Côte-d’Or : le « empoisonneur de chat » fait-il son retour à Lechâtelet ?

Côte-d’Or : le « empoisonneur de chat » fait-il son retour à Lechâtelet ?
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Deux ans après l’empoisonnement d’une vingtaine de chats avec un produit anti-limaces caché dans des boulettes de viande, une dizaine de félins ont été retrouvés morts en avril dans la commune de Lechâtelet, en Côte-d’Or, rapporte France Bleu Bourgogne.

« Nous constatons une augmentation des morts subites de chats. A ce jour, une dizaine de chats sont déjà morts. Ce sont des décès précoces et sans raison apparente. Soyez vigilant avec vos chats, essayez de les garder à la maison”, peut-on lire sur une affiche postée le 25 avril par la mairie de cette commune de Bourgogne-Franche-Comté.

Pas d’autopsie

Si l’histoire est prise au sérieux, c’est parce que le village a déjà été confronté à un « empoisonneur de chat » en 2022. A cette époque, une vingtaine de félins avaient été retrouvés morts après avoir ingéré des boulettes de viande contenant un produit anti-limaces. Mais aucune plainte n’avait été déposée.

Malgré le précédent, aucun des chats n’a été autopsié. “Nous ne sommes pas certains qu’il s’agisse d’empoisonnements volontaires, car aucun des chats n’a été emmené chez le vétérinaire, c’est un coût important”, explique au Parisien Nathalie Leignel, conseillère municipale et présidente de l’association Chadaba, qui a proposé de prendre les chats. examiné si d’autres corps avaient été découverts.

Selon elle, il ne peut pas s’agir d’une intoxication involontaire : “Les chats peuvent accidentellement ingérer un anti-limaces dans un jardin, mais à l’heure actuelle, nous n’utilisons pas encore le produit, ce n’est pas la saison”, explique-t-elle. Quant à l’accident ou à la maladie, cela aurait été possible s’il s’agissait d’un ou deux chats, mais ici, nous en avons une dizaine, cela semble peu probable », ajoute-t-elle.

« Une agonie qui dure plusieurs heures »

Sans preuves d’empoisonnement, impossible de porter plainte, ajoute-t-elle, sans grand espoir de trouver un coupable. « C’est atroce, poursuit Nathalie Leignel, l’empoisonnement, c’est une agonie de plusieurs heures pour ces chats, ils souffrent énormément. »

Après le mystère de 2022, la mairie soupçonnait l’action d’une personne mécontente du grand nombre de chats errants dans la commune. Selon le président de l’association, la commune de Lechâtelet en compte une centaine pour 230 habitants. En mars dernier, le conseil municipal a voté un budget de 1000 euros pour stériliser les chats errants. Une campagne qui devrait débuter prochainement, selon Nathalie Leignel.

 
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