le calvaire de Lisa, 3 ans, battue à mort par sa mère et son beau-père

le calvaire de Lisa, 3 ans, battue à mort par sa mère et son beau-père
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l’essentiel
Battue à mort par sa mère et son beau-père, Lisa, 3 ans, a connu de véritables tortures pendant de longs mois avant de mourir en septembre dernier.

Plus de sept mois après le décès de la petite Lisa, 3 ans, décédée des mains de sa mère et de son beau-père, Le Figaro livre les détails du calvaire de la petite fille, battue pendant de longs mois dans l’indifférence générale.

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Le décès de la petite fille remonte à la nuit du 23 au 24 septembre, dans l’appartement familial à Conches-en-Ouche (Eure). Le soir, selon le beau-père Florian V., Lisa “a fait une crise” alors que le couple et les enfants regardaient la télévision. Pour la faire taire, les deux adultes ont ensuite giflé l’enfant, qui a également reçu des coups de pied « jusqu’aux toilettes ».

Morte sous les yeux de son grand frère

A trois reprises, l’enfant a été étranglée par son beau-père et sa mère – si l’on en croit les déclarations de cette dernière – avant de mourir d’un « syndrome d’asphyxie ». Le tout sous les yeux de son frère – âgé de 7 ans et lui aussi maltraité – placé depuis dans un foyer d’aide à l’enfance.

La fin d’un long calvaire pour la petite Lisa, dont la mère et son compagnon, qui ont reconnu les faits, ont été mis en examen pour « violences et meurtre sur mineur de moins de 15 ans » et placés en détention provisoire. Le couple risque une peine de 30 ans de prison.

“Il était capable de marcher sur lui, de lui sauter dessus”

« Ce qui a été fait à cet enfant a atteint le comble de l’indicible », relate le Figaro le procureur d’Evreux, Rémi Coutin. Et de poursuivre, que les semaines précédant la mort de la petite fille, son beau-père était « capable de marcher sur elle, de lui sauter dessus » alors qu’une Source proche de l’enquête indique que l’enfant portait des marques de coups « même au niveau de la région génitale ». Preuve supplémentaire, s’il en était besoin, des violences dont elle a été victime puisque les photos du rapport d’autopsie montrent que Lisa est couverte de bleus sur tout le corps.

Plusieurs violations

Comment, alors, aucun rapport n’a-t-il été fait sur l’état de la petite fille ? « Il existe plusieurs cercles de responsabilité, au-delà des deux auteurs principaux », relate le maire de Conches-en-Ouche. Plusieurs manquements ont été constatés : celui du père des enfants, dont il avait la garde un week-end sur deux, des gendarmes venus après un appel d’un voisin témoin d’une scène de violences conjugales, d’un ami du couple qui n’a pas failli pour atteindre le 119 (numéro pour enfants en danger) quelques jours avant le décès, faute d’opérateurs disponibles…

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Mais aussi de l’équipe éducative où Lisa a été scolarisée, qui s’est présentée en classe avec un bleu à l’œil ou des marques de morsure. Mi-janvier, la directrice de l’établissement a été mise en examen pour non-dénonciation de mauvais traitements, ainsi que le directeur de l’école primaire où était scolarisé son frère aîné.

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Cette dernière, suspendue à titre conservatoire par le rectorat de l’académie de Normandie en septembre, avait reconnu “qu’elle s’était dit qu’il fallait faire un constat” sans tirer la sonnette d’alarme, selon elle faute de temps.

 
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