une femme de 25 ans condamnée à Bayonne pour violences conjugales

une femme de 25 ans condamnée à Bayonne pour violences conjugales
une femme de 25 ans condamnée à Bayonne pour violences conjugales

C’était son premier amour. Ce mardi 30 avril, au tribunal de Bayonne, Olivier (1) a du mal à la regarder. Lorsqu’il s’y risque, ses épaules se remettent à trembler. « Selon les conventions sociales, l’homme est fort, il ne se plaint pas. Pour entrer dans un commissariat et dénoncer des violences physiques et psychologiques de la part de son conjoint, il faut du courage », explique son avocate, Me Cloé Irigoin-Carricaburu.

Depuis août 2023, le jeune homme se remet d’un calvaire de deux ans. « Il a rencontré quelqu’un récemment. Mais c’est compliqué. » Nous devons reconstruire une confiance qui a été détruite. Traiter le syndrome d’anxiété-dépression. Depuis la tribune, son ex jette un regard perçant depuis les coulisses. Cette femme de 25 ans comparaît pour violences habituelles et menaces de crime sur son conjoint. Des crimes rarement accusés par les femmes.

«Nous nous aimions beaucoup»

« Cela a commencé par des dénigrements et des insultes », se souvient le président de l’audience. Puis un isolement progressif. Vous contrôliez l’heure à laquelle il mangeait, il ne doit pas dormir avant vous. Il était obligé de faire toutes les tâches ménagères et devait en outre vous aider dans votre travail. »

À cela s’ajoutent les menaces. « Je vais te violer, te saigner à blanc, te jeter dans la Nive. » Cracher. Les enlèvements. Coups de poing au visage. Une dizaine en deux ans. Le jeune homme cache blessures et blessures sous des foulards ou des masques. Trois collègues de travail ont témoigné de son effondrement. Ils l’ont vu perdre 10 kilos. « C’est parce que c’est un livreur. C’est physique», explique son ex.

D’une voix assurée, elle affirme avoir entamé un suivi psychologique. « Il parle de contrôle, mais cela allait dans les deux sens. J’ai essayé d’arrêter d’innombrables fois. Il revenait. Quand on avait des désaccords, c’était très violent, mais surtout on s’aimait beaucoup. » Le prévenu « regrette absolument tout ». « À l’époque, je ne savais pas quoi faire. »

Chantage à une plainte

Certains faits tournent autour de l’humiliation sexuelle. Elle remet constamment en question les performances de son partenaire pour mieux échapper à la menace de chercher ailleurs. « Elle va jusqu’à lui envoyer des vidéos d’elle en train de se masturber devant des sex tapes de ses ex », s’insurge M. Irigoin. Le summum de « ce mécanisme » : la promesse de porter plainte pour viol s’il ne s’y soumet pas.

Une accusation réitérée à la barre. Toujours rien à redire. “Il n’y a absolument rien pour le soutenir”, estime Jean-Claude Belot. Elle n’en parle que lors de la procédure engagée contre elle. » Le procureur souligne en revanche « une envie de rupture quotidienne ». En se brisant. « Elle est dévastée », confirme Me Sandrine Larié.

L’avocat de la défense se souvient d’une enfance marquée par la violence de son père. « Les choses sont devenues incontrôlables entre eux. Les coups de ma cliente étaient plus forts, mais elle a agi différemment. Ces comportements ont suscité de la douleur. Sa personnalité hystérique est incapable de gérer les conflits. »

Son client en est conscient. Elle y travaille. «Je suis à nouveau en couple. Cela se passe très bien. ” Il doit. Huit mois de prison avec sursis pèsent sur elle.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV Axe Lannion-Tréguier. Un motocycliste de 20 ans décède dans un accident de la route
NEXT Il dit que sa fille de 8 ans est décédée au milieu d’une « bataille d’oreillers », son père soupçonné de meurtre a été placé en garde à vue