Une question de principe, Fall Guy, Notre Monde et Border Line

Une question de principe, Fall Guy, Notre Monde et Border Line
Une question de principe, Fall Guy, Notre Monde et Border Line

Nous devons, pour Antoine Raimbault, plusieurs courts métrages, dont Ta violence (2014) dans lequel il propose Éric Dupond-Moretti son premier rôle dans cinéma. En 2019, sort son premier long métrage Une conviction intime, thriller juridique autour du procès en appel de Jacques Viguier, avec Marina Fois Et Olivier Gourmand.

Son deuxième long métrage, Une question de principe, est une enquête au cœur du Parlement européen, mêlée de manipulation et d’espionnage. Le réalisateur a trouvé le point de départ du film dans Hold-up à Bruxelles, des lobbys au cœur de l’Europeun livre écrit par José Bové et Gilles Luneau.

C’est de cette rencontre avec l’ancien député d’Europe Ecologie qu’est née l’idée du film. José Bové et Jean-Marc Desfilhes, son assistant parlementaire et compagnon de route sur l’affaire, racontent ensuite au réalisateur leurs dix années passées au Parlement. Antoine Raimbault comprend soudain la tournure que prendra son film : « Je me dis : c’est mieux qu’un film de bureau, c’est un film d’action ! José est issu du militantisme. C’est un militant, un syndicaliste. Un homme à terre. Je commence à réfléchir à une histoire qui doit bousculer, bousculer le cadre à la manière de José, qui a sa façon de faire bouger les lignes « . Si la plupart des thrillers politiques s’intéressent aux intrigues de palais et aux figures de pouvoir, c’est justement le contraire qui passionne le réalisateur : l’incarnation du contre-pouvoir.

Afin d’introduire de la fiction dans le récit, le réalisateur appuie alors le personnage de José Bové sur un collectif ” Des parlementaires de différents bords qui ont contribué à ce dossier. Et puis surtout Fabrice et Clémence, nos personnages de fiction, librement inspirés de l’œuvre de Jean-Marc qui a mené l’enquête avec José. […] Trois générations et trois perspectives, pour mieux interroger notre foi dans la politique. »

Une manière aussi d’éviter le biopic sur l’homme politique et de donner plus d’ampleur au récit : « A travers l’incarnation de José, j’ai tenté de filmer l’État de droit, avec cette idée que la démocratie est un sport de combat entre pouvoir et contre-pouvoir. Une recherche permanente d’équilibre pour éviter les abus de pouvoir. »

Après avoir choisi Bouli Lanners pour incarner José Bové, Antoine Raimbault a décidé d’organiser une rencontre entre les deux hommes : « Ils ont beaucoup en commun. Bouli a un truc un peu punk que José a aussi, mêlé d’une grande tendresse. […] en les voyant rire tous les deux, j’ai immédiatement su que quelque chose allait se passer « .

Pour la transformation physique, le réalisateur décide de ne rien forcer et laisse à l’acteur le soin de trouver la bonne incarnation. Thomas VDB et Céleste Brunnquell (Les Éblouis, la fille de son père) complètent le casting de ce film qui traite, avec intelligence et sous forme de thriller, de cette histoire vraie de corruption au plus haut niveau de l’Europe.

D’autres films à voir

Le gars qui tombe à pic. Par David Leitch. Sortie le 1er mai. 02h05

« Après un accident qui a failli mettre fin à sa carrière, un cascadeur va devoir retrouver une star disparue, déjouer un complot et tenter de reconquérir la femme de sa vie tout en bravant la mort chaque jour sur les plateaux de tournage. Qu’est-ce qui pourrait… Quelque chose de pire pourrait-il lui arriver ?

Depuis la sortie de John Wick en 2014, David Leitch est devenu un réalisateur à succès (Deadpool 2, Fast and Furious ou Bullet Train). Il n’a cependant jamais oublié son métier de cascadeur qu’il a exercé pendant 20 ans et qui lui a permis d’apprendre toutes les ficelles de ce métier qu’il aime tant. C’est cet amour du cinéma que l’on retrouve dans The Fall Guy. Un film qui rappelle, par moments, l’âge d’or des blockbusters américains. Un vrai plaisir coupable.

Notre monde. Par Luàna Bajrami. Sortie le 24 avril à 1h25

» Kosovo, 2007. Zoé et Volta quittent leur village isolé pour fréquenter l’université de Pristina. A la veille de l’indépendance, entre tensions politiques et sociales, les deux jeunes femmes affrontent les tumultes d’un pays en quête d’identité dont la jeunesse est laissée pour compte.

L’actrice Luàna Bajrami (Exit Time, Portrait de la jeune fille en feu) passe derrière la caméra pour la deuxième fois après La Colline où rugissent les lionnes, sorti en 2022. Elle choisit, une fois de plus, le Kosovo, où elle a vécu, comme décor. pour l’histoire de ces deux jeunes femmes, Zoé et Volta – les étonnantes Albina Krasniqi et Elsa Mala – en quête d’identité dans un pays sortant de la guerre et se dirigeant vers son indépendance.

Ligne frontière. Par Juan Sebastián Vásquez et Alejandro Rojas. Sortie le 1er mai. 01h17

« Avec le projet de commencer une nouvelle vie aux États-Unis, Diego et Elena quittent Barcelone pour New York. Mais dès leur arrivée à l’aéroport, la police des frontières les arrête pour les interroger. D’abord inoffensives, les questions des agents deviennent de plus en plus intimidantes… »

Border Line est un premier film co-réalisé par Juan Sebastián Vásquez et Alejandro Rojas. Il s’est illustré lors des festivals. A Angers où il remporte le Grand Prix et le Prix d’Interprétation pour Bruna Cusi mais aussi à Reims Polar qui lui décerne le Prix du Public et le Prix Police. Il faut dire qu’à partir d’une situation assez banale – le passage d’une frontière à l’aéroport – les deux réalisateurs vénézuéliens font de ce film un thriller politique de haut niveau.

 
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