Le prix des repas de cantine plus accessibles dans tous les collèges de Loire-Atlantique à la rentrée

Le prix des repas de cantine plus accessibles dans tous les collèges de Loire-Atlantique à la rentrée
Le prix des repas de cantine plus accessibles dans tous les collèges de Loire-Atlantique à la rentrée

Par

Mélissa Dupin

Publié le

14 mai 2024 à 14h16

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Depuis la rentrée, les familles du collège Pierre-Norange, situé dans le quartier de La Trébale à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), bénéficient de tarif de solidarité pour la cantine. Une expérimentation menée par le Département dans cinq collèges (1) où moins de quatre élèves sur dix fréquentent le restaurant scolaire (alors que la moyenne dans le département est de 8 élèves sur 10). «C’était une promesse de campagne», rappelle Michel Ménardle président du Département de Loire-Atlantique.

En fonction du quotient familial

Le but de cet appareil ? Supprimer la barrière financière et faciliter l’enregistrement des familles les plus pauvres. « On voit que plus les familles ont de faibles revenus, moins les enfants mangent à la cantine. » Avec cette tarification solidaire, le Département souhaite permettre aux collégiens de manger des repas équilibrés au moins une fois par jour.

Aujourd’hui, le prix des repas coûte en moyenne 3,50 € pour les familles. Désormais, il sera calculé en fonction du quotient familial, avec un recensement du salaire des parents via la Caisse d’allocations familiales (Caf). « Le prix variera de 1 à 5,30 € », souligne Michel Ménard. Le dispositif a fait ses preuves dans des établissements expérimentaux.

A Pierre-Norange, qui compte 70 % de bourses, seuls 39 % des élèves mangeaient à la cantine. Depuis la mise en place de la tarification solidaire, 42 % d’entre eux continuent de manger au restaurant scolaire. Parmi ces demi-pensionnaires, 72% de nos familles se situent dans la tranche un à trois, ce qui signifie qu’elles paient entre 1 € et 1,65 € pour le repas.

Sébastien Mandoux, directeur du collège Pierre-Norange

Un enjeu de santé publique

Fort de ce succès, le Département a décidé de généraliser ce dispositif dès la rentrée 2024 à tous les établissements de Loire-Atlantique. A partir du 3 juin, les familles pourront confirmer leur inscription à la restauration sur le site communautaire.

Pour le Département, le tarif de solidarité est un enjeu de santé publique. « Il est prouvé que plus les familles sont modestes, plus les enfants n’ont pas une alimentation équilibrée. Un gros travail est fait pour garantir la qualité des repas, avec l’introduction du bio et le circuit court pour sensibiliser les jeunes à bien manger », remarque Vincent Danis, vice-président du Département en charge de l’Éducation. Pour Michel Ménard, « il n’est pas acceptable que le prix du repas soit un obstacle à une bonne alimentation ».

La pause déjeuner est aussi un temps pédagogique qui permet aux élèves de participer à des ateliers sportifs, culturels, etc. Pour le directeur du collège Pierre-Norange, c’est aussi une manière d’éviter que les enfants restent à la rue. « Lorsqu’ils restent à la cantine, nous sommes sûrs de les revoir dans l’après-midi. »

Michel Ménard, président du Département, entouré du Chef Aubry, Vincent Danis et Lydie Mahé, du Département ©Mélissa DUPIN

Budget serré

Le Département consacre 36 millions d’euros par an à la restauration scolaire, à raison de 32 000 repas par jour. Pour financer ce système, le Ministère mettra sur la table une enveloppe de plus deun million d’euros par an. Chaque repas coûte « 8 € au Département, dont 2,15 € pour les seules denrées alimentaires ».

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A Norange, deux personnes travaillent en cuisine. Gilles Aubry est à la tête de Cantine de l’école depuis 1998. Il établit chaque jour des menus avec des produits de saison. Un véritable casse-tête pour le chef : « 2,15 € l’assiette, c’est un sport ! » Mais nous ne travaillons que du frais. Je viens tous les matins à 6h30 éplucher les légumes. » Et les étudiants sont contents. « C’est très bon, et au moins on ne mange pas de cochonneries », lance un écolier avant de se diriger vers la cantine.

« Le budget est serré, reconnaît Vincent Danis. Nous étudions actuellement comment augmenter cette enveloppe au niveau de l’assiette. Bien manger, c’est réussir mieux à l’école. Il s’agit d’une mesure essentielle pour réduire les inégalités social dans le département. »

(1) La Durantière, Debussy et Rosa-Parks à Nantes, Ernest-Renan, à Saint-Herblain, et Pierre-Norange, à Saint-Nazaire

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