Sam Altman contraint de réagir après la fuite de documents sur le traitement des anciens employés d’OpenAI

Sam Altman contraint de réagir après la fuite de documents sur le traitement des anciens employés d’OpenAI
Sam Altman contraint de réagir après la fuite de documents sur le traitement des anciens employés d’OpenAI

Sam Altman a envoyé un message d’excuses sur X le 18 mai, destiné notamment aux anciens employés d’OpenAI. La veille, les médias américains Voix a révélé, pièces à l’appui, l’extrême sévérité des conditions de départ de l’entreprise, rares même pour la Silicon Valley. Un nouvel article publié aujourd’hui met en doute la sincérité du PDG.

OpenAI, pire (ancien) employeur de l’année

Les derniers jours ont été compliqués pour OpenAI. Ilya Sutskever, co-fondateur de l’organisation, responsable de la sécurité des modèles, a annoncé son départ à la mi-mai. Sa situation était compliquée depuis qu’il avait participé à l’éviction de Sam Altman en novembre, avant de faire marche arrière. Dans la foulée, Jan Leike, chercheur principal chez OpenAI, chargé d’assurer le développement de l’IA dans l’intérêt de l’humain, est également parti. Enfin, la sortie de GPT-4o a été ternie par l’accusation de vol de la voix de Scarlett Johansson. L’article de Voix arrivé au milieu.

Il est révélé que les employés souhaitant quitter l’entreprise doivent signer un accord de non-divulgation et de non-dénigrement (NDA) très strict et à vie. Dans certains cas au moins, les personnes concernées disposaient de 7 jours pour consulter et parapher la masse de documents juridiques. En cas de refus, voire de demande de report, les futurs ex-salariés risquaient d’être privés de leurs parts dans l’entreprise ou interdits de les revendre.

Avec une valorisation estimée à près de 100 milliards de dollars, des millions s’envolent. Il est classique dans la Silicon Valley que la rémunération classique dans une start-up soit doublée par un paiement en actions de l’entreprise. Il n’est d’ailleurs pas rare que ces actions finissent par s’imposer comme le principal revenu des salariés. Les clauses de non-divulgation sont également très répandues.

Cependant, cette forme de chantage OpenAI envers les salariés serait bien plus inhabituelle. Cela expliquerait le silence de nombreux ex, à qui il est interdit de révéler l’existence même des NDA. En tant que société privée non cotée, OpenAI conserve un certain contrôle sur les actions de ses salariés. Ils n’ont pas la même liberté d’en disposer que pour les actions traditionnelles.

Un repentir un peu tardif et une culture du secret aux conséquences inquiétantes

Sam Altman a fait amende honorable, reconnaissant l’existence de telles clauses que c’était une erreur et n’aurait jamais servi », c’est de ma faute et l’une des rares fois où j’ai été vraiment gêné de diriger OpenAI ; Je ne savais pas que cela se produisait et j’aurais dû « . En interne, Jason Kwon, directeur de la stratégie, a reconnu qu’ils existaient depuis 2019 et a assumé « avoir commis une faute « .

Ces réactions ont conduit à la publication d’un deuxième article par Voix, ce 23 mai. La journaliste à l’origine de ces révélations, Kelsey Piper, affiche son scepticisme quant à la sincérité du repentir et à l’ignorance affichée. Elle note que les signatures d’Altman et de Kwon apparaissent sur les documents de départ des salariés, y compris les clauses déjà révélées. Elle ajoute que Sam Altman a signé en avril 2023 un document relatif à la holding gérant le capital d’OpenAI lui accordant d’immenses pouvoirs sur les actions « données » aux salariés.

Selon le journaliste, ce manque de transparence dans la relation salarié-employeur interroge le rapport plus global d’OpenAI à la transparence. Comme son nom l’indique, l’entreprise, initialement à but non lucratif, avait pour objectif d’ouvrir son travail à tous. Ce n’est plus le cas. L’entreprise met en avant des raisons de sécurité.

Cette difficulté de transparence et d’éventuelles récriminations pose question alors qu’OpenAI travaille sur l’intelligence artificielle générale (AGI), supérieure à l’humain en tous points. Sam Altman est le premier à reconnaître que ces recherches et leurs grandes lignes soulèvent des questions légitimes de sécurité majeures. Face aux inquiétudes de la collectivité ou des élus, il plaide… la transparence.

Pour ses (ex)salariés, OpenAI s’est en tout cas engagé à supprimer les clauses de non-dénigrement. L’entreprise assure que cela s’applique pour l’avenir, mais aussi pour libérer ceux qui les ont déjà signés » Nous sommes extrêmement désolés de ne changer cette langue que maintenant ; cela ne reflète pas nos valeurs ni l’entreprise que nous voulons être « .

 
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