« Mon titre comptera toujours », affirme Anne-Caroline Chausson

« Mon titre comptera toujours », affirme Anne-Caroline Chausson
« Mon titre comptera toujours », affirme Anne-Caroline Chausson

Jusqu’au 26 juillet 2024, date de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris, Ouest-France vous proposera régulièrement un entretien avec un champion olympique pour revivre avec lui ses joies, ses doutes, ses larmes, ses frissons du moment. pour monter sur la plus haute marche du podium et faire résonner La Marseillaise.

Anne-Caroline Chausson est une pionnière. Née le 8 octobre 1977 à Dijon, la Française est l’athlète la plus titrée de sa discipline, cumulant 13 titres mondiaux en VTT de descente, en dual-slalom et en fourcross. Avec l’introduction du BMX aux Jeux de Pékin en 2008, elle relève le défi fou de se remettre au sport qu’elle pratiquait lorsqu’elle était adolescente. Avec succès, puisqu’elle a décroché l’or olympique, la première de l’histoire, en remportant la finale devant sa compatriote, Laëtitia Le Corguillé. Celui qui a également pratiqué le ski de vitesse a toujours eu une culture de la victoire. Porteuse de la flamme olympique jusqu’au sommet du Mont Ventoux, elle cherche toujours son successeur, dans un sport où les Bleus ne manquent pas de talents.

Seize ans après votre titre olympique en BMX, quel souvenir gardez-vous de cette finale à Pékin, la première de l’histoire ?

En ce moment, on y pense souvent, à l’approche des Jeux de Paris. C’est à la mode de parler d’anciens médaillés olympiques. Cela reste mon meilleur souvenir sportif. Évidemment, c’est quelque chose qui compte et comptera toujours. En ce moment, je pense souvent à cette finale.

Un an et demi avant ce titre, vous avez décidé de revenir au BMX, après des années très prolifiques en VTT. Pourquoi ce choix ?

J’avais fait le tour en VTT, je m’ennuyais un peu. J’avais déjà arrêté la descente. J’ai pris beaucoup d’images. Mais à l’époque, c’était un monde différent, les médias sociaux n’en étaient qu’à leurs débuts. Nous ne pouvions pas vivre uniquement d’images. J’avais quelques partenaires qui me faisaient confiance, sans enthousiasme. Ce n’était pas facile. Il lui manquait un objectif concret. L’objectif olympique est venu petit à petit. J’ai rencontré David Douillet, qui m’a dit de tenter ma chance. Il n’en fallait pas beaucoup pour me lancer. C’était plutôt un défi de participer aux Jeux, de voir ce qu’était l’Olympisme.

Se remettre au BMX à 100% n’a pas été trop dur ?

Oui, c’est pour ça que je ne prétendais pas à une médaille ! Quand je me suis lancé dans l’aventure, je voulais simplement vivre les Jeux. Avoir une médaille était inimaginable. Il faut aussi ajouter que j’avais presque trente ans (elle avait 30 ans au moment de son titre olympique). Je suis passé d’un sport qui dure environ 5 minutes à un autre qui dure entre 30 et 40 secondes. En vieillissant, ce ne sont pas les cours les plus faciles à suivre. Je n’avais aucune idée de ce que cela pouvait être. Je me suis lancé à 100% pour ne rien regretter. C’était difficile. Mais ce que j’aime, c’est le progrès. J’étais un peu perdu, car la taille du vélo n’est pas la même, l’effort non plus. Mais ça reste du vélo, et comme j’en avais déjà fait, je n’avais pas peur de sauter les bosses. Je savais dans quoi je m’embarquais. Ce n’était pas la grande inconnue. Je l’ai fait de 6 à 16 ans, mon corps s’en souvenait. Le plus dur,…

 
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