« Le Prix Cazes couronne des auteurs jeunes et prometteurs »

« Le Prix Cazes couronne des auteurs jeunes et prometteurs »
« Le Prix Cazes couronne des auteurs jeunes et prometteurs »

Entrepreneuriat – Nicolas d’Estienne d’Orves : « Le Prix Cazes couronne de jeunes auteurs prometteurs »

Quelle est l’originalité du Prix Cazes ?

Nicolas d’Estienne d’Orves : Le prix Cazes fait partie de ces prix littéraires germanophones étroitement liés au quartier et à la vie parisienne, comme celui des Deux Magots et le prix bien plus récent du Café de Flore. Marcellin Cazes a créé ce prix en 1935, pour couronner un auteur jeune et prometteur (ce qui n’a pas toujours été le cas bien sûr, tant pour la jeunesse que pour les promesses) et le prix n’a jamais cessé d’être reporté depuis. Son originalité tient peut-être au fait qu’elle ne fait pas partie des poids lourds de la rentrée littéraire de septembre, puisqu’elle est décalée au printemps. Ce qui laisse à son jury une forme de liberté. Sans oublier que ce même jury est avant tout composé de personnes qui aiment festoyer ensemble dans l’un des plus jolis décors de Paris.

Qui est le lauréat le plus prestigieux du Prix Cazes ?

Il faut s’entendre sur la définition du prestige. Disons que Cazes a été lancé en 1935 en couronnant non pas un livre mais une troupe de théâtre, la Compagnie Le Rideau de Paris, réalisé par le couple Marcel Herrand et Jean Marchat, qui ont vécu ensemble à la ville et sur scène. Ce qui, en 1935, n’était pas si courant.

Qui sont les membres du Prix Cazes ?

Mohammed Aissaoui, Eric Roussel, Christine Jordis, Gautier Battistella, Mathilde Brézet, Marie Charrel, Carole Martinez, Gérard de Cortanze, Léa Santamaria, le président Joel Schmidt et bien sûr le Grand Chambellan Claude Guittard.

Comment est composé ce jury ?

Il est composé de gens de lettres : écrivains, journalistes, historiens, romanciers, libraires… Et, dans le cas de Gautier Battistella, Mathilde Brézet, Marie Charrel, Gérard de Cortanze et moi, anciens lauréats cooptés après avoir reçu le prix.

Comment choisissez-vous les livres ?

De manière très naturelle : il y a une sorte de mise au point opérée par les membres du jury les plus au fait des nouveautés littéraires (en l’occurrence les journalistes et notre chère libraire Léa Santamaria). Ensuite on lit, on parle, on débat, on élague, on vote, on revote, on re-vote etc.

Récompensez-vous les auteurs de petites maisons ?

La maison d’édition n’est pas forcément un critère. En 2016, nous avions sacré Dominique Paravel pour un livre publié chez Serge Safran. Mais c’est vrai que, globalement, nous avons souvent donné la priorité aux « grandes » maisons (mais ce n’est pas un hasard si elles sont, et restent, après tout, de grandes maisons…)

Vous avez récompensé cette année l’écrivain et philosophe Nathan Devers. Pour quoi ?

Parce qu’il correspondait à bien des égards aux critères du prix : jeune, pas encore récompensé, original dans son ton et ses propos etc. Bien sûr, il s’agit d’un essai et non d’un roman, mais Cazes se concentre uniquement sur des œuvres de fiction. Nathan Devers est sans aucun doute un auteur qui comptera dans les années à venir, et son prix Cazes sera probablement le premier d’une longue liste de récompenses littéraires.

Commentaires recueillis par Marc Alpozzo

 
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