Rencontres pour « partager, écouter les autres, dialoguer » avec l’association Tortuga, à Arleuf

Chaque vendredi soir, l’association Tortuga met en place des Villages Dialogues, des rencontres pour « promouvoir la parole commune », au Cornemuse, à Arleuf.

L’association Tortuga propose un nouveau programme de rencontres dédié à tous ceux qui souhaitent participer, apporter leur expérience ou simplement écouter, Village Dialogues, à la Cornemuse. Rencontre, forcément verbeuse, avec Marine Hajduk, présidente de l’association.

Quelle est la volonté derrière ces organisations de dialogue ?

Il y a un an, nous avons lancé un programme de formation et de cours, Les Fondamentaux, comprenant des cours de cuisine, des cours d’informatique avec le Pays Nivernais Morvan, des cours d’engagement et de danse traditionnelle. Cela fait partie de la même idée.

« Nous vivons ensemble, nous avons tout à gagner au partage et à l’écoute. »

Pensez-vous que le dialogue n’est pas assez pratiqué, en général ?

Je trouve que cela commente beaucoup, surtout. Mais le dialogue est la capacité d’écouter les autres sans nécessairement chercher à les convaincre. Il y a des villages où la participation et le dialogue sont très présents et d’autres où la concertation ou la recherche de points communs est inexistante. Un dialogue ne peut donc pas faire de mal.

L’association Tortuga à Arleuf développe un programme de transmission des savoirs

Comment se déroulent ces dialogues ?

Chaque semaine, le vendredi soir, nous invitons tous ceux qui le souhaitent, d’Arleuf ou non, à venir débattre d’un sujet. Y a-t-il un marché dans le village ? La place des circuits courts ? Y a-t-il suffisamment d’activités sportives ? Quelle construction de l’entraide ? A partir de là, on tisse un petit programme en invitant des acteurs du sujet, puis on se lance dans le dialogue. Sans contrainte, sans pression. L’idée est d’encourager le discours commun. Et de bénéficier de l’expérience des autres villages. Comment ont-ils fait ? Qu’est-ce qui fonctionne et qu’est-ce qui ne fonctionne pas ?

« Un marché est indispensable à Arleuf pour qu’une offre locale existe »

Quels sont les premiers thèmes ?

Nous avons commencé vendredi 10 mai par la question de savoir si un marché de producteurs locaux était nécessaire ou non à Arleuf. Oui ou non et pourquoi. Nous savons que les circuits courts sont bénéfiques pour la santé, l’économie et l’environnement. Mais le grand public connaît-il les enjeux des producteurs, leurs difficultés à tenir un stand régulier ? Ce dont je suis sûr, c’est qu’un marché est indispensable à Arleuf pour qu’une offre locale existe. Après, chacun a sa propre consommation. Ce ne sont pas des dialogues moralisateurs ou accusateurs. Les Bêlles morvandelles qui produisent des produits au lait de brebis à Villapourçon étaient là pour déguster leur tomme. Ainsi que Billebaude, qui travaille les plantes et herbes aromatiques dans la même commune, pour le vernissage d’une exposition qu’elle a créée intitulée Herbier. Ensuite, nous évoquerons l’opportunité de l’entraide en accueillant le créateur de l’application locale Toototoor, vendredi 17 mai. Avec la question centrale de l’entraide dans les villages, comment s’entraider et pourquoi. Ou non.

Et puis ?

Une boîte à idées de dialogue sera installée devant la salle afin que chacun puisse proposer. Nous voulons absolument aborder la question de la santé. Osez aborder la question de l’attractivité des villages. Et du sport. Et le tourisme. Et tant d’autres.

 
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