une nouvelle journée de grève générale ce 9 mai contre Milei et ses projets réactionnaires

une nouvelle journée de grève générale ce 9 mai contre Milei et ses projets réactionnaires
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La semaine dernière, le gouvernement Milei a réussi pour la première fois à obtenir une victoire parlementaire au Congrès avec le vote de sa loi omnibus « XS », aussi appelée « loi des bases », par la majorité des députés argentins. Alors que le projet de loi doit encore passer au Sénat, Javier Milei pourrait donc se diriger pour la première fois vers le vote d’un de ses projets phares. Celui-ci vise notamment à privatiser de nombreuses entreprises publiques (à commencer par la compagnie aérienne Aerolineas Argentinas), à imposer une réforme des retraites, une réforme du travail, la mise en place d’un régime fiscal largement incitatif et rentable pour les grands groupes économiques. des accords internationaux, notamment dans l’exploitation des matières premières, ainsi qu’un renforcement sans précédent du pouvoir présidentiel à travers la délégation de certains pouvoirs du Congrès à l’exécutif.

Mais parallèlement à cette offensive, la dégradation quotidienne des conditions de vie des Argentins alimente la colère dans le pays, et pourrait conduire à une intensification de la crise politique et économique. Les récentes coupes budgétaires de près de 70% des revenus universitaires ainsi que les attaques massives contre les employés des enseignants et des fonctionnaires ont réveillé une colère importante dans de larges pans des classes moyennes, présentes massivement dans les rues le 23 avril lors d’une manifestation considérée parmi la plus importante de l’histoire du pays depuis 1983. Les réductions quotidiennes des salaires via l’inflation et les négociations paritaires à la baisse, ainsi que les licenciements facilités par le gouvernement, contribuent également à un climat de mécontentement général, même si le pays pourrait passer de la récession à un climat de mécontentement général. dépression économique ouverte le mois prochain avec une perte d’activité économique de près de 10% en mars dernier.

Au milieu d’une crise politique qui s’intensifie, le 9 mai s’annonce massif

Alors que ces tendances sont alimentées par le gouvernement sous couvert de lutte contre l’inflation, une journée de mobilisation et de grève générale convoquée par les principales centrales syndicales du pays (CGT et CTA) aura lieu le 9 mai. notamment dans les transports publics (métro, bus, transport aérien, trains), où la quasi-totalité des syndicats ont appelé à une mobilisation massive et à un arrêt de travail pendant 24 heures.

C’est une différence majeure avec la mobilisation nationale interprofessionnelle du 24 janvier, où ces secteurs étaient globalement absents suite à une décision des organisations syndicales, affaiblissant largement la dynamique de grève et empêchant les secteurs les plus précaires d’y participer. Prendre parti. Au contraire, la mobilisation de ce jeudi pourrait être massive, dans la continuité des grandes manifestations qui ont touché le pays ces derniers mois, le 8 mars, pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le 24 mars, à l’occasion de la commémoration du coup d’Etat militaire, le 10 avril, dans le cadre d’une mobilisation massive des travailleurs des transports, ou encore le 23 avril avec une large mobilisation étudiante.

Si les dirigeants syndicaux ont tout fait pour que les journées d’appels à la mobilisation restent les plus isolées les unes des autres, les dernières mobilisations des 10 et 23 avril ont marqué un changement d’état d’esprit au sein de l’opposition qui s’exprime dans les rues au gouvernement Milei. . L’image des centaines de milliers d’étudiants, d’enseignants et de leurs familles venus s’opposer à Javier Milei et à son projet est venue rappeler que le projet du président libertaire a profondément affaibli les aspirations des classes moyennes et populaires. Ce premier mouvement d’opposition au gouvernement parmi les jeunes a été une étape importante, après quoi le massif annoncé pour demain pourrait contribuer à démontrer que les forces nécessaires pour vaincre Javier Milei et son projet de loi « Bases » existent bel et bien dans le pays. au sein du mouvement ouvrier.

Le péronisme en crise

Cette journée de grève intervient également alors que des négociations sont en cours entre certains secteurs de l’opposition péroniste et alliés du gouvernement, radicaux et macristes, afin d’obtenir le vote de la loi au Sénat. Ces dernières semaines, le radicalisme et le macrisme n’ont cessé de donner des assurances au gouvernement. En revanche, le péronisme est touché par une crise et une division au sein de ses rangs.

En effet, les péronistes doivent tous deux concilier leur attitude d’opposition au gouvernement avec l’objectif stratégique de se positionner comme une force de gouvernement alternative, capable de travailler main dans la main avec le Fonds monétaire international. Cela nécessite de limiter la mobilisation de masse contre le gouvernement argentin et de concentrer l’opposition sur le terrain en vue des prochaines élections législatives de mi-mandat en 2025.

Récemment, cette contradiction interne au péronisme s’est cristallisée autour de la question des appels à la mobilisation dans la rue. Alors que le péronisme a subi un échec total de son opposition parlementaire avec le vote de la loi « Bases », soutenue par tous les secteurs dits « de dialogue » de l’opposition [1], le gouverneur de la province de Buenos Aires, Axel Kicillof, a expliqué vouloir appeler à une mobilisation massive dans les rues contre l’avis de la direction du mouvement. Dans ce contexte, la mobilisation massive de jeudi pourrait aggraver les tensions avec le péronisme, dont les différentes ailes cherchent à finalement tout cela pour éviter l’émergence d’une mobilisation indépendante qui les dépasse.

Face à cette opposition conciliante, l’extrême gauche a connu de son côté une hausse très significative de sa popularité à travers ses députés comme Myriam Bregman et Cristian Castillo, reconnus comme une opposition de premier plan au gouvernement Milei. Contrairement à la crise du péronisme, demain pourrait permettre à la gauche révolutionnaire et aux secteurs qui ont été à l’avant-garde des luttes ces derniers mois de commencer à élargir la mobilisation et à construire un véritable plan de bataille. A 55 ans de l’anniversaire de la grande révolte ouvrière et étudiante de Cordobazo de 1969, le mouvement ouvrier argentin pourrait montrer la voie pour infliger une défaite au gouvernement réactionnaire et ultralibéral de Javier Milei.

 
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