les zones d’ombre du meurtre de Sabry, poignardé en plein jour près de la mairie de Ganges

les zones d’ombre du meurtre de Sabry, poignardé en plein jour près de la mairie de Ganges
les zones d’ombre du meurtre de Sabry, poignardé en plein jour près de la mairie de Ganges

Le 30 mars 2021, Sabry Vadelorge, 23 ans, a été tué au centre de Ganges de sept coups de couteau dans le dos. Un adolescent de 16 ans a avoué le crime, et quatre autres prévenus sont également jugés devant le tribunal pour enfants de l’Hérault, pour violences et recel de malfaiteurs, dans cette affaire marquée par la précarité sociale et le trafic de drogue.

« Ils m’ont enlevé mon fils et mon cœur est brisé à jamais. » Devant la cour d’assises des mineurs de l’Hérault, où le huis clos a été levé à la demande du procureur général, Isabelle Vadelorge vide son sac, ce mercredi 21 février, devant les cinq accusés impliqués dans le meurtre de Sabry, 23 ans. ans, tué de sept coups de couteau dans le dos, en plein jour et dans le centre-ville de Ganges, le 30 mars 2021 tué.

« Mon fils, ce n’était pas un saint, c’était un combattant, mais ce n’était pas une raison pour le tuer. J’ai une de ces colères… Ils m’ont arraché la moitié du cœur, mais tout se paie, et ce sont des traîtres..

Il s’agit de plusieurs jeunes au parcours très similaire à celui de son fils, marqué par l’ultraviolence familiale, la pauvreté sociale et une jeunesse passée entre foyers et tribunal pour enfants. Issam, 19 ans, et ses deux cousins, Ilyes, 19 ans, et Mehdi, 24 ans, sont dans le box, tandis que Kharfia, 44 ans, la mère des deux derniers, apparaît libre, tout comme Oussama, 23 ans.

Le parcours de vie de cette mère de six enfants donne le ton : un père violent assassiné par son frère, un beau-père qui l’a violée enfant, un fils tué par son mari, puis un nouveau compagnon qui a maltraité sa fille : pour avoir transformé une Fermant les yeux sur ces crimes, et sur celui auquel son neveu aurait participé à Ganges, cette mère de six enfants en est à sa troisième comparution devant la cour d’assises de l’Hérault.

En arrière-plan, il y a de la drogue, que ces jeunes vivant pour la plupart à Nîmes ou à Montpellier vendent depuis quelques semaines rue de la Vacquerie, où ils s’assoient chaque jour sur des chaises rouges. Sabry, qui a grandi entre Ganges et Sète et qui vient de se séparer de sa compagne, passe également beaucoup de temps à traîner dans la ville du Gange ce mois de mars.

“J’ai mal, je vais mourir, je ne peux pas respirer” a déclaré le garçon avant de s’effondrer devant la mairie, le jour du crime, vers 13h30. “J’ai vu le sang sortir de son dos” dit le témoin qui le récupère. L’autopsie confirmera qu’il a reçu sept coups rapprochés au niveau lombaire.

Le motif pourrait-il être une guerre de territoire ? Il fallait lui faire comprendre qu’il n’avait rien à faire rue de la Vaquerie ? s’interroge l’avocat général Pierre Denier. “CONTRE“C’est l’hypothèse la plus probable” répond le policier enquêteur.

Issam, qui a reconnu les avoir poignardés au cours de la bagarre, affirme que Sabry les a menacés et extorqués quotidiennement. Mais plusieurs écoutes suggèrent que les suspects étaient d’accord sur cette version, ce qui pourrait ne pas être la vérité. L’un d’eux est terrible : « Ce type, il venait tous les jours, il avait l’air bien. C’est simple pour nous, les gens qui agissent bien, nous les punissons. Quatre d’entre nous y sont allés. (…) Et attention, c’était aussi un sanglier. (…) Ils le frappaient, j’ai sorti un couteau, qu’est-ce que j’ai fait, bon sang.

Verdict vendredi ou lundi.

 
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