Météo maussade, inflation persistante… Les restaurateurs gersois gardent le sourire et le moral en ce début de printemps

Météo maussade, inflation persistante… Les restaurateurs gersois gardent le sourire et le moral en ce début de printemps
Météo maussade, inflation persistante… Les restaurateurs gersois gardent le sourire et le moral en ce début de printemps

l’essentiel
Ni la météo capricieuse du début du printemps ni l’inflation qui réduit de plus en plus le pouvoir d’achat des Français ne semblent avoir découragé les clients, locaux ou étrangers, de se ruer aux tables des restaurants gersois. Témoignages.

« Quand il fait beau tout va bien, quand il fait mauvais tant pis… » Christophe Bayle a pris sa décision. Car s’il y a un restaurant gersois qui dépend de la météo, c’est bien le sien. « La Terrasse », le restaurant qui borde le lac de L’Isle-Jourdain, ne dispose d’aucune salle pour accueillir ses clients en cas de déchaînement des éléments. Seule une terrasse, d’une capacité de 130 places, est exploitable.

Sans surprise, en raison d’un ciel capricieux au début du printemps, le copropriétaire des lieux a dû s’arracher les cheveux… Non ! « Nous avons passé de jolis week-ends, même très chauds, partage Christophe Bayle. « Les gens attendent encore et il y a beaucoup d’activité », poursuit celui qui est aussi gérant du Téléski Nautique du Gers.

Un discours partagé par « Le Bonheur est dans le Pré », à Lectoure. « Forcément, on a eu un peu moins de turnover car on n’a pas les extérieurs, mais sinon il y a quand même du monde là-bas, constate Daphné Zuszek, directrice de l’établissement.

Un œil constant sur les prix

Cela signifierait-il que les clients sont moins attentifs ? «Peut-être qu’ils dépensent un peu moins, mais je n’en suis même pas sûr», disent-ils au bord du lac Lislois. “Il ne faut pas s’endormir face à ça, ce n’est pas une fatalité.” , insiste Christophe Bayle. Le patron de « La Terrasse » a donc pris le taureau par les cornes. « Nous sommes restés avec une politique tarifaire identique à l’année dernière. Nous avons essayé de changer certains produits, qui étaient plus viables… mais qui plaisaient tout autant aux gens», explique Christophe Bayle.

Fidéliser vos clients, tout en conservant une marge acceptable… C’est l’équation, loin d’être simple, à résoudre. A l’autre bout du département, à Nogaro, le restaurant « Chez Quentin » a également trouvé la formule. « Mon mari, Eddy Caget (gérant), fait ses courses tous les jours, il vérifie les prix et s’adapte en fonction », raconte son épouse.

“Ce n’est pas bon !”

Un son de cloche qui tranche avec le ressenti sur le terrain du gérant de « La Bodéga », à Auch. « Cela fait 30 ans que je suis ici : les mois de janvier, février et mars n’ont jamais été bons », constate amèrement Antoine Cabrera. “En avril, nous avons commencé à voir des chiffres normaux”, ajoute-t-il.

Cela signifie-t-il que les clients, avec la hausse des températures, reviennent nombreux dans leurs établissements ? Pas vraiment… « Dans la mesure où on a augmenté les prix, puisqu’on est obligé de les augmenter régulièrement, en réalité, par rapport à l’année dernière, on a à peu près le même chiffre, donc ça veut dire qu’il y a moins de monde, en déduit le bien. -propriétaire connu du restaurant de la haute ville. Ce n’est pas bon!”

Antoine Cabrera s’accroche à quelques raisons d’espérer. « Quand les autres ferment, nous recevons plus de monde. Depuis que Paco (gérant de « Lou Troket », NDLR) a fermé, je prends 3 ou 4 clients de plus », le patron de « La Bodéga ». Comme le dit le proverbe : le malheur des uns fait le bonheur des autres. « Il faut de la concurrence, mais dans une certaine mesure », souligne précipitamment Antoine Cabrera, avant d’aller servir deux clients qui ont opté ce jeudi pour une table en extérieur, rue Dessoles.

Le mauvais temps est de retour ?

A quelques mètres de là, un des employés du restaurant « La Grange » préfère voir le verre à moitié plein. « C’était un peu compliqué au niveau météo, sinon c’est assez dynamique, les touristes sont là », glisse-t-il avant le début de la prestation. Une clientèle qui, si la météo reste clémente, peut profiter d’une vue imprenable sur la cathédrale Sainte-Marie en terrasse.

Si le début du printemps reste donc « correct » pour la majorité des restaurateurs gersois. L’arrivée des premières températures chaudes ne peut pas être de trop et doit être accueillie à bras ouverts par le secteur. Lequel pourrait être rapidement refroidi par le retour des tempêtes. Dès ce samedi soir…

 
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