La porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot agressée alors qu’elle collait des affiches – Libération – .

La porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot agressée alors qu’elle collait des affiches – Libération – .
La porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot agressée alors qu’elle collait des affiches – Libération – .

La violence de la campagne pour ces élections législatives se reflète sur le terrain. La porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot, et son équipe ont été victimes« une attaque lors d’une opération de collage d’affiches électorales » Mercredi 3 juillet au soir à Meudon (Hauts-de-Seine), selon le parquet de Nanterre, qui a ouvert une enquête notamment pour « violences commises en groupe contre un élu public ». Quatre personnes, dont trois mineurs, ont été placées en garde à vue, a ajouté la même source. Leurs motivations restent encore inconnues.

L’incident s’est produit vers 20 heures. Selon une source proche du dossier, Prisca Thevenot et l’un de ses collègues ont été agressés par une vingtaine de personnes. La ministre n’a pas été touchée, mais son collègue et un militant ont été blessés et transportés à l’hôpital. Le porte-parole du gouvernement, qui brigue sa réélection dans la huitième circonscription des Hauts-de-Seine, a porté plainte. Au premier tour des législatives, Prisca Thevenot est arrivée en tête avec 39,91 % des voix, devant la candidate du Nouveau Front populaire Salomé Nicolas-Chavance, qui a recueilli 30,3 % des voix.

Prisca Thévenot « poursuivra sa campagne sur le terrain comme prévu jusqu’à vendredi soir », a indiqué son entourage. Le Premier ministre, Gabriel Attal, lui-même député sortant des Hauts-de-Seine, a exprimé sur son compte X sa « solidarité totale », « la violence et l’intimidation n’ont pas leur place dans notre démocratie », a-t-il ajouté. Sur BFM TV, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a déclaré « a exprimé son plein soutien » au porte-parole du gouvernement et a demandé à tous les dirigeants politiques d’appeler « au calme et à la paix. » Le candidat du Nouveau Front Populaire, François Ruffin, a pour sa part «condamné» ce jeudi matin « toute forme de violence qui n’a pas sa place en politique. »

Cette campagne législative 2024 a été marquée par des incidents violents. La parole raciste s’est libérée. Des groupes d’extrême droite ont par exemple attaqué une manifestation de gauche à Nancy ou un militant écologiste à Bordeaux. Des candidats du RN ont été agressés pendant leur campagne et huit membres du collectif antifasciste de la Jeune Garde ont été mis en examen pour une agression antisémite présumée.

Mercredi également, la candidate du Rassemblement national aux législatives dans la troisième circonscription de Savoie, Marie Dauchy, a porté plainte après avoir été agressée par un commerçant sur un marché. L’homme en question, qui s’est rendu spontanément à la police, a été placé en garde à vue. « pour menaces de mort répétées, insultes et violences liées à la contravention », selon le procureur de Chambéry. Il n’est pas certain cependant que la fin de la campagne des législatives vendredi soir signe la fin des tensions, bien au contraire.

 
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