Mobilité Infra Québec et infrastructures

Mobilité Infra Québec et infrastructures
Mobilité Infra Québec et infrastructures

(Québec) Face à l’explosion des coûts et des délais, le gouvernement Legault a déposé jeudi deux projets de loi dans l’espoir de mieux gérer les projets de transport collectif et les projets d’infrastructures publiques en général.


Publié à 10h16

Mis à jour à 10h35

La ministre des Transports Geneviève Guilbault a présenté au Salon bleu son texte législatif créant Mobilité Infra Québec, une agence dont le mandat sera d’analyser, de planifier et de réaliser des projets de transport collectif et des projets routiers complexes comme la construction du pont A. C’est le gouvernement qui lui confiera les projets.

Geneviève Guilbault a accordé une entrevue à La presse sur le sujet la semaine dernière. Elle a justifié cette nouvelle structure indépendante inspirée de CDPQ Infra – et un peu de Santé Québec aussi – en affirmant notamment que le gouvernement ne possède pas d’expertise interne en matière de transport collectif et qu’il est nécessaire de centraliser la planification des projets. Le mandat de Mobilité Infra Québec, «on pourrait y voir un chevauchement avec la mission de l’ARTM», l’Autorité régionale métropolitaine de transport, a-t-elle reconnu.

Il y a eu une résistance du gouvernement concernant la création de cette agence, car La presse l’a démontré la semaine dernière.

De son côté, le ministre de l’Infrastructure, Jonatan Julien, a dévoilé son projet de loi « visant principalement à diversifier les stratégies d’acquisition des organismes publics et à leur offrir une plus grande agilité dans la réalisation de leurs projets d’infrastructures ». Il souhaite réduire les coûts et les délais de construction d’écoles, de routes ou de transports publics, par exemple.

Avec ces modifications législatives, il crée un nouveau type de contrat, le « contrat de partenariat ». Cela permettra l’« approche collaborative », une façon de faire qui repose sur l’idée que l’entrepreneur doit être impliqué dès la phase de planification du projet, et qu’il peut aider l’État à réduire ses coûts en l’aidant à mieux le concevoir.

Selon M. Julien, les projets seront réalisés jusqu’à 25 % plus rapidement et coûteront 15 % moins cher, et des entrepreneurs heureux « font les vagues ».

Lire la chronique de Maxime Bergeron : « Réforme des contrats publics : des gains « bouts » ou réalistes ? »

Ce n’est pas la première fois que Québec tente de prendre du recul en matière d’infrastructures. Il a fait voter en 2020 une loi pour accélérer environ 200 projets dont les résultats ont été mitigés. Ce sont surtout les résidences pour aînés – une promesse de la CAQ – qui ont connu une croissance rapide, mais à un coût beaucoup plus élevé que prévu.

 
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