30 et 5,50 euros pour un repas, selon la tranche dans laquelle vous vous situez.

D’autres communautés ont commencé à réfléchir à s’y lancer dans les années à venir. Quant aux écoles primaires, l’État a renouvelé son aide financière aux communes qui souhaitaient mettre en place le système.

 
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