Élisabeth Badinter appelle à un meilleur partage des tâches au sein du couple

Élisabeth Badinter appelle à un meilleur partage des tâches au sein du couple
Élisabeth Badinter appelle à un meilleur partage des tâches au sein du couple

Élisabeth Badinter, philosophe, femme de lettres et d’affaires, a publié le livre « Messieurs, encore un effort… » (Flammarion/Plon) dans lequel elle « met en lumière la dureté des conditions maternelles, principale cause du désengagement des femmes ” d’après elle.

« Dureté de la condition maternelle »

Il interroge également la baisse de la natalité dans nos sociétés et avance des éléments d’explication. ” Avoir un bébé aujourd’hui, c’est accepter un salaire moindre tout en assumant les contraintes d’une double journée ; cela signifie porter, bien plus que le père, le poids psychologique de la parentalité. », écrit-elle dans son résumé en quatrième de couverture.

Dans « 4 Vérités » sur France 2, diffusé ce lundi 6 mai, la philosophe a réitéré sa demande « pour les hommes, qui font des efforts depuis 50 ans déjà, pour partager les responsabilités familiales et domestiques, essentiellement les dépenses privées, avec leur partenaire « . Pour la veuve de Robert Badinter, c’est “ d’un effort de justice ” faire.

Jusqu’à ce que cet effort soit achevé, je pense que les femmes seront de plus en plus réticentes à avoir plus d’enfants qu’elles ne le font. [aujourd’hui] », estime Élisabeth Badinter qui évoque longuement dans son livre la baisse démographique dans de nombreux pays, notamment en France.

Charge mentale

Nous sommes des mères mais nous sommes aussi une autre personne qui est une femme. En tant que femme, nous avons des intérêts personnels et professionnels, ainsi qu’un désir d’indépendance financière. Malheureusement, ici, quelque part, cela ne choque pas vraiment les hommes que les femmes travaillent une journée double. », déplore-t-elle au micro de Thomas Sotto. ” C’est le fait de la répétition quotidienne de ces centaines d’obligations petites mais importantes et de la charge mentale » qui pèse le plus sur les femmes, qui, « comme les hommes d’aujourd’hui veulent une vie d’épanouissement personnel, où nous ne sommes pas stressés « .

Quand on a un couple sans enfants, c’est le modèle le plus proche de l’égalité du couple », note le philosophe, qui appelle ces messieurs à « partager » davantage les responsabilités du secteur privé.

Que ce soit à la maison, en vacances ou à Noël, la majorité des Françaises déclarent toujours en faire plus que leur partenaire.

 
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