le témoignage des proches de l’adolescent de 16 ans tué à Montpellier

le témoignage des proches de l’adolescent de 16 ans tué à Montpellier
le témoignage des proches de l’adolescent de 16 ans tué à Montpellier

La jeune victime a été poignardée à mort dans la soirée du 6 février, à proximité du lycée Jules-Guesde. Une tragédie qui a plongé sa famille et ses amis dans une douleur incommensurable. Témoignages…

« En tuant Badr, ce garçon de 15 ans nous a tous détruits. Il a détruit sa mère, son père et tous ses proches. Nous sommes une famille unie comme les dix doigts d’une main. Aujourd’hui, il ne nous en reste que neuf… »

Depuis ce tragique mardi 6 février, où le jeune Badr Allaoui, âgé d’à peine 16 ans, a été poignardé à mort devant le lycée Jules-Guesde de Montpellier, toute sa famille et ses amis sont dévastés. Plongé dans une douleur incommensurable.

De nombreuses marques de support

L’appartement de son père à Clermont-l’Hérault était devenu trop petit. Les manifestations de soutien affluent de toutes parts. « Il faut dire que Badr était un adolescent très gentil, très proche de tout le monde. Il n’y en avait pas deux comme lui.

“C’était très respectueux de la famille. Malgré son jeune âge, c’était un pilier très proche de mon père. Il était très sociable, toujours prévenant avec les petits. Il avait toute la vie devant lui. »confie sa grande sœur Nihad, l’aînée de six enfants.

C’était une personne très heureuse et très respectueuse.

“Nous avions presque le même âge”poursuit sa petite sœur Oumaima. « Nous étions comme des jumeaux. Il ne m’a jamais manqué de respect. C’était ma moitié. Il était toujours à l’écoute. Il aimait rire, il aimait marcher. Il était hyperactif.« Et sa tante ajouta : “Mon corps brûle de savoir que je ne le reverrai plus jamais.”

Ses amis ne l’oublieront pas non plus, comme Sabri, Yanis, Mourad et tous les autres. « C’était une personne très joyeuse, très respectueuse, qui baissait la tête devant tout le monde. Il avait un grand coeur. Nous regrettons de ne pas avoir passé plus de temps avec lui. Il ne faisait pas partie de ces gens qui dérangent tout le monde. D’ailleurs, on ne l’a jamais vu se battre. Au contraire, il aimait aider les autres. La preuve, c’est qu’il a perdu la vie en allant aider cette fille qu’il ne connaissait même pas.

Nous ne sommes pas en vengeance

Le soir du drame, il est intervenu dans une dispute entre deux jeunes filles, avant d’être pourchassé par un adolescent de 15 ans, casqué et armé d’un couteauqui l’a mortellement poignardé au cœur.

“Pour nous, il avait l’intention de tuer”

« Quand on va régler un différend en prenant un couteau avec soi, ce n’est pas pour couper des légumes. Pour nous, il avait l’intention de tuer”s’insurge Saad, le beau-frère de Badr. « Et si déjà à 15 ans, il porte un couteau, de quoi s’armera-t-il quand il sera plus grand : une mitrailleuse ? J’ai déjà vu des combats au couteau au Maroc. Cela vous frappe au ventre, aux bras, aux jambes mais jamais au torse au niveau du cœur. C’est beaucoup trop dangereux.

Et Marwa, la cousine de Badr, ajoute : « Nous souhaitons que tous les jeunes qui sont surpris avec une arme sur eux soient punis. La mort de mon cousin doit servir d’exemple et il ne doit plus y avoir de crimes de ce genre à l’avenir. Nous voulons que les jeunes comprennent que se battre avec un couteau est extrêmement dangereux. Nous devons rester civilisés.

“Nous ne connaissons pas l’histoire”reconnaît Marwa, sa cousine. « Nous laissons la justice s’occuper de cela. Nous ne sommes pas dans une affaire de vengeance. Nous ne serons pas justice nous-mêmes. D’un autre côté, nous voulons que ce jeune paie pour le crime qu’il a commis.

Badr n’avait pas de couteau, il n’a jamais été armé

« D’ailleurs, j’ai entendu dire qu’il s’était justifié en indiquant que Badr avait menacé avec un couteau et que c’était pour se défendre qu’il l’avait poignardé. C’est faux. Badr n’avait pas de couteau. Il n’a jamais été armé. Son père ne l’a pas fait pas instruit comme ça. Les images de vidéosurveillance confirmeront que ce qui est dit est vrai. »

Et Maître Jean-Marc Darrigade conclut : « La douleur des parents et des proches est immense. C’est irréparable. La justice doit être rendue afin de ne pas aggraver le préjudice. souffrance à souffrance

Une prière funéraire, baptisée « Salat Janaza », en hommage à Badr aura lieu ce jeudi 15 février à la mosquée de La Paillade après Salat Dohr.
 
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