Les prix à la production confirment la ténacité de l’inflation aux Etats-Unis, mais la Bourse n’est pas surprise

Les prix à la production confirment la ténacité de l’inflation aux Etats-Unis, mais la Bourse n’est pas surprise
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Stable avant, toujours stable après. La Bourse de Paris ne réagit pas au dernier point concernant l’inflation américaine, qui s’est révélée, selon les paramètres, soit légèrement supérieure aux attentes, soit conforme aux attentes. Les prix à la production ont augmenté plus que prévu sur une base mensuelle, à 0,5% en avril, tant pour le taux global qu’en excluant les catégories alimentaires et énergétiques. Mais le rapport du ministère du Travail indique que les données de mars ont été révisées à la baisse, puisqu’une contraction de 0,1% a effectivement été enregistrée et non une hausse de 0,2% comme annoncé initialement.

Sur un an, l’indice des prix s’est établi à +2,2%, comme attendu par le marché, en léger repli par rapport à la hausse de 2,1% enregistrée le mois précédent. Dans la version de base, la hausse s’est stabilisée à 2,4%, là où le marché s’attendait à un ralentissement de 0,1 point de pourcentage.

Pour l’instant, le marché continue d’évaluer la probabilité d’une baisse d’un quart de point de l’objectif des taux des fonds fédéraux en septembre à près de 47 %. Demain, il y aura la publication des prix à la consommation pour affiner encore ce scénario. D’ici là, les investisseurs seront attentifs à l’intervention du président de la Fed, Jerome Powell, à partir de 16 heures, lors de l’assemblée générale annuelle de l’Association des banquiers étrangers à Amsterdam. Il est toutefois peu probable qu’il fasse des annonces sensationnelles. Il pourrait simplement dire, comme Philip Jefferson hier, que la politique monétaire ne bougera pas tant qu’il ne sera pas certain que l’inflation se rapproche de l’objectif de 2 %.

Peu après 14h45, le Cac 40 gagnait 0,1% à 8.218 points, dans un volume d’affaires de 890 millions d’euros.

Les futures sur indices américains oscillent entre une stagnation et une baisse de 0,15%. En pré-bourse, l’enseigne de bricolage et de décoration Home Depot a perdu 0,9% après avoir enregistré une baisse de ses ventes trimestrielles à magasins comparables supérieure à ce qu’attendaient les analystes.

Une opération dans le secteur bancaire ? Macron n’est pas contre

Du côté des entreprises françaises, la Société Générale gagne 4,3%, en tête du Cac 40. Emmanuel Macron, lors d’un entretien avec l’agence Bloomberg, en marge du sommet Choose France, s’est montré ouvert au rachat de l’entreprise. banque française par un concurrent de l’Union européenne, estimant que le secteur a « besoin de consolidation « .

Veolia prend 2,9% après avoir vu sa rentabilité s’améliorer au premier trimestre malgré la baisse des prix de l’énergie et un hiver plus doux qu’en 2023. Le groupe spécialisé dans le traitement de l’eau et des déchets a dégagé un excédent brut d’exploitation de 1,62 milliard d’euros (+5,7% sur un an à périmètre et change constants), un résultat opérationnel courant consolidé de 843 millions d’euros (+11,1%) et un chiffre d’affaires de 11,56 milliards d’euros (-1,7% mais +3,9% hors impact des prix de l’énergie).

A Francfort, Delivery Hero grimpe de plus de 25% alors que la société de livraison de repas a trouvé un accord pour vendre sa filiale taïwanaise à Uber pour 950 millions de dollars, ce qui lui permettra de réduire sa dette si les autorités de la concurrence valident l’opération.

 
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