une marche blanche samedi 4 mai à Châteauroux

Matisse a été mortellement poignardé à Châteauroux.

Crédit : Christophe Marchais

L’émotion est toujours vive à Châteauroux, après le meurtre samedi 27 avril d’un adolescent Matisse, 16 ans, poignardé à mort par un jeune du même âge lors d’une rixe. Ce mercredi 1euh Mai, le maire de la ville et président de la communauté urbaine Gil Avérous a annoncé la tenue d’une marche blanche le samedi 4 mai. Le rassemblement était fixé à 15h30 place La Fayette, le cortège devrait “passer devant les établissements qui comptaient pour Matisse : son école, sa maison, le restaurant de ses parents et celui dans lequel il travaillait”explique l’élu.

La famille de Matisse, qui serait « profondément touché par toutes les expressions de sympathie reçues »invite les participants « faire preuve de respect tout au long du parcours pour que la balade se déroule dans le calme et la solidarité ». Depuis le drame, la mort de Matisse a en effet été utilisée par de nombreux militants et élus de droite et d’extrême droite pour dénoncer la politique migratoire du gouvernement, en raison de la nationalité afghane du suspect (régulièrement présente sur le territoire français). ).

Interrogé par France 3, le père de Matisse, le restaurateur Christophe Marchais, espère “que justice sera rendue et qu’elle ne sera pas trop laxiste”. Il s’indigne également de l’exploitation politique dont est victime son fils. ” Je ne veux pas que les gens interviennent – ​​nous savons qui va le faire – parce que [le mis en examen]c’est un Afghan. Je ne veux pas que quiconque s’approprie la mort de Matou, de quelque côté que ce soit. Il aimait tout le monde, je veux que tout le monde soit comme ça “, il explique. Il dénonce également l’attitude de certains médias “le pied de la grue” devant sa maison.

Un ancien magistrat de Châteauroux menacé

Dans le même temps, la cour d’appel de Bourges dénonce les menaces proférées envers un ancien magistrat de Châteauroux. Cette dernière est la cible de messages de haine pour son rôle supposé dans la libération du suspect, mis en cause dans une affaire de vol avec violence, quelques jours avant le drame. Le premier président de la Cour d’appel et le procureur général ont annoncé que le magistrat en question « n’est jamais intervenu, à quelque titre que ce soit, dans une procédure civile ou pénale » concernant le suspect. De plus, la loi ne prévoit en aucun cas l’incarcération des mineurs pour ce type d’infraction.

Pour rappel, dans cette affaire, un adolescent afghan de 15 ans est mis en examen et placé en détention provisoire. Sa mère, âgée de 37 ans et soupçonnée d’avoir giflé Matisse, est mise en examen pour violences volontaires et placée sous contrôle judiciaire. Tout caractère religieux a été exclu dans cette affaire. La mort de Matisse intervient après plusieurs cas de violences entre jeunes ces dernières semaines au niveau national.

 
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