Avec un cœur de BMW M3 – .

Avec un cœur de BMW M3 – .
Avec un cœur de BMW M3 – .

Il y a presque deux ans, nous testions la BMW Série 2 avec son moteur 20i. Aujourd’hui, nous passons aux choses sérieuses en testant la version la plus sportive, la BMW M2, disponible avec une boîte manuelle. De quoi nous mettre dans la peau d’un vrai pilote… Alors, plein gaz !

Essai BMW M2 : un look qui fait référence au passé

Avant de parler de cette BMW M2, rappelons l’histoire de BMW et, en particulier, de la BMW 2002 Turbo. Avec son profil tricorps hérité de la BMW Série 02, elle adopte un moteur turbo de 170 chevaux et marque l’histoire de l’automobile.

Après ce succès critique, la marque à l’hélice abandonne le nom de série 02 pour se concentrer sur son successeur, la BMW Série 3, nom de code E21 (connu sous le nom de les aficionados Ce n’est cependant qu’à partir de la deuxième génération (E30), dans les années 80, que BMW propose une version Sport automobile qui succédera véritablement à la BMW 2002 Turbo.

Cependant, comme la M3 grandira de génération en génération, il faudra attendre un certain temps avant de voir réapparaître dans la gamme un petit coupé sport au format tricorps. Rendez-vous a été pris en 2011, avec la BMW 1M Coupé puis avec la BMW M2 apparue en 2016 (avec une version CS fin 2019), elle-même remplacée par cette nouvelle BMW M2, dévoilée en 2023.

On peut noter que cette version définitive arbore un style plus affiné avec une calandre très géométrique et de larges prises d’air. Son pare-chocs arrière est également très proéminent !

C’est une question de goût, mais il faut reconnaître qu’il impressionne sur la route et fait tourner les têtes. De plus, notre modèle d’essai était orné d’une carrosserie couleur M Bleu Zandvoort très années soixante-dix et un toit en carbone coûtant 2 650 euros, qui contribuent à son image sportive.

Test BMW M2 : la sportivité, même dans l’habitacle

Comme la plupart des BMW Motorsport, cette BMW M2 reprend les codes stylistiques des dernières productions pour son intérieur. On retrouve ainsi la fameuse double dalle numérique qui est orientée vers le conducteur. Peut-être que les puristes auraient préféré des cadrans plus classiques, comme les générations précédentes… mais il faut savoir évoluer avec son temps.

La BMW M2 a su conserver une certaine sportivité à l’intérieur, notamment avec les sublimes sièges M Sport aux bordures couleur Motorsport et les inserts décoratifs M en fibre de carbone de notre modèle d’essai. Mais attention, il faudra débourser 1 000 euros pour profiter de ces deux éléments exclusifs.

Encore un petit clin d’oeil au département sport de la marque avec l’hélice, les panneaux de portes et les ceintures de sécurité qui arborent les couleurs M. Et comme tout BMW Motorsport, les deux boutons M1 et M2 au centre du volant permettent de configurer deux modes selon ses envies.

Test BMW M2 : on peut voyager à 4

Quand on parle de coupé sportif, on imagine que voyager à 4 peut s’avérer compliqué… et bien finalement, dans cette BMW M2, pas vraiment ! A l’avant, le conducteur et le passager bénéficient de sièges sport très bien conçus avec un bon maintien latéral.

À l’arrière, les passagers se sentiront plutôt bien. L’assise reste confortable et ils bénéficieront d’un bon espace pour les jambes. Malheureusement, et comme c’est souvent le cas, la place centrale est quasiment condamnée par le tunnel de transmission.

Au niveau du coffre, c’est aussi une assez belle surprise puisqu’il propose 283 litres. Bien sûr, il peut paraître petit sur le papier, mais il reste assez carré et il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un coupé sport compact. De quoi partir en vacances ou en week-end à deux sans aucun problème.

Essai BMW M2 : ça envoie et ça chante !

Cette nouvelle M2 récupère le fameux moteur six cylindres baptisé S58 de la BMW M3. Sa puissance a été légèrement dégonflée, pour atteindre 460 chevaux et un couple de 550 Nm. Elle est donc 10 chevaux supplémentaires plus puissante que la génération précédente M2 CS… et dispose de 90 ch de plus que la M2 « tout court » qu’elle remplace !

Mais ce moteur chante-t-il aussi bien qu’on pourrait le penser ? Oui! A la fois expressif et mélodieux, il a de quoi se faire entendre. Même si au démarrage, le son peut paraître contenu, c’est lorsque l’on monte dans les régimes que le timbre du moteur devient encore plus clair. Sans oublier qu’on l’entend encore plus en appuyant sur le bouton d’ouverture du volet d’échappement.

Ce qui fait l’originalité de cette BMW M2, c’est la possibilité d’avoir une boîte manuelle à six rapports, en option gratuite. Les puristes seront ravis, d’autant que le guidage est ferme et précis, notamment avec le levier court qui tombe sous la main. Le seul petit bémol est peut-être l’embrayage, un peu délicat à gérer et qui peut provoquer de légers à-coups (surtout sur les deux premiers rapports). Mais c’est plutôt logique vu le couple élevé dont dispose cette M2.

Essai BMW M2 : ludique !

Cette nouvelle BMW M2 est basée sur la plateforme de la BMW Série 4, et non de la Série 1. Ce qui en fait, bien sûr, une propulsion, mais qui implique aussi des dimensions accrues et une masse plus importante (environ 150 kg de plus sur la balance). Néanmoins, avec cette abondance de puissance, la M2 reste bien sûr très joueuse.

En effet, avec son empattement plus court par rapport à la Série 4 (100mm de moins), le train arrière de la BMW M2 peut avoir tendance à vouloir céder dans une conduite assez sportive. Cependant ne vous inquiétez pas, il faut quand même mettre beaucoup de pression sur la voiture avant de la sentir partir car en conduite normale, le train arrière reste vissé à la route.

Côté direction, alors que celle du coupé Série 2 est déjà très précise, on note que celle de la BMW M2 est encore plus précise. Passé entre les mains des magiciens du sport automobile, il rend le coupé sport encore plus facile à piloter dans les séquences de virages serrées.

Essai BMW M2 : des amis pour jouer ?

Évidemment, si l’on veut comparer cette BMW M2 à des concurrentes, il faut se tourner vers les sportives premium allemandes. On peut tout d’abord citer la Mercedes A45 4Matic+ S avec ses 421 chevaux. Cependant, même si son moteur 4 cylindres paraît tonitruant sur le papier, il n’a pas la mélodie du moteur 6 cylindres de la marque à l’hélice, sans oublier que la Mercedes est une quatre roues motrices.

En deuxième position, l’Audi RS3. Avec ses 400 chevaux issus du moteur 5 cylindres maison de la marque, elle n’est disponible qu’en stock. De plus, comme la Mercedes, elle n’est proposée qu’avec une transmission intégrale, contrairement à la BMW M2.

Essai BMW M2 : conclusion

Globalement, cette M2 a du caractère et le fait savoir, tant sur le plan esthétique que technique. Avec ses ailes surdimensionnées, son look très agressif et ses quatre sorties d’échappement, elle fait vite tourner les têtes. Avec son moteur six cylindres captivant, elle ravira les amateurs de sensations fortes, d’autant que son train arrière peut se montrer joueur.

Sa boîte manuelle à 6 rapports finira par combler les lacunes Ventilateurs. Un pur objet de plaisir (ou de désir), qui ne demande qu’à tendre les roues (ou les cylindres) sur la piste… Reste quand même un gros défaut : son prix. Il faudra débourser au minimum 81 000 euros pour acquérir ce jouet en déplacement et ajouter une pénalité de 60 000 euros.

Photo credits: Christian CONDÉ / Arnaud LESCURE / Nicolas MEUNIER

 
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