dans l’enfer de la scène de crime

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Il était environ 9h50 ce mardi matin lorsque la présidente de la cour d’assises Marie-Dominique Boulard Paolini a conseillé aux proches d’Arlette Mohar de quitter la salle d’audience avant de projeter sur les écrans les photos de la scène. de la criminalité. Tout d’abord, quelques photos générales. De la porte à volet vert d’eau, méthodiquement découpée par Jordan Mohar pour tenter de mettre le feu à la maison. Puis du poulailler, où une pantoufle, un téléphone et une pantoufle étaient éparpillés sur quelques mètres, ce qui laissait présager une fuite désespérée de la septuagénaire, malgré un bassin fracturé, pour échapper à son petit-fils armé d’une tronçonneuse.

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Et près d’un petit appentis, dans l’enclos des poules, le cadavre d’Arlette Mohar, calciné du cou jusqu’aux cuisses. Une vision d’horreur, d’un corps allongé sur le dos. D’un visage mutilé avec de nombreuses blessures. Sur ces photos, l’expression du visage d’Arlette Mohar glace le sang et donne une idée du calvaire qu’a vécu la septuagénaire au petit matin du 7 mai 2021, aux Pins.

Une agonie de plusieurs minutes

Dans son box, l’accusé Jordan Mohar regardait ces photos en baissant parfois les yeux. La médecin légiste Tiffany Houpert a minutieusement détaillé les « 33 attaques » au crâne, provoquées par la tronçonneuse. Elle estime que l’agonie a duré « plusieurs minutes. […] Elle s’est vue mourir. » Les gendarmes, qui en ont vu d’autres, ont également affiché leur étonnement face à ce tableau atroce.

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“C’est quand même une scène qu’on n’a pas l’habitude de voir”, estime l’adjudant-chef de la brigade de recherche de Confolens. « Je ne suis pas resté longtemps devant le corps. Même si j’ai quelques années dans la gendarmerie, c’est un des meurtres, en termes d’agressivité, qui dépasse tout ce que j’ai fait auparavant. » Idem pour son collègue de la section de recherche de Poitiers. «On ne le voit que dans les films, c’était vraiment ‘Massacre à la tronçonneuse’. » Ils se sont également souvenus de la garde à vue de Jordan Mohar, le soir même où le corps a été découvert. Un interrogatoire étape par étape où le jeune homme ne voulait rien lâcher. « Nous lui avons fait comprendre que nous savions qu’il était derrière tout cela et nous lui avons conseillé de prendre un avocat car vu l’évolution des choses, il valait mieux qu’il se fasse conseiller. » Au bout de 24 heures, Jordan Mohar leur a simplement dit que « ça sentait le brûlé » et a fait appel à Me Rachid Rahmani. L’adjudant-chef poursuit : « Lors de sa garde à vue, il était très calme, il attendait des éléments matériels. On avait beaucoup d’indices mais matériellement, on n’avait pas beaucoup d’éléments. »

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La police connaissait l’inimitié que leur suspect avait envers la victime. Qu’il avait acheté une tronçonneuse – qui n’a jamais été retrouvée – et surtout, constaté qu’il avait été brûlé aux mains et aux sourcils… Ils ont tout tenté en le surprenant. En lui montrant une photo du corps d’Arlette Mohar. “Il a agi comme ‘Oh mon Dieu, pas ça !'”, rejoue l’enquêteur. “Il n’avait aucune émotion, aucun signe de tristesse.” Ce n’est que cinq mois plus tard qu’il a reconnu le meurtre lorsque les résultats ADN sont revenus et ont confirmé sa présence dans le poulailler.

L’enquêteur de Poitiers SR en est convaincu : “Pour nous, Jordan Mohar a prémédité son acte.” «Quand il part, c’est avec l’idée de la tuer. Il prépare sa tronçonneuse, il prend soin de sortir de chez lui sans faire de bruit, poussant sa moto sans la démarrer. […] Et lorsqu’elle va à sa rencontre, il ne s’enfuit pas, et se dirige vers elle pour la frapper à plusieurs reprises avec une tronçonneuse. »

Toute la journée, Jordan Mohar, qui réfute la préméditation et accuse sa grand-mère d’avoir voulu voler son père, notamment en lui faisant signer un chèque de 50 000 euros sur son lit de mort, a écouté, sans ciller. La journée s’est ouverte avec des photos atroces. Cela s’est terminé par d’autres photos, inquiétantes au vu de ce qui s’est passé. On y voit Jordan Mohar, un petit garçon, dans les bras d’Arlette, en famille, autour d’un gâteau d’anniversaire. Reprise des débats lundi.

 
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