«Je dors avec un couteau sous mon oreiller»

«Je dors avec un couteau sous mon oreiller»
«Je dors avec un couteau sous mon oreiller»

Karie et sa fille Isabelle ont été agressées sexuellement par le même homme. Aujourd’hui, ils interpellent les ministres Dubé et Jolin-Barrette concernant le manque d’aide apportée aux victimes.

Isabelle traverse une nuit d’horreur. Son beau-père lui fait des avances, l’enivre, puis prend une vingtaine de photos de la jeune fille inconsciente dans des positions dégradantes. A son réveil, elle appelle sa mère Karine. Celui qui est sorti avec l’homme pendant plus de 9 ans l’a immédiatement crue. Elle aussi a enduré ses abus.

« J’ai vécu avec mon ex-conjoint pendant près de 9 ans et demi. C’était le cycle de la violence. Cela a commencé par des violences psychologiques, puis des violences physiques, puis des violences de toutes sortes, des agressions sexuelles, mais je n’aurais jamais pensé qu’il s’en prendrait à quelqu’un d’autre que moi, encore moins à l’un de mes enfants”, a-t-elle déploré.

La peur ne s’est pas arrêtée aux portes du palais de justice.

« Actuellement, je dors encore avec un couteau sous l’oreiller, confie Karine. J’ai longtemps dormi à côté de mon téléphone avec le 911 déjà programmé. Je dois m’endormir avec des médicaments, sinon je fais des cauchemars.

Mère et fille ont accepté que le journaliste du 24 Heures, Mathieu Carbasse, les suive pendant plus d’un an pour documenter leur parcours judiciaire et raconter leurs tentatives de reconstruction. Un parcours extrêmement laborieux : plus de trois ans de procédure judiciaire, 150 000 $ dépensés en frais juridiques et un flou total sur la procédure en tant que victime. Isabelle bénéficie d’une aide psychologique après 5 mois de combat… et une tentative de suicide.

 
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