L’ancien juge d’instruction français Renaud Van Ruymbeke est décédé – rts.ch

L’ancien juge d’instruction français Renaud Van Ruymbeke est décédé – rts.ch
L’ancien juge d’instruction français Renaud Van Ruymbeke est décédé – rts.ch

L’ancien juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke, connu pour avoir notamment instruit les affaires Elf, Kerviel et Cahuzac, est décédé à l’âge de 71 ans. Les causes de son décès n’ont pas encore été élucidées.

« Le juge Renaud Van Ruymbeke nous a quittés. La France perd un grand magistrat et la Justice un immense serviteur. J’adresse mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches”, a annoncé vendredi le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti. , sur X.

Retraité depuis 2019, Renaud Van Rymbeke a été l’un des juges emblématiques de la lutte contre la corruption en France et a instruit certaines des affaires politico-financières les plus sensibles de ces dernières décennies.

Parmi ses instructions figurent notamment l’affaire Urba, sur le financement secret du Parti socialiste, les enquêtes sur Jérôme Cahuzac et le couple Balkany, ou encore la complexe affaire des frégates de Taiwan. En 2008, il a également mené l’enquête sur les fraudes géantes du trader de la Société Générale Jérôme Kerviel.

Affaires politiques

Depuis des années, Renaud Van Ruymbeke, né le 19 août 1952 à Neuilly-sur-Seine, a également traqué les prétendus flux de financements cachés par la Libye de Mouammar Kadhafi de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Son chemin a croisé celui de l’ancien président à plusieurs reprises, de l’affaire Clearstream, qui avait menacé le juge d’une sanction disciplinaire, à celui de Karachi sur le financement de la campagne d’Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.

Chasse à l’évasion fiscale

Grand pourfendeur de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux, l’ancien juge constatait qu’« il y a beaucoup d’argent à nos portes et personne ne fait rien », lors du dernier entretien accordé à l’AFP, en novembre 2022.

Le magistrat a appelé à “la nécessité d’une prise de conscience”, “à l’heure où les Etats ont des déficits importants, de gros besoins en hôpitaux, en matière de transition énergétique”. Sans détour, il a exhorté les États à récupérer les revenus perdus résultant de « l’évasion fiscale, du trafic de drogue et de la corruption ».

Sa satisfaction réside dans la mise en place en 2016 de la Convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) qui permet aux entreprises soupçonnées de corruption, de trafic d’influence ou d’évasion fiscale d’échapper aux poursuites pénales en payant une amende.

Ces dernières années, des poids lourds comme Airbus (2,1 milliards d’euros en 2020), Google (500 millions d’euros en 2021) ou McDonald’s (1,25 milliard en juin 2022) sont passés à la caisse pour mettre fin aux investigations judiciaires.

rad avec AFP

 
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