le nom d’un ancien magistrat de Châteauroux « injustement révélé au grand public »

le nom d’un ancien magistrat de Châteauroux « injustement révélé au grand public »
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Photos, nom, visage entourés de rouge, largement diffusés sur les réseaux. Depuis le meurtre de Matisse, samedi 27 avril 2024, et la divulgation des premiers éléments de l’enquête, un ancien juge de Châteauroux est visé. Après “ces faits dramatiques, des propos haineux et menaçants sont tenus, aussi bien sur Internet que sur les réseaux sociaux”déploré dans un communiqué mercredi 1euh May, Alain Vanzo et Éric Maillaud, respectivement premier président et procureur général de la cour d’appel de Bourges.

Elle ne travaille plus à Châteauroux depuis plusieurs mois

Les internautes reprochent à ce magistrat d’avoir libéré sous contrôle judiciaire l’adolescent mis en examen dans le meurtre de Matisse une semaine avant le drame. Cette mineure avait été impliquée dans une autre affaire, un vol avec violence à Belle-Isle, survenue le 20 avril. La procureure de Châteauroux, Agnès Auboin, a rappelé – dans son premier communiqué diffusé le 28 avril – que le contrôle judiciaire était alors le « la seule mesure de sécurité prévue par le Code de Justice Pénale des Mineurs, pour un mineur de son âge, sans condamnation préalable et mis en examen pour des faits à caractère criminel ».

Alain Vanzo et Éric Maillaud ont apporté leur soutien à leur collègue et à sa famille : « Nous espérons que chacun, compte tenu de la douleur et de la dignité manifestée par la famille de la jeune victime, retrouvera la raison. » Surtout lors de la rédaction de publications « haineux et menaçant », les internautes – dont beaucoup sont des élus, des militants ou sympathisants des partis d’extrême droite, de la Reconquête, de la Souveraineté, de l’Identité et des Libertés, du Rassemblement national, etc. – ont raté une information importante : le suspect ne travaille plus à Châteauroux depuis plusieurs mois et a n’a donc jamais été impliqué, directement ou indirectement, dans le traitement de cette affaire. Certains des auteurs de ces publications ont également utilisé, sans l’accord de la rédaction, une photo de La Nouvelle République prises dans le cadre d’un précédent rapport.

« La prudence légitime que chacun est en droit d’attendre »

Le premier président et le procureur général de cette Cour ajoutent : « Hormis le fait que ce confrère, dont le nom est injustement porté à la connaissance du grand public, n’est jamais intervenu, à quelque titre que ce soit, dans la procédure civile ou pénale concernant ce mineur, on ne peut que s’indigner du fait, d’outrage à la personne. la loi qui réprime toutes formes de menaces et de haine en ligne et dans l’anonymat offert par Internet et les réseaux sociaux, pour critiquer violemment l’action légitime de magistrats qui, dans le strict respect des textes et engagements internationaux de la France, n’envisagent que l’incarcération d’un jeune mineur qui commet des délits – quelle que soit leur origine – avec la prudence légitime que chacun est en droit d’attendre. » Des informations personnelles concernant la famille des deux personnes mises en examen et des menaces ont été largement diffusées sur les réseaux, alors que l’enquête se poursuit et malgré toute présomption d’innocence.

 
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