Baisse de la production et tensions autour des quotas

Baisse de la production et tensions autour des quotas
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En avril, la production combinée des membres de l’OPEP+ a chuté de 210 000 barils par jour, pour atteindre 41,04 millions de b/j, selon une enquête Platts réalisée par S&P Global Commodity Insights. Cette baisse est principalement due aux réductions de production plus importantes mises en œuvre par la Russie, qui a également été confrontée à des perturbations dues aux attaques de drones ukrainiens contre ses raffineries et aux inondations dans ses régions pétrolières. Malgré ces défis, la réduction globale semble insuffisante pour apaiser les tensions persistantes. Ils sont liés au respect des quotas, notamment avec la Russie et d’autres membres comme l’Irak et le Kazakhstan, qui continuent de produire bien au-delà des quotas qui leur sont assignés.

Impact des pannes et des problèmes de conformité

La Russie, qui a décidé de réduire volontairement sa production à partir d’avril, a réduit sa production de 130 000 b/j, pour atteindre 9,29 millions de b/j, mais n’a pas atteint son objectif de 9,099 millions de b/j. Il s’agit du niveau le plus bas depuis mai 2022, peu après l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui a secoué les marchés énergétiques. En revanche, l’Arabie saoudite, coprésidente de l’OPEP+ avec la Russie, continue de respecter son quota, réduisant sa production de 10 000 b/j à 8,98 millions de b/j en avril.

Plans de rémunération et perspectives d’avenir

L’Irak et le Kazakhstan, ayant dépassé leurs quotas, ont été contraints de soumettre des plans pour compenser leur surproduction début 2024. Les efforts globaux de conformité de l’OPEP+ ont montré une production de 249 000 b/j au-dessus du quota en avril, avec un taux de conformité de 96,97 %. Cette situation pourrait nécessiter des ajustements des plans de compensation, en fonction de la production future et des décisions politiques de l’OPEP+.

Implications pour les marchés pétroliers et la réunion de juin

Les données de production d’avril seront les plus récentes dont disposeront les ministres de l’OPEP+ lorsqu’ils se réuniront le 1er juin pour fixer les niveaux de production. Les analystes de Commodity Insights s’attendent à ce que le groupe prolonge les quotas actuels et les réductions volontaires. Toutefois, les hausses de prix résultant des réductions agressives de l’OPEP+ ont largement disparu ces dernières semaines, pénalisées par la faiblesse des indicateurs économiques en Chine, la croissance de la production aux États-Unis et la persistance de poches d’inflation dans les principales économies.
Alors que l’OPEP+ continue de naviguer dans un environnement économique mondial incertain, la gestion de la capacité de production future et la négociation des niveaux de production restent cruciales. Les efforts visant à maintenir l’équilibre du marché tout en soutenant les prix du pétrole sont compliqués par des défis internes et externes, qui nécessitent une approche flexible et réactive de la part du cartel.

 
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