la Cour d’appel soutient un magistrat injustement accusé et menacé

la Cour d’appel soutient un magistrat injustement accusé et menacé
la Cour d’appel soutient un magistrat injustement accusé et menacé

Elle est interrogée par certains internautes suite au meurtre de Matisse, alors qu’elle ne travaille plus à Châteauroux depuis de nombreux mois. Un ancien magistrat du tribunal judiciaire de Castelroussin est la cible de commentaires haineux et menaçants« en ligne depuis plusieurs jours, indiquent dans un communiqué le premier président de la cour d’appel de Bourges, Alain Vanzo, et le procureur général de cette même Cour, Éric Maillaud. Ils soutiennent le magistrat, qui n’a aucun lien avec l’affaire Matisse, et appellent les internautes à la modération.

Une accusation injustifiée

Plusieurs internautes, souvent proches de l’extrême droite, parfois élus ou militants du Rassemblement national ou de la Reconquête, a nommé cette magistrate, l’accusant d’avoir libéré l’adolescent soupçonné d’avoir tué Matisse, avant que le drame ne survienne. En effet, l’accusé était impliqué dans deux autres affaires, notamment un vol avec violence survenu une semaine avant le meurtre de Matisse. Il a ensuite été placé sous contrôle judiciaire, ce qui a provoqué la colère de certains internautes qui estimaient qu’il aurait dû être placé en détention (ce qui n’est pas prévu par la loi, comme l’a déjà indiqué le procureur de Châteauroux). Dans un communiqué commun, les deux représentants de la Cour d’appel dont dépend Châteauroux précisent : «Outre le fait que ce confrère, dont le nom est injustement porté à la connaissance du grand public, n’est jamais intervenu, à quelque titre que ce soit, dans la procédure civile ou pénale concernant le jeune R. [mis en examen pour le meurtre de Matisse] on ne peut que s’indigner du fait, au mépris de la loi qui réprime toute forme de menace et de haine en ligne et dans l’anonymat offert par Internet et les réseaux sociaux, de critiquer violemment l’action légitime de magistrats qui, dans le strict respect des les textes et engagements internationaux de la France, n’envisagent l’incarcération d’un jeune mineur commettant des délits – quelle que soit leur origine – avec la prudence légitime que chacun est en droit d’attendre.« .

 
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