Pour le droit de vivre dans nos langues, modifions la constitution ! – .

Pour le droit de vivre dans nos langues, modifions la constitution ! – .
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En mai 2021, la loi relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur dite promotion a été votée. « Loi Molac » que le Conseil constitutionnel a immédiatement censuré en partie.

Depuis, une interprétation restrictive de l’article 2 de la Constitution (qui indique notamment que le français est la langue de la République) continue d’être systématiquement opposée à toute avancée possible pour nos langues, et les problèmes se sont multipliés.

  • La situation de Fañch, Iñaki, Aña, Artús n’est toujours pas clarifiée et la liberté de choisir le prénom de votre enfant avec une pancarte dite “signe diacritique” est systématiquement remis en question
  • Les pouvoirs publics souhaitant développer l’usage de nos langues dans leurs institutions ont été systématiquement attaqués et leurs délibérations annulées au Conseil d’État ou au tribunal administratif (Polynésie française, communes catalanes d’Elne, Port-Vendres, Amélie-les-Bains). et Tarerach, Collectivité Territoriale de Corse, reconnaissance de co-officialité du créole en Martinique)
  • La situation se dégrade dans l’éducation avec :
    • L’ “oubli” les langues régionales lors des réformes des collèges, des réformes des lycées, « choc de la connaissance » et maintenant lors de la réforme annoncée de la formation des enseignants ;
    • leur disparition pour les épreuves du baccalauréat et seule la lutte a fait en sorte que ce ne soit pas le cas pour le certificat cette année ;
    • la non-application de la généralisation de l’enseignement des langues régionales à tous les élèves d’un territoire qui le souhaitent, inscrite dans la loi en 2021, car aucun moyen supplémentaire pour atteindre cet objectif n’a été entrepris par le ministère de l’Éducation nationale ;
    • des alertes de la chambre régionale des comptes de Bretagne pointant l’insécurité juridique de la circulaire de l’Éducation nationale de 2021 (censée protéger l’enseignement par immersion, suite à la censure du Conseil constitutionnel) avec sa possible remise en cause à tout moment par un nouveau gouvernement,
    • le blocage de la contractualisation de Scola Corsa et le non-renouvellement des accords avec Seaska ou Diwan.

Nos langues ne peuvent pas vivre dans cette précarité. Ils ont besoin que ce qui a été construit jusqu’à présent ne puisse être remis en question. Ils ont besoin que les projets futurs soient consolidés. Ils ont besoin d’une sécurité juridique qui nécessite désormais une modification de la Constitution.

C’est pourquoi le collectif Pour que vivre nos langue appelle à des rassemblements au Pays Basque, en Bretagne, en Corse, en Alsace, en Catalogne, en région Occitanie et dans les différents territoires concernés, le samedi 1er juin 2024 pour demander une modification de la constitution. maintenant! Pour que nos langues vivent et que nous puissions vivre dans nos langues !

Pour Que Vivent Nos Langues est un collectif créé en octobre 2019 à l’initiative du député européen François Alfonsi et du député européen breton Paul Molac. Il est constitué de structures associatives représentatives de la diversité des acteurs linguistiques régionaux des territoires concernés. Il regroupe les structures éducatives publiques et associatives, ainsi que l’environnement culturel de l’occitan-langue d’oc, du basque, du breton, du catalan, du corse, du flamand occidental, de l’allemand standard et du dialecte alsacien et de la Moselle, du savoyard (arpitan-franco-provençal). , les langues oïl dont le gallo et le poitevin-saintongeais, le picard, les créoles et les langues indigènes des territoires d’outre-mer. Le collectif œuvre à mettre en réseau ses composantes et à dialoguer avec le niveau national pour ses revendications (enseignement, présence et usage des langues, etc.).

 
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