Ces serpents mettent en scène leur propre mort de manière théâtrale

Dans le monde animal, la survie est souvent une question de ruse et d’adaptabilité. Face à de redoutables prédateurs, certains animaux ont développé des stratégies surprenantes pour échapper à la prédation. L’une d’elles, la simulation de la mort, ou thanatose, est une tactique ingénieuse utilisée par diverses espèces pour tromper leurs prédateurs. Récemment, des chercheurs ont découvert que les couleuvres à collier utilisaient également cette stratégie. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils s’en donnent les moyens.

Faire semblant de mourir : une stratégie de survie

La simulation de la mort, ou thanatose, est un comportement largement répandu dans le règne animal. De nombreux insectes, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères utilisent cette tactique pour échapper à la prédation. L’idée est de faire croire au prédateur que l’animal est mort, ce qui peut dissuader l’attaquant ou donner à la proie une chance de s’échapper.

Opossum de Virginie (Didelphis virginiana) est par exemple connu pour utiliser cette technique. Lorsque cela est nécessaire, l’animal peut geler et même déféquer ou baver pour ajouter à l’illusion de sa propre mort.

Lorsqu’il est attaqué, le scarabée bombardier (Brachin) peut notamment produire une réaction chimique dans son abdomen qui génère de la chaleur, créant ainsi une explosion sonore et une expulsion de produits chimiques irritants pour ses prédateurs. Après cette réaction, le coléoptère tombe souvent sur le dos et reste immobile, donnant l’impression qu’il est mort.

Serpents tessellés : maîtres dans l’art de simuler la mort

Dans une étude récente publiée dans la revue Biology Letters, des chercheurs ont révélé comment les serpents tessellés (Natrix tessellata) utilisent également la simulation de mort pour échapper à leurs prédateurs. Lorsqu’ils se sentent menacés, ces serpents expulsent excréments et musc avant de s’allonger sur le dos pour feindre la mort. Certains de ces serpents iraient même jusqu’à saignement de la boucheprobablement dans l’espoir de paraître moins appétissants aux yeux de leurs prédateurs.

Ces observations ont été faites parmi une population de serpents dés sur Île Golem Grad, en Macédoine du Nord.

Portrait du serpent tessellé. Crédits : Andreas Meyer

Notez que ces serpents, qui peuvent mesurer jusqu’à 1,2 mètre de long, ne possèdent pas de défenses venimeuses, ce qui les rend vulnérables aux prédateurs plus gros. En combinant l’expulsion des excréments et du musc avec la simulation de la mort, ils peuvent alors apparaître comme une carcasse en décomposition plutôt que comme une proie fraîche, ce qui peut dissuader les prédateurs ou leur faire perdre l’appétit.

Selon Vukašin Bjelica, biologiste à l’Université de Belgrade et auteur principal de l’étude, le différences individuelles de personnalité peut influencer la propension des serpents à adopter ce comportement. Les plus audacieux d’entre eux seront peut-être plus disposés à prendre des risques, tandis que les plus timides éviteront de simuler la mort pour minimiser les dangers.

 
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