ce que l’on sait après l’attaque d’un fourgon pénitentiaire dans l’Eure

ce que l’on sait après l’attaque d’un fourgon pénitentiaire dans l’Eure
ce que l’on sait après l’attaque d’un fourgon pénitentiaire dans l’Eure

Deux agents pénitentiaires sont morts ce mardi en fin de matinée lors de l’attaque d’un fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville, dans l’Eure. C’est ce qu’ont appris - et France Inter de Source proche du dossier. Un détenu, âgé de 30 ans et considéré comme un trafiquant rouennais, s’est évadé. Le plan Epervier est lancé, plus de 200 gendarmes et le GIGN sont sur place.

Une attaque « à l’arme lourde »

Il était environ 11 heures ce mardi matin lorsqu’un commando a attaqué un fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville, dans l’Eure, sur l’autoroute A154. Deux gardiens de prison sont tués, selon un bilan provisoire qui fait également état de trois blessés graves. Deux d’entre eux “dont le pronostic vital est engagé», a indiqué Eric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux, lors d’un point presse en début d’après-midi.

Un détenu, connu notamment pour des affaires liées au trafic de drogue, a réussi à s’évader. “Ses complices ont tiré sur les escortes à l’arme lourde», a souligné le ministre lors de son point presse.

Des salariés d’une agence d’intérim située juste à côté du péage ont témoigné sur France Bleu Normandie. “On a entendu des pétards, et très vite, on s’est rendu compte que c’était une fusillade, que c’était de vrais coups de feu.», raconte Audrey. Elle explique avoir entendu “une vingtaine, une trentaine d’échanges de tirs”.

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Deux gardiens de prison tués

Les deux surveillants pénitentiaires tués étaient caennais, affectés au centre régional d’extraction judiciaire de Caen. L’un d’eux “laisse une femme et deux enfants qui devaient fêter leurs 21 ans dans deux jours, l’autre laisse une femme enceinte de cinq mois», a expliqué le ministre de la Justice qui a annoncé qu’il se rendait à Caen »rencontrer les collègues de ceux qui ont été tués“.”Ils seront arrêtés, jugés et punis selon le crime qu’ils ont commis.», a ajouté Eric Dupond-Moretti.

La juridiction nationale spécialisée de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) du parquet de Paris a pris en charge l’enquête, ses magistrats se rendent sur place.

Le parquet de Paris a saisi l’Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) et la police judiciaire de Rouen. L’enquête porte sur les délits de meurtre, tentative de meurtre en bande organisée, évasion en bande organisée, acquisition et détention d’armes de guerre, association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime.

Un détenu évadé

Un détenu de 30 ans, considéré comme un trafiquant rouennais, a donc pris la fuite. Il était en prison pour tentative de meurtre, indique une Source proche du dossier. Il était condamné à 18 mois de prison mardi dernier par le tribunal correctionnel d’Évreux pour vol aggravé. il est aussi également mis en examen pour enlèvement et séquestration ayant entraîné la mort. Il s’agissait d’un détenu particulièrement notable (DPS).

Selon la chancellerie, le détenu était incarcéré à la maison d’arrêt d’Évreux et était en cours d’extraction pour se rendre au tribunal judiciaire de Rouen.

Le plan Épervier déclenché

Le plan Épervier a été mis en place immédiatement après l’attentat, une vingtaine de membres du GIGN se sont rendus sur place. Et 200 gendarmes sont mobilisés pour sécuriser la zone. Un hélicoptère a également survolé la zone ce mardi après-midi.

« Tous les moyens sont utilisés pour retrouver ces criminels», a assuré ce mardi sur X (anciennement Twitter) le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui a présenté son «sincères et attristées condoléances aux familles endeuillées et aux agents du Ministère de la Justice« .

« Un choc pour nous tous » selon Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a également réagi. “L’attaque de ce matin, qui a coûté la vie à des gardiens de prison, est un choc pour nous tous.», a écrit le chef de l’Etat ce mardi. Il affirme que «tout est fait pour retrouver les auteurs du crime afin que justice soit rendue au nom du peuple français“.”Nous serons intraitables», a ajouté Emmanuel Macron.

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a également assuré que «Tous” serait “mis en œuvre pour retrouver les auteurs de ce crime ignoble« . Il a également indiqué que les derniers décès dans l’administration pénitentiaire remontaient à « 1992 ». Une minute de silence sera observée par les députés avant la séance des questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale.

» C’est la tragédie la plus grave que nous ayons connue ces trente dernières années. », a réagi sur - Sébastien Nicolas, secrétaire général du SNPFO (syndicat national pénitentiaire – FO). “Je pense aux familles, aux collègues, tout le pénitencier est meurtritous les agents ont la gorge nouée, les trois quarts des collègues avec qui je parle au téléphone pleurent», a également expliqué sur - Vincent Le Dimeet, secrétaire national du Snepap-FSU, l’un des syndicats de l’administration pénitentiaire.

Selon lui, “nous avons franchi plus d’un niveau“, parce que les agresseurs”n’a pas hésité un seul instant à tirer sur ses collègues« . “C’est vraiment un assassinat, il n’y a aucune excuse», a-t-il estimé.

 
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