Une concentration de pouvoir, mais quelques excès – .

Une concentration de pouvoir, mais quelques excès – .
Une concentration de pouvoir, mais quelques excès – .

Construction et transportabilité

A première vue, ce modèle ne rentre certes pas dans la catégorie des ultraportables, mais ses dimensions ne sont pas titanesques (26,5 x 12 x 10,5 cm). Bien entendu, et contrairement à un SoundLink Flex, son épaisseur dépassant les 10 cm implique forcément une poignée de transport. Cet élément se présente ici sous la forme d’une corde épaisse associée à une pièce centrale en silicone, le tout lié au châssis via des ancrages amovibles. Assez discret, ce système est suffisamment pratique pour les déplacements, mais peut vite devenir fatigant pour les avant-bras.

En effet, et c’est là la particularité du produit, sa densité est très élevée. Plus petite qu’une JBL Xtreme 4, elle parvient néanmoins à peser tout autant sur la balance avec 2,13 kg. Cette dernière mise toutefois sur un principe de bandoulière, moins élégant, mais plus adapté aux longues balades.

Cette considération mise à part, la SoundLink Max s’inscrit dans la lignée de la SoundLink Flex en termes de design. Si sa forme est plus fonctionnelle qu’audacieuse, perdant l’allure très élancée, voire design, de sa petite sœur, la fabrication reste excellente. Outre la présence d’une très belle calandre incurvée courant toute la face avant, on a affaire à un châssis ambitieux en acier thermolaqué, recouvert en grande partie d’une couche de silicone (antichoc). Pas aussi noble qu’une B&O A5, la Bose associe très bien les matériaux, le tout sans défaut d’assemblage.

En tant qu’enceinte portable, Bose se permet de placer une certification IP67 (poussière et immersion), tout en précisant que sa SoundLink est « conçu pour résister aux petits chocs »sans plus de détails. Le fait est que sa structure, très robuste, semble capable de résister à diverses tortures. Mais sa densité, l’énergie à l’impact, notamment contre des surfaces dures (comme du carrelage), risquent de donner des résultats aléatoires.

Il faut également noter que les connecteurs, notamment USB-C, ne sont pas protégés derrière une trappe étanche, ce qui provoquera inévitablement de l’oxydation au fil du temps. Enfin, difficile de ne pas remarquer la propension de l’enceinte à dévoiler toutes les saletés. La surface en silicone retient absolument toutes les poussières, poils d’animaux, etc., ainsi que la moindre trace de doigt.

Connectivité et diffusion sans fil

La Bose SoundLink Max n’est ni un hub sonore ni une démonstration de modernité connectée, elle prouve simplement qu’elle a raison sur ces deux aspects.

Pour la connectivité, Bose propose un peu mieux que sur sa précédente enceinte. En effet, une entrée analogique jack 3,5 mm est intégrée. Celle-ci est accompagnée d’un port de charge USB-C qui peut lui-même servir de port de charge externe, pour un smartphone par exemple.

Bluetooth uniquement pour la partie sans fil, la SoundLink Max met en avant sa puce Qualcomm 5.3, capable de supporter le multipoint, Google Fast Pair, et même le codec AptX Adaptive. Ce dernier nécessite toutefois un smartphone estampillé Snapdragon Sound.

Petit plus de Bose, l’enceinte est compatible avec la technologie SimpleSync. Pour rappel, celle-ci permet d’appairer l’appareil avec une enceinte intelligente ou une barre de son (connectée) de la marque afin de relayer leur signal. En revanche, et c’est un peu surprenant, le constructeur fait machine arrière sur la présence de micros. Pas de fonction mains libres donc, ni d’appel vers un assistant vocal.

Sous les codecs classiques (SBC/AAC), la stabilité de la connexion est évidemment excellente, supérieure en pratique aux 9 m annoncés par la marque. Seule la latence est décevante, puisqu’elle est mesurée à 285 ms, ce qui est synonyme d’un décalage important entre le son et l’image.

Expérience utilisateur

Ordres

Pas de surprise concernant les commandes, bien qu’elles soient un peu différentes de celles implémentées sur la SoundLink Flex. La Bose SoundLink Max regroupe ces commandes sous forme de boutons, tous placés en ligne dans un léger renfoncement de la face supérieure : bouton On/Off, Bluetooth, bouton de raccourci programmable, volume « – », lecture/navigation, volume « + ». Hormis quelques spécificités à retenir, comme l’appui long sur le bouton power pour annoncer l’autonomie restante, tout est très intuitif, car assez standard.

Dépouillée, l’interface intégrée à l’enceinte se limite visuellement à quatre diodes indiquant respectivement la mise sous tension, l’utilisation de l’entrée auxiliaire (jack), l’appairage Bluetooth et le déclenchement du bouton multifonction. A cela s’ajoute le petit train habituel de notifications vocales et de sons typiques de Bose.

Application

Remplaçant progressivement Bose Connect, l’application Bose devient le cerveau central de la plupart des produits de la marque : casques, barres de son, enceintes, que les produits soient connectés ou non.

Au travers du SoundLink Max, cette application se dévoile sans surprise, car elle se veut avant tout intuitive. Bose met vraiment l’accent sur la simplicité, mais au prix de réglages assez superficiels. On a uniquement droit à un égaliseur trois bandes, une assignation du bouton de raccourci (changement d’entrée ou association avec Spotify), ainsi que quelques options ergonomiques légères, sans plus.

l’audio

Très mystérieuse, voire secrète chez Bose, du moins quand on veut rentrer dans les détails, l’architecture sonore semble assez classique. De type stéréo, à projection sonore directionnelle, l’enceinte portable dispose selon Bose de trois transducteurs (deux woofers et un tweeter) associés à deux radiateurs passifs, visiblement placés sur les flancs ajourés.

Cette structure est appelée Articulated Array par Bose et s’écarte d’une conception classique par le fait qu’une partie du signal droit est réinjectée vers la gauche, et inversement afin d’améliorer visiblement l’effet stéréo. L’idée n’est pas nouvelle, mais reste toujours sujette à débat concernant la précision du message.

Premier point, et principal point fort des enceintes Bluetooth Bose, l’extension dans le bas du spectre est tout simplement prodigieuse. Les 50 Hz sont atteints, et cela se ressent assez facilement. La sensation de puissance et d’amplitude est là, très prononcée, assez impressionnante compte tenu des dimensions. De fait, Bose maîtrise son sujet à ce niveau, car il le fait avec une grande autorité. Sans être un caisson de basses, ce modèle est un bonheur pour ceux qui veulent les basses les plus profondes du genre.

Cela étant dit, l’enceinte souffre d’une accentuation un peu trop prononcée des basses vers les bas-médiums, accentuation qui se présente sous la forme d’un plateau. Certes, cette caractéristique distille un son très flatteur à l’oreille, mais au détriment de la précision générale. Les basses ne sont ainsi pas vraiment percutantes, ce qui est en partie imputable à l’utilisation de radiateurs passifs.

Surtout, l’ensemble déborde clairement dans les médiums, notamment sur les voix. C’est assez dommage, car le médium est assez maîtrisé, marqué par un certain équilibre et des nuances. En baissant les basses dans l’égaliseur, l’effet est partiellement corrigé, mais trois bandes, c’est trop peu pour un rendu vraiment satisfaisant.

Plus loin dans les aigus, Bose opte pour une autre de ses habitudes discutables : booster la brillance, ici à travers un second grand plateau (autour de 6 kHz-10 kHz). Ce réglage aère clairement l’écoute, mais au prix de quelques exagérations, de quelques excès, d’autant plus à fort volume. Selon les morceaux, on peut passer d’une sensation de clarté idéale à un rendu artificiel, trop démonstratif. De fait, Bose ne semble pas avoir une confiance totale dans la qualité des transducteurs embarqués. Ceux-ci ont clairement quelque chose dans le ventre, mais sont gênés par cette signature en U (accentuation des extrêmes) qui peut être trompeuse, tout en étant objectivement efficace à faible volume, mais vite excessive lorsqu’on monte en décibels.

Malgré ces critiques, le Bose dispose d’une base technique qui le démarque du lot. L’ensemble conserve une certaine polyvalence malgré ses excès. Le principal problème de Bose est de ne pas pouvoir surpasser, voire égaler, un JBL Xtreme 4 en général, malgré son excellent potentiel.

Concernant la spatialisation, tout est un peu à double tranchant du fait de l’organisation particulière (crossover des canaux) des enceintes. La scène stéréo profite largement du principe, puisque la représentation est particulièrement étendue sur les côtés, les effets horizontaux assez marqués. A l’inverse, la profondeur de la scène, ainsi que la séparation des différents instruments entre eux, sont un peu plus floues, moins précises. Le traitement sonore se veut plus démonstratif que réaliste, ce qui est efficace, mais imparfait.

Points forts

  • Énergie dans le bas du spectre.

  • Largeur de la scène sonore.

  • Bonne autonomie.

  • Connectivité (multipoint, Fast Pair, SimpleSync, AptX Adaptive).

  • Qualité de conception (châssis en acier, IP67, antichoc).

Points faibles

  • Basses trop accentuées, débordement dans les médiums.

  • Des sensations anormales.

  • Connexion non protégée.

  • Pas de microphones intégrés.

Conclusion

nous l'avons testé nous l'avons aimé
Marque mondiale

Comment fonctionne la notation ?

Complet, durable et surtout très performant, le Bose SoundLink Max a tout pour être l’enceinte portable par excellence. Mais les choix sonores de Bose, un peu trop exubérants, nuisent à la qualité technique de sa création. Un produit très agréable, mais qui laisse un goût d’inachevé.

 
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