Ce que l’on sait de l’attaque d’un fourgon pénitentiaire qui a fait au moins deux morts dans l’Eure

Ce que l’on sait de l’attaque d’un fourgon pénitentiaire qui a fait au moins deux morts dans l’Eure
Ce que l’on sait de l’attaque d’un fourgon pénitentiaire qui a fait au moins deux morts dans l’Eure

Des hommes armés ont attaqué le convoi pénitentiaire chargé de transférer un détenu, ce mardi 14 mai, au péage d’Incarville. Le détenu s’est enfui avec les assaillants.

Un fourgon pénitentiaire a été attaqué ce mardi 14 mai, au péage d’Incarville (Eure). Au moins deux gardiens de prison sont morts et trois autres ont été blessés, dont deux mettaient leur vie en danger.

Le détenu s’est enfui avec les assaillants. Le plan Épervier est lancé pour tenter de les retrouver.

• Le détail des faits

Il était vers 11 heures lorsque le convoi pénitentiaire, qui reliait le tribunal de Rouen et la maison d’arrêt d’Évreux, a été pris pour cible.

Les deux véhicules effectuant le transfert du détenu ont été visés par des tirs d’armes lourdes.

• Le profil des victimes

Les deux hommes tués sont deux agents du Centre régional des extractions judiciaires (PREJ) de Caen. L’un est un jeune de 21 ans père de deux enfants, l’autre allait devenir papa.

Lors d’une allocution en début d’après-midi, Éric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux, a indiqué que le pronostic vital de deux des trois agents blessés dans l’attaque du fourgon était “au moment où je vous parle engagé”.

• Un détenu « particulièrement surveillé »

Le détenu en fuite se nomme Mohamed Amra. Surnommé « La Mouche », il a 30 ans.

Il a été condamné mardi 7 mai à 18 mois de prison par le tribunal judiciaire d’Évreux pour « vols aggravés », notamment dans des supermarchés et des commerces de la banlieue d’Évreux entre août et octobre 2019.

Le suspect est également mis en examen à Marseille pour « homicide volontaire ». L’affaire porte sur des faits commis le 17 juin 2022, à Aubagne, à l’encontre d’un habitant de Dreux, dans une affaire de trafic de stupéfiants.

Il a été détenu aux Baumettes, à La Santé et récemment à Évreux dans le cadre de son procès mardi dernier.

Le détenu en fuite a été entendu mardi 14 mai au matin par le juge d’instruction de Rouen pour une « tentative d’homicide ».

Au total, treize condamnations figurent à son casier. Selon le parquet de Paris, il s’agit d’un « détenu particulièrement surveillé ».

• Des hélicoptères survolent la zone, le GIGN sur place

Des hélicoptères survolent la zone pour retrouver les suspects. Les gendarmes de la section locale de recherche sont également mobilisés.

Le GIGN central, basé à Versailles, participe également au soutien des enquêteurs déjà mobilisés.

• Le plan Épervier déclenché, 200 gendarmes mobilisés

Le plan Épervier a été lancé par le commandant du groupement de gendarmerie de l’Eure, a appris BFMTV de Source proche de l’enquête. Elle est particulièrement déclenchée pour l’évasion de criminels et la recherche de fugitifs.

Les gendarmes procèdent à des contrôles systématiques, notamment des véhicules et des points stratégiques identifiés à l’avance.

200 gendarmes sont impliqués dans cette opération, principalement des gendarmes départementaux et des motards de l’Eure, mais aussi des départements voisins de la Seine-Maritime, du Calvados, du Val-d’Oise et des Yvelines.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, annonce que « tous les moyens sont mis en œuvre pour retrouver ces malfaiteurs ».

• Une enquête en cours

La Juridiction Nationale de Lutte contre la Criminalité Organisée (JUNALCO) – a été saisie de l’enquête. Des magistrats du parquet de Paris se sont rendus sur place.

Le parquet de Junalco a transmis l’enquête à l’OCLCO (Office central de lutte contre la délinquance organisée) et à la police judiciaire de Rouen, portant notamment sur les délits de « meurtre avec tentative de meurtre en bande organisée » (passible d’une peine d’emprisonnement). perpétuité), « évasion et bande organisée », « acquisition et détention d’armes de guerre » et « association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime ».

• Une cellule de soutien psychologique

Le préfet de l’Eure annonce le X l’ouverture d’une unité de soutien psychologique « pour les témoins de l’attentat ». Ceux qui le souhaitent peuvent composer le 15.

Le préfet annonce également la mise en place d’une cellule de crise à la préfecture de l’Eure.

• Les réactions politiques se multiplient

Les réactions politiques se multiplient après l’attaque de ce fourgon dans l’Eure. Emmanuel Macron évoque « un choc pour nous tous » et déclare que « la Nation se tient aux côtés des familles, des blessés et de leurs confrères ».

« Tout est mis en œuvre pour retrouver les auteurs de ce crime afin que justice soit rendue au nom du peuple français. Nous serons intraitables », a-t-il écrit.

Le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti s’est également exprimé sur le garde des Sceaux.

Il ajoute : « Tout, je dis bien tout, sera fait pour retrouver les auteurs de ce crime ignoble. Ce sont des gens pour qui la vie ne pèse rien. Ils seront arrêtés, ils seront jugés et punis avec justice. hauteur du crime qu’ils ont commis.

Vers 15 heures et depuis l’Assemblée nationale, le Premier ministre Gabriel Attal a rendu hommage aux deux agents « décédés en accomplissant leur devoir ».

“Ce matin, deux agents de l’administration pénitentiaire sont morts dans l’exercice de leurs fonctions”, a réagi Gabriel Attal de l’Assemblée nationale.

Le président de la région Normandie, Hervé Morin, a adressé ses “pensées aux familles et proches des surveillants pénitentiaires décédés ce matin dans l’Eure ainsi qu’à leurs collègues blessés”.

Il a également salué « le sang-froid du chauffeur du bus Nomad qui se trouvait au péage à ce moment-là et qui a mis les passagers en sécurité ».

Matthias Tesson et Solenne Bertrand

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