Avec TV+, Canal+ s’impose comme un point d’accès de référence au monde connecté

Cette offre d’entrée sur le marché destinée aux environnements connectés regroupe, par exemple 2€ par mois :

  • LE 25 chaînes nationales gratuites de la TNTainsi que 24 versions régionales de France 3,
  • 24 chaînes thématiquesdont quatre publiés par le groupe (Infosport+, Comédie+, Planète+ Aventure Et Olympie TV), deux de Mediawan (RTL9 Et Mangas) et un par Paramount (MTV) pour les plus notables,
  • Huit ” chaînes numériques » comparable aux chaînes FAST mono-IP dédiées aux formats du groupe (Clique TV, Jamel Comedy Club, Groland, les Deschiens, Les Nouveaux explorateurs, etc.)
  • Et ” l’accès à une sélection de contenus CANAL+ », dont les saisons 1 de la série Baron Noir Et Vice de Tokyole documentaire Intérieur sport dédié à Kylian Mbappé ou, bientôt, le spectacle Florence Foresti Garçons Garçons Garçons. Cette sélection, qui sera « enrichi chaque mois “, devrait s’ouvrir au sport. Par exemple, selon Le Figarolors de certains matches de la Ligue Europa.

Au total, TV+ affirme ainsi « plus de 80 chaînes de télévision en direct et en replay “, Et ” plus de 20 000 heures de contenu disponibles ».

TV+, déjà accessible à 95% des Français, et 73% via la télévision

L’abonnement donnera accès à un seul flux. Une option permettra, pour 2 € supplémentaires, de bénéficier d’un deuxième flux.

Briefing NPA : Le streaming bat son plein !

Du lancement de TF1+ le 8 janvier à celui de Max le 11 juin, l’arrivée de nouvelles plateformes et les évolutions majeures des acteurs clés (arrivée de la publicité dans Prime Video) se seront succédées à raison d’une par mois, soit presque , tout au long du premier semestre 2024. Le streaming est le facteur commun, et avec lui la recherche du modèle le plus adapté pour profiter du nouvel environnement CTV ; La montée en puissance des équipements OTT, l’intégration dans les usages de l’environnement connecté, la capacité à accroître la pénétration des offres payantes ou encore le niveau d’attente des nouveaux arrivants constituent des variables clés de la nouvelle équation.

En partenariat avec Médiamétrie, Philippe Bailly, fondateur de NPA Conseil, et Karl Fombuena, Co-Directeur du département Telcos-Media-Tech-Entertainment de Harris Interactive vous invitent Mercredi 29 mai, à 11hpour débriefer ce début d’année passionnant, en capitalisant sur les enseignements du Baromètre des Usages Audiovisuels qu’ils utilisent depuis 2020.

Inscription obligatoire en en cliquant sur ce lien

Au-delà, TV+ proposera une expérience utilisateur similaire à l’application myCanalau sein duquel il sera hébergé : recommencer (reprise des programmes en cours de diffusion), possibilité de téléchargement pour une visualisation hors ligne, multilive (permettant de suivre jusqu’à quatre programmes simultanément)…

A son lancement, TV+ est disponible sur téléphones intelligents et tablettes Android ou iOSsur ordinateurou via le boîte ou bâton de streaming Apple TV, Android TV, Fire TV, consoles de jeux PS4, PS5 et Xbox, ou Téléviseur intelligent LG (modèles commercialisés Depuis 2018), Hisense (depuis 2020) Et Samsung (de 2018 à 2023).

Sur cette base, le Baromètre NPA Conseil / Harris Interactive Audiovisual Equipment permet d’évaluer la part des Français pouvant y accéder sur un téléviseur à 73%, et à 95% si l’on inclut les autres écrans.

Moins de 6 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 1% des abonnés français

Cette forte répartition représente un pré-requis en vue de positionner Canal+ comme point d’accès de référence à l’univers connecté ; la disponibilité de la TNT, dans sa totalité, constituera un levier majeur pour TV+ au service de cette ambition ; ouverture sur l’univers payant (chaînes thématiques et sample des programmes Canal+) devrait l’aider à capitaliser, au-delà, sous forme de souscriptions aux offres du groupe.

Par eux-mêmes, les revenus générés par TV+ resteront en effet forcément limités : moins de 6 millions de chiffre d’affaires HT pour 1% des Français (environ 300 000 foyers) qui y souscriront. Ce sont donc les revenus de l’upsell qui donneront au service son sens économique, en favorisant une large pénétration grâce à son positionnement d’entrée sur le marché.

Alors que les chaînes (programmes linéaires et à la demande confondus) représentent globalement environ les trois quarts du temps passé devant la télévision, d’une part, et qu’un Français sur trois indique actuellement privilégier les équipements OTT pour accéder (Baromètre des usages audiovisuels) , il n’y en avait plus que 5 millions fin 2023 pour pouvoir retrouver l’ensemble La TNT en un seul point sur leurs smart TV (hors boîtier opérateur) : les « abonnés premium » de Canal+, via myCanal (environ 4,5 millions en prenant en compte les connectés à la TNT payante ou au satellite qui n’accèdent pas aux services OTT) et clients de Molotov (un peu plus de 400 000). Et la navigation entre les applications des groupes audiovisuels privés (MYTF1, 6Play, etc.) ne fournissait pas de « plan B » : en raison d’accords conclus avec les FAI, ces applications n’intégraient ni le signal linéaire ni le replay de leurs chaînes.

Un substitut à « l’application SIG » préconisée par Arcom ?

Mais 2024 a marqué un tournant : après renégociation de ces accords, TF1+ s’est lancé le 8 janvier en proposant le en direct et un catalogue BVoD intégrant du rattrapage de ses chaînes. M6+ a fait de même le 14 mai. Et, en attendant, LE projet de délibération publié le 8 février par l’Arcom préconisait – en apparente bonne entente avec la quasi-totalité des acteurs concernés – le lancement d’une application regroupant toutes les chaînes nationales gratuites de la TNT., ainsi que leurs plateformes respectives. Après le fin de la période de rester immobile de trois mois suivant la notification du texte à la Commission européenne, ce 21 mai, le projet pourra entrer dans sa phase de préparation opérationnellepour une arrivée effective dans les interfaces des télévisions connectées que l’Autorité, interrogée en février, n’envisageait pas avant début 2025.

En lançant TV+ ce 22 mai, Canal+ peut espérer tourner à son avantage la menace de perdre l’avantage distinctif qu’il co-détenait avec Molotov TV :

  • Siphonner, d’abord, une partie du fonds de commerce de ce dernier grâce à un prix nettement plus attractif (2 €, à comparer aux 6,99 € du bouquet Molotov TV le plus directement comparable : Molotov Extra, qui revendique « plus de 100 chaînes, TNT incluse » -, avec 4 flux simultanés c’est vrai) ;
  • Au-delà, rassembler un volume d’abonnés suffisant pour installer durablement TV+ dans l’environnement connecté et, pourquoi pas, convaincre les éditeurs de la TNT de la rejoindre en tant que « SIG App » en rééditant dans le monde OTT ce que le groupe avait réalisé il y a vingt ans avec l’offre satellite gratuite TNT Sat ;
  • Et, plus menaçant pour les FAI, apparaître comme une alternative acceptable à la « brique » TV des offres dites « 3P » des opérateurs, pour les ménages tentés de se contenter d’une connexion internet « sèche »avec le risque pour eux qu’une forme de « coupe de cordon » à la française, dont ils ont jusqu’à présent été largement préservés (plus des trois quarts des Français déclarent que leur accès à Internet inclut l’accès aux chaînes de télévision, selon le Baromètre des Usages Audiovisuels).

Pour transformer complètement l’essai, Canal+ devra encore optimiser la proportion de ses nouveaux clients TV+ qui opteront pour ses offres – réellement – ​​payantes.

Il appartiendra aux travaux d’échantillonnage annoncés d’y pourvoir, en combinant « l’effet vitrine » (montrer un match de Ligue Europa pour rappeler que Canal+ détient tous les droits de diffusion des coupes d’Europe par exemple) et frustration (pouvoir regarder la saison 1 de Vice de Tokyo sans accéder à la seconde est une illustration aboutie !).

Au-delà, Canal+ a commencé à déployer des offres permettant aux abonnés TV+ de monter en gamme progressivement, dont l’abonnement à la chaîne mère n’est pas un prérequis. Il leur est par exemple possible de souscrire directement depuis le service au Pass Divertissement qui regroupe une quarantaine de chaînes thématiques, pour un prix de 5 € par mois les 6 premiers mois (10 € ensuite).

D’autres pistes sont possibles, vers le développement d’une gamme complète d’offres plus accessibles dont TV+ pourrait être le parapluie. Propositions moins exhaustives que Canal+ Ciné Séries ou Canal+ Sport dans l’agrégation des plateformes de SVoD, ou mise en place de forfaits intégrant les versions « avec publicité » des streamers (alors que c’est toujours la version standard – sans publicité – de Max qui rejoindra Canal+ Ciné Séries le 11 juin). A titre purement hypothétique, une telle voie permettrait à Canal+ d’aborder le sujet de la monétisation par la publicité d’une partie de ses offres, dont la présence de 8 chaînes numériques (soit FAST) pourrait être un premier signal.

Dans son interview du 5 mai, Maxime Saada évoquait le lancement d’une nouvelle offre estivale. Promesse tenue ! N’excluons pas que d’autres évolutions surviennent d’ici la fin de l’année !

influence est heureux de partager avec vous la synthèse de Aperçu du NPA de la semaine et vous propose une offre exclusive en partenariat avec NPA Conseil : -30% sur « Insight NPA » cette semaine (soit 525 € au lieu de 750 €). Insight NPA est l’outil de veille et d’aide à la décision de référence pour les acteurs des marchés des Médias, des Télécoms et du Numérique.

Suite à votre achat, votre document pdf « Insight NPA » vous sera envoyé par e-mail dans un délai de 48 heures. Découvrez le résumé de la publication de cette semaine :

[ETUDE NPA] L’économie musicale de plus en plus autonome par rapport aux médias traditionnels

Le nombre d’abonnements aux services payants de streaming musical a franchi la barre des 500 millions dans le monde en 2023, selon le rapport annuel publié au début du printemps par l’IFPI.[1]. Au-delà de sa dimension symbolique, la figure témoigne de la manière dont le streaming… (lire la suite – consultation gratuite)

Image

Le streaming et les podcasts dominent l’écoute audio gratuite chez les moins de 35 ans aux États-Unis

Nielsen, en partenariat avec Edison Research, a lancé aux Etats-Unis « The Record », un nouvel outil trimestriel de mesure des audiences audio gratuites. Les adultes américains (18+) y consacrent un peu plus de 4 heures… (En savoir plus)

Image

Production audiovisuelle : coût horaire en hausse de 20 %. Fiction à plus de 1 M€ par heure

Dans son rapport annuel 2023 publié le 15 mai, le CNC publie dans un chapitre dédié ses premiers chiffres sur la production audiovisuelle aidée, soit les œuvres audiovisuelles ayant obtenu le soutien financier du CNC en 2023…(Lire la suite)

Image

Focus sur les nouvelles taxes audiovisuelles et cinématographiques alimentant le CNC

L’arrêté du 20 décembre 2023 créant le titre V du livre IV du Code des impôts sur les biens et services et portant diverses autres mesures d’enregistrement des mesures non fiscales a profondément modifié l’organisation des impôts… (lire la suite)

séparation

Pour acheter le « Insight NPA » de cette semaine, cliquez ici
Pour vous abonner et recevoir « Insight NPA » chaque semaine, cliquez ici.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV Ne manquez pas la souris Logitech MX Master 3S à 60% de réduction sur AliExpress
NEXT même sans Apple Intelligence, Safari gagne en performances