son fils souffre de stress post-traumatique, selon un psychiatre

Un psychiatre légiste a soutenu lundi lors du procès de Dallas Ly que l’accusé souffrait de troubles de stress post-traumatique et de dépression en raison de son enfance tourmentée. L’homme de 23 ans est accusé du meurtre non prémédité de sa mère, Tien Ly, survenu en 2022 dans l’est de Toronto.

Le Dr Mitesh Patel affirme que Dallas Ly n’a montré aucune contradiction ou incohérence dans ses réponses lorsqu’il l’a interrogé à la prison provinciale de Toronto après le meurtre.

Il a été maltraité par sa mère pendant son enfance et son adolescence, mais à huis clos» a-t-il déclaré tout en reconnaissant que Dallas Ly ne souhaitait pas que le psychiatre interroge d’autres membres de sa famille.

Le médecin dit qu’il aurait été utile d’interroger le reste de sa famille pour étayer son diagnostic.

Il révèle cependant qu’il n’existe aucun rapport de police ni de rapport scolaire, ce qui montre que les services à l’enfance et son école n’ont jamais été alertés de quoi que ce soit à son sujet.

Le Dr Patel décrit Dallas Ly comme un jeune homme irritable, stressé, malheureux, solitaire et hyper vigilant.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

Le Dr Patel ajoute que Dallas Ly ne lui a pas menti dans ses réponses ni dans ses actes et qu’il était parfois stressé en fonction du sujet dont ils discutaient.

Il souligne que Dallas Ly parle sur un ton doux, mais parfois d’une manière étrange, en raison de ses difficultés à apprendre la langue anglaise.

Il est clair qu’il a été victime d’intimidation de la part de ses pairs, notamment en raison de son incapacité à s’exprimer correctement en anglais.déclare le psychiatre.

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Dans ce procès présidé par le juge Alfred O’Marra de la Cour supérieure de l’Ontario, la Couronne tente d’établir le mobile du meurtre, sans parvenir à prouver la culpabilité de l’accusé.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

Le Dr Patel précise qu’il est toutefois rare qu’un enfant né au Canada ait de la difficulté à s’exprimer en anglais, ce qui implique, selon lui, qu’il a grandi dans un environnement où le vietnamien était prédominant à la maison. en dehors de son école.

Cela explique les difficultés d’apprentissage qu’il a rencontrées à l’école.déclare-t-il.

Il rappelle que Dallas Ly a été battu et négligé par sa mère et qu’il répond aux quatre critères du syndrome de stress post-traumatique : traumatisme de l’enfance, humeur sombre, dépression, distanciation et évitement par rapport à sa mère.

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Dallas Ly écoute l’interrogatoire du Dr Patel, qu’il a rencontré à trois reprises en détention préventive en novembre 2022 et février 2024.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

Le Dr Patel ajoute que Dallas Ly a une très faible estime de soi. Il estime que sa vie est un échec et les messages négatifs que lui a répétés sa mère ont renforcé cette perception.précise-t-il.

Le psychiatre explique que l’accusé a probablement grandi en pensant que le monde extérieur était dangereux.

Il est resté longtemps impuissant au point de ne plus pouvoir quitter l’appartement qu’il partageait avec sa mère.poursuit-il, ajoutant que l’accusé n’est pour autant pas antisocial.

Le médecin précise que l’accusé éprouve encore des flashbacks de son passé et des cauchemars, même si son sommeil s’est amélioré.

>>Une illustration judiciaire du procès.>>

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Le procureur Jay Spare contre-interroge le Dr Patel tandis que l’accusé (à droite) semble dessiner ou prendre des notes.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

L’avocat de la défense Marco Sciarra a fait dire au Dr Patel que Dallas Ly n’avait jamais défié sa mère et qu’en ce sens, il présentait également des symptômes d’enfant battu, qui sont similaires aux symptômes du syndrome de l’enfant battu. stress post traumatique.

Les enfants ne peuvent pas quitter la maison de leurs parents, ils se rendent donc compte qu’ils n’ont aucune échappatoire ni aucune possibilité de changer leur situation.conclut le Dr Patel.

Dans ce procès, la défense de Dallas Ly affirme que son client ne voulait pas tuer sa mère et qu’il a agi par impulsion et par colère, car elle ne voulait pas qu’il la quitte pour aller vivre chez sa tante.

>>Une illustration judiciaire du procès.>>

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Le procureur Jay Spare ne croit pas que Dallas Ly souffrait de troubles de stress post-traumatique ou qu’il souffrait d’amnésie à cause du meurtre, comme le suggère le Dr Patel.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

Lors de son contre-interrogatoire, la Couronne a fait dire au Dr Patel qu’il était le seul des trois psychiatres à avoir noté un syndrome de stress post-traumatique, alors que ses collègues de la prison n’avaient noté que de la dépression.

Le psychiatre a en outre admis que Dallas Ly ne lui avait pas divulgué des informations importantes selon lesquelles il avait saisi un couteau cette nuit-là pour effrayer sa mère.

La Couronne prévoit appeler son propre psychiatre à la barre mardi matin.

 
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