La NASA veut construire un système de transport de type Maglev à la surface de la Lune

La NASA veut construire un système de transport de type Maglev à la surface de la Lune
La NASA veut construire un système de transport de type Maglev à la surface de la Lune

Le programme Apollo du NASA a amené les humains sur la Lune il y a des décennies, mais établir une présence à long terme reste un projet inachevé. Avec le programme Artemis, la NASA souhaite établir une présence humaine durable sur et autour de la Lune. Dans cette perspective, le Laboratoire de propulsion à réaction (JPL) de la NASA a proposé une solution innovante pour transporter des matériaux vers la surface lunaire, un système ferroviaire à lévitation magnétique appelé Flexible Levitation on a Track (FLOAT). Cette technologie de transport de type Maglev promettrait de déplacer efficacement les matériaux sans nécessiter de construction destructrice et pourrait même être reconfigurée selon les besoins.

Le système FLOAT, envisagé par le JPL, serait entièrement autonome et capable de transporter des matériaux et des équipements entre différentes installations lunaires. Il pourrait jouer un rôle crucial dans le déplacement des charges utiles des sites d’atterrissage vers les installations opérationnelles et contribuer à l’utilisation des ressources in situ (ISRU) en transportant l’eau et le carburant collectés sur la Lune vers les endroits où les astronautes en ont besoin. FLOAT utilise des traîneaux robotisés non motorisés qui flottent au-dessus d’une piste flexible comportant trois couches distinctes. La première couche, constituée de graphite, permet une lévitation passive utilisant la lévitation diamagnétique en gravité lunaire. La seconde, une couche de circuit flexible, génère une poussée électromagnétique pour propulser les robots. Une troisième couche optionnelle avec des panneaux solaires à couches minces peut alimenter le système lorsqu’il est exposé à la lumière du soleil. Ces traîneaux, sans pièces mobiles, sont conçus pour être moins sensibles à l’usure.

Le JPL estime que les robots FLOAT pourraient se déplacer à une vitesse de 0,5 mètre par seconde ou plus, déplaçant quotidiennement des tonnes de matériaux ou de charges utiles. Les pistes, nécessitant une préparation de surface minimale, peuvent être déployées selon les besoins et rétractées lorsqu’elles ne sont pas utilisées, permettant ainsi une expansion et une reconfiguration flexibles du réseau en fonction des besoins évolutifs des astronautes. Dans le cadre du programme 2024 NASA Innovative Advanced Concepts (NIAC), la proposition de phase II du JPL se concentre sur le développement de la technologie nécessaire pour FLOAT. Cela comprend la création de prototypes à petite échelle pour valider le concept sur un banc d’essai analogue à la Lune et garantir que les pistes flexibles peuvent résister aux intenses radiations et aux fluctuations de température de la Lune. JPL doit également combler les éventuelles lacunes technologiques pour garantir un déploiement réussi.

Alors que l’humanité se prépare à retourner sur la Lune après des décennies de concentration sur l’orbite terrestre basse, d’importants défis demeurent. Les engins spatiaux utilisés lors des missions Apollo sont obsolètes et nécessitent de nouveaux développements technologiques pour empêcher les charges utiles de basculer sur la surface lunaire. La NASA a récemment reporté le lancement d’Artemis II à 2025, et le premier atterrissage habité depuis Apollo est prévu pour 2026 avec Artemis III. L’objectif est de rendre la station spatiale Lunar Gateway et les opérations de surface pleinement fonctionnelles d’ici le début et le milieu des années 2030, marquant ainsi une nouvelle ère d’exploration et d’habitation lunaire.

 
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