«Je n’apprécie pas qu’on me serve de chair à canon»… Emmanuelle Bercot répond aux pages d’Isild Le Besco la concernant

«Je n’apprécie pas qu’on me serve de chair à canon»… Emmanuelle Bercot répond aux pages d’Isild Le Besco la concernant
«Je n’apprécie pas qu’on me serve de chair à canon»… Emmanuelle Bercot répond aux pages d’Isild Le Besco la concernant

Isild Le Besco et Emmanuelle Bercot ont débuté ensemble, l’une devant la caméra tenue par l’autre dans La puce. Ce court métrage constitue le projet de fin d’études du cinéaste à la Fémis, école publique d’art sous tutelle du ministère de la Culture. L’actrice avait 14 ans à l’époque et dit dans son livre : Dire vraisorti par Denoël le 2 mai, après avoir dû observer le pénis en érection d’un homme lors d’une scène de sexe qui aurait été longue à filmer.

Être “citée ou même voir(s) une photo apposée au milieu de plusieurs hommes désignés comme agresseurs ou violeurs” s’indigne Emmanuelle Bercot qui “apprécie peu de servir de chair à canon médiatique pour la promotion de son livre”. D’autant plus que, comme elle l’a suggéré sur https://twitter.com/franceinter/status/1787387653882630480 au micro de Léa Salamé, elle n’a pas été prévenue par celle qui est la marraine de son fils, avant la sortie du livre. Un ouvrage qu’elle n’a pas encore lu et dont le contenu, qu’elle a entendu, la « stupéfie ».

« Aucune envie de polémique »

Emmanuelle Bercot affirme n’avoir “aucune envie d’entrer dans une polémique” avec Isild Le Besco, qui est “sans doute la femme dont j’ai été la plus proche dans toute ma vie”. Si le cinéaste, également nominé aux Molières et qui sort en salles L’esprit Coubertin“comprend sa démarche”, faisant elle-même le bilan de son parcours “avec la lumière qui est la nôtre aujourd’hui”, elle dément fermement avoir fait filmer Isild Le Besco “une longue scène de sexe” lorsqu’elle était une très jeune adolescente.*

« Lorsqu’une jeune fille de quatorze ans est retournée, la DDASS intervient. Tout cela est très structuré, très protégé. Le film a été sélectionné à Cannes en sélection officielle et a remporté le prix de la Cinéfondation. Il est sorti en salles. Il avait une très bonne presse. Ne prétendons pas aujourd’hui qu’il s’agissait d’un film un peu obscur où j’aurais pu faire faire à Isild des choses qui n’étaient pas possibles. (…) Ce plan que je lui ai fait regarder est un plan de cinq secondes où la jeune fille voit un morceau du sexe en érection du partenaire et elle détourne la tête. Le plan dure cinq secondes et l’histoire de ce film, c’est la défloration d’une jeune fille », explique Emmanuelle Bercot.

Autres expériences de violence sexuelle

Dans le livre, cette anecdote côtoie d’autres expériences de violences sexuelles et morales vécues par Isild Le Besco, tant dans sa vie personnelle que professionnelle. L’actrice, qui est également réalisatrice, raconte la relation sous emprise qu’elle a vécue avec Benoît Jacquot. A l’époque, elle avait 16 ans et lui 52 ans. Elle évoque aussi le couple formé par sa sœur Maïwenn, alors mineure, avec Luc Besson, déjà cinéaste confirmé.

 
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