Déby ou pas Déby ? – .

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Le suspense est insupportable. Mahamat Idriss Déby succédera-t-il à son père, Idriss Déby, placé au pouvoir grâce à l’aide de la France en 1990 et qui a régné plus de trente ans sur le Tchad ? La réponse est dans la question. Trois ans après la mort de l’un des plus fervents alliés de la Françafrique, 8 millions de Tchadiens – sur 17,5 millions d’habitants – sont appelés aux urnes ce lundi 6 mai pour le premier tour de scrutin qui élira leur président pour cinq ans. En réalité, la passation du pouvoir – officieuse – a déjà eu lieu en 2021, le 23 avril précisément : ce jour-là, à Ndjamena, pour les obsèques de Déby père, son fils était intronisé président de la transition, sous le regard bienveillant du pouvoir. quinze généraux qui le soutiennent. Parmi les invités, un seul grand dirigeant occidental : Emmanuel Macron. Car le Tchad est depuis plus de trente ans un allié solide de la France, l’un des derniers pays du Sahel à accueillir une base militaire française qui compte un peu plus de 1 000 soldats.

L’opposition dénonce « demande de prétexte »

Sur les 20 candidats dont le dossier a été enregistré par le Conseil constitutionnel, seuls 10 ont réussi l’examen et sont en lice pour l’élection. Dont les deux principaux, le président de transition Mahamat Idriss Déby, et son ancien principal opposant, Succès Masra, nommé premier ministre en décembre dernier grâce à un accord négocié avec le gouvernement. Le reste de l’opposition, dont plusieurs candidats ont été rejetés, dénonce « demande de prétexte »comme Nassour Koursami, pour qui « le gouvernement ne veut pas affronter une opposition crédible aux élections ». Wakit Tamma, la grande plateforme regroupant une partie de l’opposition et des organisations de la société civile, parle de “mascarade” organisée afin de perpétuer la « dictature dynastique ». Celui des Déby, dont Mahamat est le fils adoptif, nommé commandant en 2006 à l’âge de 22 ans, puis en 2014 à la tête de la Direction générale des services de sécurité des institutions de l’État, un poste hautement sensible et stratégique.

Amnistie générale et crise sociale

Les Tchadiens, quant à eux, restent particulièrement marqués par le drame du 20 octobre 2022 : les manifestations convoquées par Wakit Tamma et un certain… Succès Masra avaient été violemment réprimées. Le bilan officiel s’élève à environ 70 morts, mais ce qu’on appelle le « Jeudi noir » aurait effectivement fait plus de 300 morts et un millier de personnes emprisonnées. L’accord signé par Succès Masra en décembre 2023 prévoyait également une amnistie générale pour cet événement. Depuis, c’est la crise sociale qui touche d’abord la population, notamment la hausse du prix des carburants : en février, les syndicats ont lancé une grève de trois semaines pour protester contre cette hausse de 40 % du prix de l’essence. , ce qui a eu un impact sur tous les produits de base. Enfin, la guerre au Soudan voisin a entraîné l’arrivée sur le sol tchadien d’un demi-million de réfugiés, principalement dans l’est du pays. La France suit avec attention la situation dans le pays et, si le lien avec Mahamat Déby est toujours étroit, la position de Succès Masra n’est pas de nature à remettre en cause la présence militaire : il a assuré vouloir « être à la tête d’un Etat solide, un partenaire sûr avec lequel la France peut travailler ».


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