Après l’UNIL, la mobilisation pro-palestinienne s’étend à d’autres universités suisses – rts.ch

Après l’Université de Lausanne, le campus voisin de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne a fait à son tour l’objet d’une mobilisation pro-palestinienne mardi. La direction a bloqué l’accès au bâtiment. Des étudiants de l’Université de Genève ont également rejoint le mouvement, tandis que la police est intervenue à l’EPFZ pour les évacuer.

A l’EPFL, “une cinquantaine de manifestants” étaient assis par terre dans le hall de la faculté d’architecture vers midi, a précisé Emmanuel Barraud, porte-parole de l’établissement. Des tentes et de la nourriture ont été amenées sur le site. Le groupe de militants pro-palestiniens a annoncé avoir décidé d’« occuper pacifiquement » le site.

Les participants ont envoyé une demande de discussion à la direction. “Nous sommes en train d’organiser la suite”, a expliqué le porte-parole de l’EPFL. Il confirme que l’accès au bâtiment a été fermé, empêchant les autres étudiants de rejoindre la salle occupée. Les médias ont été autorisés à entrer.

Les étudiants réclament « un boycott académique » des institutions israéliennes et « la fin de la censure à l’EPFL ». [RTS – Robin Baudraz]

Les étudiants réclament “un boycott académique” des institutions israéliennes et “la fin de la censure à l’EPFL”, en lien avec la suspension de l’association féministe Polyquity. Ils plaident également pour un cessez-le-feu, pour le rétablissement du financement de l’UNRWA et pour la fin de « l’occupation et de l’apartheid », écrivent-ils dans un communiqué.

Un appel à rejoindre l’occupation a également été lancé et encourage d’autres universités à se mobiliser.

>> Lire aussi : L’occupation pro-palestinienne s’accentue sur le campus de l’Unil Et «Je suis surpris et inquiet» de la position de la Suisse à l’égard de l’UNRWA, déclare Philippe Lazzarini

>> Détails sur ces manifestations mardi à 12h30 :

La contestation étudiante pro-palestinienne s’étend à l’EPFL, à l’Université de Genève et à l’EPFZ / 12h30 / 2 min. / aujourd’hui à 12h33

Egalement à l’EPFZ et à l’Université de Genève

La mobilisation a également atteint l’École polytechnique de Zurich (ETHZ), où quelques dizaines d’étudiants étaient assis par terre dans le hall principal peu avant midi. Les manifestants ont notamment scandé « Palestine libre » et déployé une affiche au sol avec le slogan « Pas de technologie pour le génocide ».

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La police a lancé un ultimatum aux manifestants et leur a donné cinq minutes pour quitter les lieux. La plupart des manifestants sont ensuite partis. Peu avant 14 heures, la police a commencé à évacuer ceux qui étaient encore présents.

Le sit-in était organisé par un groupe appelé « Étudiants pour la Palestine ». Il a exigé que l’EPFZ prenne « une position claire sur le génocide en cours à Gaza ».

En outre, le groupe a appelé l’EPFZ à un « boycott académique » des institutions et des entreprises israéliennes qui soutiennent le gouvernement israélien. Enfin, l’ETH Zurich doit faire preuve de transparence et rendre publique toute coopération avec des organisations israéliennes.

Les étudiants se sont rassemblés à l’EPFZ pour manifester leur soutien aux Palestiniens vivant en guerre dans la bande de Gaza. [KEYSTONE – MICHAEL BUHOLZER]

Toujours à l’Université de Genève (UNIGE), la Coordination étudiante Palestine-Université de Genève (CEP-UniGe) a investi la salle UniMail, avec tables, chaises et canapés. De nombreux drapeaux palestiniens sont déployés à tous les étages du bâtiment, ainsi que des banderoles avec les messages : « Libérez la Palestine, arrêtez le génocide » et « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre ». A la pause déjeuner, de nombreux étudiants sont là pour manger.

Le CEP-UniGe a adressé une lettre au rectorat lui demandant de prendre position sur le génocide perpétré à Gaza et la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat. Elle réclame également la fin des liens entre l’UNIGE et les universités israéliennes. Une assemblée est prévue dans l’après-midi.

La mobilisation continue à l’UNIL

A l’UNIL, là où est né le mouvement suisse, les militants sont toujours là et une cinquantaine d’entre eux ont dormi sur le site. Beaucoup d’entre eux se sont installés par terre, dans leurs sacs de couchage ou sur des canapés. D’autres installent des tentes.

Les militants pro-palestiniens qui occupent depuis jeudi le bâtiment de Géopolis ont décidé d’étendre leur mouvement contre l’avis de la direction, qui leur a demandé de quitter les lieux après les avoir autorisés à y rester cinq jours.

Les manifestants accusent l’UNIL de ne pas être venue apporter des réponses aux revendications des occupants avant leur assemblée générale et de n’avoir envoyé que des réponses écrites. De son côté, l’UNIL indique avoir proposé de rencontrer seulement une petite délégation de manifestants ailleurs qu’à Géopolis, ce qui a été refusé.

>> Voir les images de la mobilisation à l’UNIL lundi 19h30 :

La mobilisation pro-palestinienne touche désormais la Suisse. A Lausanne, les étudiants occupent un bâtiment de l’UNIL / 19h30 / 2 min. / Jeudi à 19h30

juma avec ats

 
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