Eurobike 2024, voici cinq nouveautés qui ont retenu notre attention – .

Xavier et moi avons passé trois jours à l’Eurobike 2024 de Francfort. Même si, comme évoqué dans cet autre article, rien ne nous a « tourné la rétine », nous avons tout de même fait quelques découvertes. Des innovations techniques, des réflexions sur l’impact environnemental, un brin d’audace. Voici les cinq nouveautés qui nous ont le plus intéressés, surpris ou interpellés.

ZF Motor, (encore) un nouvel acteur allemand dans l’assistance électrique

ZF GmbH est un fournisseur leader de solutions technologiques dans le monde de l’automobile (et des camions et bien plus encore). Près de 170 000 employés dans le monde, plus de 45 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

L’entreprise a profité du salon Eurobike pour présenter son nouvel écosystème, le « ZF Bike Eco System ». Tout est pensé. Le moteur pédalier s’appelle Centrix. Il est à peine plus gros qu’une canette de 33 cl. Les batteries lithium-ion ont une puissance continue de 250w ; leurs capacités, au choix, sont de 504 ou 756 Wattheures. Elles se glissent dans le tube diagonal à l’aide d’un système de rail innovant et amovible pour la recharge. L’écran de contrôle (tactile) ainsi que l’application complètent le tableau.

Le moteur est annoncé à 2,5 kg et offrirait soit 90 Nm, soit 75 Nm de couple. Pour le moment, ZF équipe deux motos : l’Ultima Ying & Yang (gravel ou fitness, selon la finition) et le VTTAE qui répond au doux nom de Tarok au sein de la gamme R-Raymon.

Sous les coups de pédale

Nous avons pu rouler quelques petits kilomètres avec le modèle Ultima et les vélos de démonstration sans nom proposés par ZF. Les sensations sont là. Silencieux (plus silencieux sur l’Ultima que sur le VTT). Progressif. Les différents modes d’assistance sont bien étagés. L’écran et l’ensemble du système de commande sont ergonomiques et intuitifs. En mode off, aucune sensation de frottement dans les pédales.

Quelle autonomie ? Quel comportement au quotidien ? Quelles sensations en ville ou en forêt ? Quel prix ? Voilà quelques questions auxquelles nous ne pouvons pas encore répondre. ZF, à suivre de près (comptez sur nous). En attendant un vrai essai plus long, rendez-vous ici pour plus d’informations.

Hepha Urban 7, un vélo électrique très urbain

HEPHA GmbH a été fondée en mai 2021 en Allemagne par Alex Thusbass. L’un des grands noms du design et de l’industrie du vélo électrique. Plusieurs années et plusieurs millions d’euros ont été nécessaires pour développer cette marque, qui dispose de son propre écosystème électrique.

Moteur central, batterie, contrôleur, logiciel. Alex s’est rendu chez le fabricant de moteurs chinois, Gobao (lauréat d’un Eurobike award en 2023). L’assemblage de l’Hepha se fait du côté de Munich. Toute une gamme est présentée sur le salon.

Bientôt en France

Philippe Delisle, le Country Manager France, nous le confirme : « L’engouement pour la marque est fort chez les revendeurs de vélos. Nos vélos sont très bien placés en terme de rapport qualité/prix “. Il ajoute : ” Le test de notre moteur Hepha les a finalement convaincus ».

Nous n’avons pas pu tester le modèle Urban 7, mais rapidement deux autres modèles équipés du même moteur, sur la piste extérieure du salon. Il est vrai que la proposition semble séduisante.

Le bloc moteur Hepha / Gobao et le (petit) chargeur 6A (en haut de la photo)

L’Hepha Urban 7 est proposé à un prix public inférieur à 3 000 € (et plus dans une configuration plus haut de gamme). Vu le niveau d’équipement proposé sur ce modèle, on a l’impression que l’industrie commence à comprendre que les arbres n’atteignent jamais le ciel. Pour comprendre ça, il faut savoir garder un œil raisonnable sur le prix des vélos. Une marque que nous allons suivre, pour vous. En attendant, si vous souhaitez en savoir plus sur Hepha, c’est ici.

Hutchinson Touareg Green, un pneu gravel plus écologique

Fabriqué en France, fabriqué en produit recyclé. L’entreprise a profité du salon Eurobike pour dévoiler son pneu Touareg Green, son premier pneu éco-conçu. Composé de 50% de matériaux recyclés ou biosourcés au global ; 90% pour la carcasse et 64% pour la bande de roulement.

Le brief était simple : conserver les mêmes qualités sur le Touareg qu’il soit en version verte ou non. Garder le même grip, la même adhérence, la même conduite ; la même résistance à l’usure. Enfin, ne pas placer le consommateur dans un dilemme de prix. L’achat responsable ne doit pas être plus cher. Ainsi, le Touareg Green (actuellement disponible uniquement en 700×40) est vendu au même prix que la version classique.

«Nous avons constaté que même s’il est possible de fabriquer aujourd’hui un pneu composé à 99 % de matériaux « verts », cela sacrifierait les performances et augmenterait les coûts.” nous a confié Guillaume Trouvain, Responsable R&D de la marque, sur leur stand à l’Eurobike 2024.

Xavier est occupé à les monter sur son vélo gravel et à tester le tout pour vous en dire plus. En attendant, on a quand même l’impression que, quand il s’agit de respecter l’environnement, quand on le veut vraiment, on le peut vraiment. Puisque Xavier ne va pas le tester à moitié, si vous êtes impatients d’en savoir plus, c’est par ici.

MONoPOLE, un vélo cargo compact à double ceinture

L’entreprise a été fondée par Nicola Stäubli et Daniel Freitag (oui, l’homme derrière la marque Freitag avec son frère Markus). L’entreprise est basée à Zurich. Elle propose ce vélo « Made in Europe ». Il est même assemblé en France chez Milc.

Ce vélo cargo MONoPOLE a fière allure. Un vélo présenté comme un « vélo outil ». Un peu gravel, un peu cargo ; un peu des deux. On aime la solution de direction. Plus de câbles, plus de tiges, place à la courroie.

Encore un vélo cargo compact. Le modèle vu à Francfort est motorisé par la boîte de vitesses Pinion. Au catalogue, lorsqu’il est électrique, c’est le moteur Mahle qui lui colle. Il s’échange contre 7200 CHF (environ 7400€). Sinon, la version 01 Bio est équipée du moyeu Alfine à 11 vitesses et la transmission est assurée par des courroies Gates. Le Bio est moins cher puisqu’il faudra débourser environ 4940€ (4800 CHF). Disponible en trois tailles, on le trouve très cool. Pour en savoir plus, rendez-vous ici.

Skarper, un module tout-en-un pour électrifier votre vélo classique

Transformer son vélo bio en vélo électrique est une solution qui semble faire son chemin. La transformation nécessite souvent un passage à l’atelier pour tout assembler. Elle est plus ou moins bien intégrée au vélo. Skarper a fait travailler des ingénieurs de l’écurie Red Bull Formula 1 pour proposer ce kit. Un boîtier d’environ 4,4 kg, qui se clipse sur le disque et la base arrière de votre vélo (ce dernier doit donc être équipé de freins à disque).

«Si vous savez comment réparer un pneu crevé, vous saurez comment monter le Skarper sur votre vélo.« Uri nous explique. Il faut monter un disque spécial (disque de 160 mm, compatible Centerlock ou 6 trous). Le système Skarper se clipse dans le disque et le moteur entraîne le disque de frein ! Oui, votre frein devient en quelque sorte votre moteur.

L’entreprise annonce 33 Nm de couple, 250 W et 240 Wh pour la batterie. Une autonomie d’environ 2 heures et demie. Une autonomie indiquée autour de 50 km (environ, cela dépend évidemment de plusieurs paramètres).

Autant nous ne sommes pas vraiment convaincus par les kits d’électrification, pour les transformations que cela impose à un vélo ; autant cette solution nous semble intéressante. Surtout si vous optez pour un vélo cargo musclé. Le Skarper pourrait vous apporter l’assistance dont vous avez besoin lorsque vous roulez chargé. Et rester à la maison lorsque votre vélo cargo roule à vide. Ou, si vous avez plusieurs vélos à la maison. Il suffit de changer le disque et votre Skarper peut se placer sur n’importe quel vélo.

Nous n’avons pu tester le système que sur quelques mètres sur la piste d’essai Eurobike. Il est un peu bruyant mais assez surprenant en terme de puissance. Le système mériterait un test plus approfondi, sur plusieurs vélos dans des utilisations différentes.

Comment les 4,4 kg sur la base arrière modifient-ils le comportement en roulage ? Est-il adapté à une utilisation gravel ou tout-terrain ? Le système est-il parfaitement compatible avec la plupart des vélos équipés de freins à disque ? Est-il assez puissant pour être utilisé sur un vélo cargo chargé ? C’est le genre de points que nous aimerions vérifier. Le seul problème est qu’il coûte environ 1 800 € pièce. C’est le prix d’un bon vélo léger et musclé qui vous offrira de très bonnes performances. Pour en savoir plus, cliquez ici.

As-tu aimé cet article ? N’hésitez pas à vous abonner à notre newsletter. Vous pouvez également nous ajouter à vos favoris directement dans Google Actualités. Et si vous souhaitez en apprendre plus sur votre culture vélo, nous décortiquons l’actualité du vélo dans cette autre newsletter, Weelz! Décrypte. Une question, une remarque ? Contactez-nous.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV décryptage de ce nouvel outil d’aide à l’achat – .
NEXT Ce scientifique veut reprogrammer le cerveau des criminels pour les réhabiliter dans la société ! – .