Achat immobilier. A Challes-les-Eaux, les vendeurs sont contraints de baisser leurs prix

Achat immobilier. A Challes-les-Eaux, les vendeurs sont contraints de baisser leurs prix
Achat immobilier. A Challes-les-Eaux, les vendeurs sont contraints de baisser leurs prix

Après le boom immobilier post-Covid, le marché se tend. Les délais de vente augmentent, et surtout le nombre de ventes diminue.

Pour Élizabeth Demougeot, négociatrice à l’agence immobilière Square Habitat à Challes-les-Eaux, l’embarras des acheteurs est lié aux difficultés pour obtenir un prêt.

De son côté, Gaëlle Faure, gérante de l’agence Laforêt située dans la ville, suggère aux acheteurs « de faire appel à un courtier pour mieux comprendre leur financement. »

Une ville attractive

Challes-les-Eaux, qui compte un peu plus de 5 600 habitants, reste néanmoins une commune attractive avec une demande importante, recherchée par les seniors du fait de la présence du Médipôle de Savoie, un hôpital privé, mais aussi par les familles.

La ville dispose en effet de services publics de bonne réputation, notamment en ce qui concerne les écoles, ainsi que de services comme une médiathèque, une école de musique et un cinéma. Sans oublier un environnement agréable autour du plan d’eau et des montagnes voisines.

Les commerces reviennent au centre-ville. Avec la fermeture des thermes cette année, après 149 ans d’activité, « nous disposons d’une dizaine de locations destinées aux curistes qui sont devenues disponibles pour les étudiants. Ils peuvent facilement se rendre en cours en bus, car Challes-lesEaux reste bien desservi », précise Gaëlle Faure.

Prix ​​négociables

La loi Climat & Résilience, qui s’attaque aux passoires thermiques, a un impact assez défavorable sur le marché immobilier, selon Élizabeth Demougeot : « Pour la vente de maisons individuelles classées F ou G au titre du diagnostic de performance énergétique (DPE), un audit énergétique est obligatoire. Ce document met en avant les travaux à mettre en œuvre pour améliorer la notation du bien. Lorsque les sommes sont importantes, cela ralentit les acheteurs et les banques. Beaucoup n’ont pas le budget pour financer ces travaux. »

Du côté des vendeurs, seuls ceux qui ont des projets contraints, suite à un décès ou un divorce par exemple, restent sur le marché, tandis que les autres espèrent le retour d’un contexte plus favorable pour vendre, car les prix baissent.

Autour du Château des Comtes de Challes, l’agence Laforêt a vendu une maison de 192 m², datant de 1992, avec 900 m² de terrain et une piscine, pour 748 000 €, alors qu’elle était en vente à 805 000 €. Une autre maison des années 1980, avec des travaux de rénovation à prévoir, était en vente à 390 000 €. Il est finalement adjugé 310 000 €…

Un appartement T3 de 66 m², des années 1990, avec balcon, situé en centre-ville et entièrement rénové, était à vendre au prix de 270 000 €. Il a trouvé preneur pour 240 000 €.

« Il est difficile d’évaluer cette baisse des prix et du volume des ventes, qui sera manifeste en 2024 », remarque Élizabeth Demougeot, tout en relevant un point favorable comme la construction dans la ville d’au moins cinq programmes immobiliers, dont deux sont déjà en cours. chantier de construction.

 
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